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CHAPITRE PREMIER

Avantagea Individuel* do l'Apostolat de la I»riôre

Ces avantages sont de. plus d'une sorte : ce sont d'abord les mérites que I' kpostolal nous procure, soit eu multipliant nos bonnes œuvres, soit en donnant a chacune d'entre elles une plus grande \aleui ; ce sont, en second lieu, (es satisfactions qu'il nousmel en état d'offrir à la justice divine pour nos fautes, et par conséquent la vertu qu'il a de nous délivrer des peines de l'antre \ie; c'est, en troisième lieu, sa vertu d'iu )>< haiKui, c'est-à-dire, la puissance qu'il noiiscoinuiuuique sur le Cœur deDieu, pourohtenir tout ce que nous demanderons dans nos intérêts; c'est enfin la force et la paix qu'il répand dans les âmes, en les délivrant des plus cruelles tortures intérieures. Quelques rapides développements vont nous suffire pour toucher au doigt la réalité de ces différents avantages, et pour en apprécier la valeur.

ARTICLE PREMIER

L'Apostolat de la Prière, source abondante de mérites.

Les mérites sont la richesse et comme le capital spirituel du chrétien. On peut leur appliquer avec

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une parfaite justesse la définition que les économistes donnent du capital, à savoir que c'est l'excédantde la production sur la consommation, employé à une production plus étendue. De même, en effet, que le 'capital d'un négociant s'accroît de toute la partie de ses gains dont il renonce à jouir, et qu'il emploie à faire des gains pins considérables, ainsi le chrétien, dont toutes les œuvres sont productives d'une gloire divine, renonce à jouir de cette gloire tant qu'il est sur la terre, et ne se sert de ses gains que pourse rendre capabledegagnerdavantage. Demôme encore que l'or et l'argent qu'on possède dans des coffres ne procurent aucune jouissance présente, et tirent tout leurprix des biens contre lesquels ils peuvent être échangés, ainsi les mérites que le chrétien acquiert par ses bonnes œuvres paraissent inutiles ici-bas; leur valeur ne sera comprise que lorsqu'ils seront échangés contre autant de degrés d'éternelle félicité.

Le mérite est donc le droit au bonheur, à la gloire môme de Dieu, le titre à un partage plus ou moins abondant île l'héritage céleste Or, comme cet h$~ rita^d n'esl pas autre chose que la plénitudedo In vie .!; i i ■ de Jésus-C irist, q ij nous csl communiquée sur cette terre par la grâce sancUiiaule, i; >ïns;iit que chacun des actes, faits par le chrétien sous l'influence de cette grâce, lui confère un droit à la possession de la gloire de son divin Chef, et par conséquent est un acte méritoire.

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Ce ne "-«Hit donc pas seulcmenl les actes de charité parfaite fi les grands sacrifices, effets d'une v< i tu héroïque, qui sont doués de cette merveilleuse fécondité; ce sonl encore tous les actes du chrétien en étal de grâce, cl agissanl sous l'impulsion d'un motif surnaturel; toutes les œuvres, même les plus indifférentes, unies par l'intention aux œuvres de Jésus-Christ; toutes les souffrances, toutes 1rs actions, toutes les paroles, toutes les pensées d'une journée, offertes à Dieu, dès le matin, par un acte fervent qui n'aura pas été ensuite rétracté, (mi, toutes et chacune de ces pensées, de ces paroles, de ces actions, de ers souffrances, hormis celles que l'amour-propre aurait souillées de son venin, portent infailliblement un fruit infiniment plus précieux que tous les avantages créés imaginables, puisque c'est un fruit divin et éternel, un degré de la félicité de Dieu même, dont l'Ame jouira pendant les sièclesdes siècles. Bien plus, les œuvres mêmes où se mêlerait avec plus ou moins de délibération l'influence de l'amonr-propre, ne sont pas pour cela totalement privées de mérite, à moins que ce venin n'en infecte la racine elle-même, en excluant de la volonté toute intention louable.

