ART1CE IX
Résumé de tout ce qui a été dit sur la prière.
La prière est le moyen efficace donné à l'homme pour faire descendre dans son faible cœur la grâce toute-puissante de Dieu. Elle est la condition essentielle de la "vie surnaturelle , et le moyen de salut le plus facile, le plus indispensable, le plus universel, le plus efficace. Par la prière , l'homme s'approche de Dieu, cl exerce en faveur de ses frères un apostolat utile et fécond en fruits excellents. En vertu des promesses qui lui ont été faites, la prière, revêtue des qualités nécessaires , jouit d'une efficacité sans bornes ; ses résultats sont infaillibles, et son action ne connaît guère d'autres limites que la bonté et la puissance infinies de Dieu. La malice d'une volonté obstinée dans le mal peut, il est vrai, dans certaines circonstances, rendre stériles les grâces les plus précieuses ; mais il n'en est pas moins certain
pf. la rnu ie.
que tes trésors célestes oui été ouverts II cette volonté criminelle par la clef de la prière. Kt si l'Ame fidèle »'t suppliante, qui s'intéresse au saint du pécheur, no se lasse pas de prier et d'espérer; si, par de généreux sacrifices, elle sail acheter el payer une conquête qui, flans 1rs desseins de Dieu, doit être quelquefois le pris d'une confiance héroïque, de la souffrance et du san^, il est difficile et presque impossible que tôt ou tard elle ne reçoiveia récompense de ses efforts persévérants. Les exceptions h cette règle ne seront jamais que des exceptions ; car la puissancede la prière est celle de la eliarité et de l'amour, et Vamour est fort comme la mort. Du reste, le grand jour, qui révélera le mystère
des divines justices révélera aussi les secrets
desdivines miséricordes et les miracles de grâce obtenus par des prières auxquelles Dieu avait semblé sourd. Alors surtout Dieu justifiera la vérité de ses promesses, et triomphera des injustes accusations de la défiance (1).
Attendons ce jour avec patience, et en attendant prions et espérons. Que depuis l'aurore jusqu'à I" nuit, Israël espère dans le Seigneur; car au miséri~ corde est sans bornes, et le prix qu'il a donné pour notre rachat est surabondant (Si.
(I) Utjustificeris inserironinns tui?. "t vincascum jn»licaiï.«.