‹ L'ApollonideChapitre 7 sur 47 · ION, KREOUSA, LE CHOEUR DES FEMMES · texte numérisé non relu

ION, KREOUSA, LE CHOEUR DES FEMMES

ION, à part.

Si j'en crois sa beauté que nulle autre n'égale,

Cette femme sans doute est de race royale.

Mais d'où viennent les pleurs qui tombent de ses yeux ?

KREOUSA.

O regrets ! ô douleurs ! Noirs attentats des Dieux !

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ION, de même.

Pourquoi ce morne ennui sur son visage auguste?

KRÉOUSA.

Se peut-il qu'un Dieu mente et qu'un Dieu soit injuste !

IÔN.

Devant la majesté du Temple et de l'Autel, Femme, ne parle pas ainsi d'un Immortel. Redoute qu'il t'entende et que la Pythonisse D'un oracle terrible et soudain te punisse. Puisse-t-elle plutôt, propice à tes douleurs, Promettre à ton beau front l'éclat des jours meilleurs Et répandre la paix dans ton âme irritée ! Ton nom?

KRÉOUSA.

Kréousa, Reine, et du sang d'Erékhthée.

IÔN.

Et ta ville?

KREOUSA.

Athèna, la cité de Pallas.

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