‹ L'ApollonideChapitre 43 sur 47 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Comme une large tleur où s'épanche l'aurore, Le Temple frémit doucement.

ANTISTROPHE

L'ambroisienne odeur des lys et de la myrrhe

Monte d'un invisible feu.

D'où vient cet air subtil et frais que je respire ?

Va-t-il nous apparaître un Dieu?

Les neuf Muses, vêtues de blanc, coiffées de mitres d'or et de couronnes de laurier, apparaissent, planant dans une nuée éclatante.

Qu'êtes-vous, ô formes sublimes ?

Spectres ou Déesses, parlez!

Montez-vous des sombres abîmes.' Venez-vous des cieux étoiles?

Le feu divin de vos prunelles Pénètre mon cœur transporté..

Que vous êtes grandes et belles !

Salut, pleines de majesté!

PREMIERE MUSE

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