TROISIÈME PARTIE
SCÈ^CE VII
ION, KREOUSA
KRÉOUSA.
Xouthos n'est rien pour toi, tu n'es pas né de lui.
ION
Que dis- tu ?
KREOUSA.
Le flambeau nuptial n'a pas lui Sur l'union fatale à qui tu dois la vie. Toi dont l'âme naissante, hélas ! me fut ravie, Sache enfin ce secret terrible et glorieux. C'est un plus noble sang, oui ! c'est le sang des Dieux Qui coule dans ta veine, ô mon enfant que j'aime, Et ton père immortel est Apollon lui-même !
y6 LAPOLLONIDE
ION
O ma mère ! ô destin de gloire et de douleur
Réjouis-toi, pour nous se lève un jour meilleur.
Que n'as-tu pas souffert ! Que de larmes versées !
Une lumière rose emplit peu à peu le Sanctuaire.
KREOUSA.
Tu me consoleras des angoisses passées,
O mon fils, et le Dieu de qui tu tiens le jour
A payé tous mes maux s'il me rend ton amour.
ION
STROPHE
Vois, mère ! Le Trépied fatidique se dore D'un étrange rayonnement ;