‹ L'ApollonideChapitre 40 sur 47 · TROISIÈME PARTIE J · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE J

Ils s'élancent l'un vers l'autre.

Ma mère !

KREOUSA.

Mon enfant! Oh! viens, que je te voie, Que je te serre enfin contre mon cœur charmé ! Et je voulais ta mort, ô mon fils bien aimé ! Malheureuse !

ION

O ma mère, est-ce toi que je presse Dans mes bras ? Parle, dis !

KREOUSA,

Oui ! Par mes pleurs d'ivresse, Par les Dieux, par l'Aithèr vaste et resplendissant, Après tant de longs jours j'ai retrouvé mon sang ! Tu vois ta mère, c'est ta mère qui t'embrasse !

ION

Loxias ! ô cher Dieu, salut ! Je te rends grâce, O Protecteur sacré de l'enfant orphelin !

KREOUSA.

Je ne languirai plus dans un morne déclin,

yi LAPOLLONIDE

Stérile, et gémissant sous le toit solitaire. La Race a refleuri des Enfants de la Terre, Et, fier, parmi les morts, de son jeune héritier, Erékhthée en mon fils revivra tout entier !

ION

Ma mère !

KREOUSA.

Mon enfant ! ô ma douce lumière, Charme et vivant reflet de mon aube première, Qui resplendis dans l'ombre où je me consumais, Rien, rien ne pourra plus nous séparer jamais.

Ils restent embrassés. Le chœur des femmes entre précipitamment.

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