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C'est également dans l'enfance que l’otite moyenne a le plus de tendance à devenir chronique. Dans le premier âge, les enfants n’indiquent que très imparfaitement le siège de leur douleur ; ce n'est que par un examen méthodique qu’il est possible de la localiser. Les troubles généraux et la douleur produits par une otite survenant dans le cours d'une infection générale quelconque, seront, le plus souvent, imputés à la maladie même si l’on se contente d’un examen superficiel. Lorsque, le pus s'étant fait Jour, l'écoulement purulent s'établit, il est fréquent de voir, non seulement les parents, mais encore le médecin ne pas s’en préoccuper. Les douleurs ayant disparu, l’état général rédevenant satisfaisant, quelquefois même parfait, la famille (et nous parlons ici non pas uniquement de la clientèle hospitalière, mais aussi de la clientèle privée) aura toute tendance à respecter cet écoulement coïncidant avec la disparition brusque et complète de la douleur.’ A plus forte raison en sera-t-il ainsi lorsque l'enfant ne parle pas encore. L'adulte, au contraire, atteint d’otite aiguë se fait généralement soigner dès le début. des accidents: elle passe par suite beaucoup moins souvent à l’état chronique.
I faut noter enfin que l’otite moyenne, chez l'enfant, débute souvent insidieusement et que l'écoulement s’établit sans avoir été précédé de phénomènes douloureux appréciables. En général, les familles se préoccupent fort peu de ces otorrhées qu’elles croient salutaires et inoffensives. Qu'on examine les observations publiées et l’on verra que très rarement les malades opérés avaient été soignés antérieurement aux accidents pour lesquels ils étaient cenduits à l'hôpital.
Enfin les faits eux-mêmes semblent us confirmer les