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parents dans cette manière de voir. Il arrive assez ordinairement que le début des accidents mastôïdiens coïncide dans une otite avec la brusque disparition de l’otorrhée, circonstance qui fortifie encore leur opinion, qu'un écoulement d'oreille doit être respecté.
C'est un fait dont nous avons eu maintes preuves à l'hôpital. Des parents, qui très régulièrement conduisent à l'hôpital leur enfant opéré d’un abcès mastoïdien et qui nous apprennent incidemment qu'un autre enfant est
atteint de suppuration d'oreille, sont profondément éton- .
nés lorsque nous leur conseillons de le faire soigner. Ils manquent rarement de nous demander si nous ne craignons pas dé provoquer des accidents semblables en tarissant l'écoulement ; et si, généralement, ils se rendent aux explications qu'on leur donne, il en est d’autres auxquels il est impossible de faire entendre raison.
Il nous a donc paru intéressant de savoir si l'apophyse mastoïde chez l'enfant (et par enfants nous entendons les sujets désignés comme tels dans les services hospitaliers, c’est-à-dire de la naissance à quinze ans) présentait des rap-
ports identiques à ceux de l'adulte. Nous avons pu cons-
| G Fr Le tater alors que ces rapports étaient, en général, subordonnés à l’âge et variaient avec le développement de
l’apophyse; que si le manuel opératoire restait le même
dans sa disposition générale, il élait nécessaire de con-
naître ces rapports pour éviter des accidents malheureux , . . 4 . .
au cours d’une intervention et la modifier suivant les * dispositions anatomiques en présence desquels on pouvait se trouver. Nos recherches ont porté sur un nombre considérable de pièces que nous avons rangées dans un ordre gradué; nous avons toujours examiné plusieurs pièces afin d'éviter autant que possible les causes d'erreur.