Et ce qu'il y a de pins admirable et de plus consolant, c'est que le mérite, une fois acquis, ne saurait plus être perdu que par le pèche mortel. Les négligences, la tiédeur, les fautes vénielles, même les pins délibérées, ne sauraient priver l'âme du

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moindre degré de mérite, acquis par ses bonnes œuvres précédentes. Ce capital, s'il n'est pas entièrement détruit, ne saurait être diminué, et ne peut même qu'aller en augmentant; car il est impossible

que l'âme la plus tiède, tant qu'elle demeure en état de grâce, ne fasse pas de temps en temps quelque acte surnaturel.

Enfin le comble de la merveille, c'est que le péché mortel lui-même ne détruit pas tellement le mérite, qu'il lui ôte le pouvoir de renaître, aussitôt que le pécheur reviendra à Dieu par la pénitence. Car, par un miracle de la bonté divine qui n'est pas assez connu et assez admiré des chrétiens, cette pénitence, qui anéantit si parfaitement le péché qu'aucun péché subséquent ne pourra le faire revivre, a le pouvoir de faire revivre tous les mérites qu'une faute grave avait frappés de mort; de sorte que le plus grand criminel qui se tourne vers Dieu par un acte de contrition sincère, recouvre immédiatement les mérites de toutes les bonnes œuvres accomplies et de tous les sacrements reçus dans le courant de sa vie, augmentés du mérite de l'acte de contrition qu'il vient de faire.

Voilà ce que les Docteurs les plus accrédités dans l'Eglise enseignent au sujet du mérite.

Mais, si tous lesactes surnaturels faits parle chrétien en état de grâce sont méritoires, il s'en faut bien qu'ils le soient tous au même degré. Il peut v avoir entre eux des différences infinies. SaintLouis

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de Gronzague, à Tige de 23 ; 1 1 1 -^ , a va il acquis une somme de mérites si grande, que sainte Magdeleine de Pazzi le vit, après sa mort, brillant d'un tel éclat, parmi les autres saints, qu'elle n'aurait j imais cru, disait-elle, qu'il \ eût autant de gloire au ciel. Comment, en m peu de temps, avait-il pu amasser tant de trésors? Y a-t-il donc dans la vie spirituelle quelque secret pour l'aire une rapide Fortune, el pour retirer de ses moindres œuvres les plus gros intérêts! Oui, sans doute, ce secrel existe; et l'Apostolat de la Prière nous en fournit une des applications les plus faciles el les plus avantageuses.

Deux causes contribuent à augmenter le mérite d'une œuvre : la perfection du motif et la ferveurde la volonté.

Ainsi, une œuvre faiteen vue de l'avantage que nous espérons en retirer pour nous-mêmes sera beaucoup moins méritoire qu'une œuvre, peut-être beaucoup moins pénible, faite uniquement en vue de la bonté de Dieu. Car, avons-nous dit, la grâce sanctifiante, ou, ce qui revient au même, la charité est la source du mérite; et nos œuvres seront d'autant plus méritoire-, qu'elles auront un rapport plus immédiat avec cette royale vertu. Donc, bien que la charité influe sur toutes les actions et les pensées surnaturelles d'une âme en état de grâce, eette influence l'emportera dé beaucoup dans les actes qui n'ont d'autre motif que son motif propre, c'est-à-dire la divine bonté. D'ailleurs, n'est-il pas manifeste que nos actes doi-

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vent être d'autant plus mêriloires, qu'ils seront plus divins et plus semblables à ceux de Dieu lui-même et de Jésus-Christ, notre image et notre modèle? Or, la vie de Dieu, cVst l'amour de son infinie bonté. « Dieu est charité, nous dit saint Jean, et celui qui » demeure dans la charité demeure en Dieu, comme » Dieu demeure en lui (I).» C'est aussi de l'amour de la gloire divine que Jésus-Christ a vécu ; cet amour était sa nourriture, sa force, son repos, sa consolation. Cela étant, il est manifeste qu'il n'est guère de moyen plus puissant pour accroître rapidement nos mérites que l'Apostolat de la Prière sérieusement pratiqué.

Une tait-il en effet? 11 place devant nos yeux ce môme motif, le plus parfait de tous ; le motif de la gloire de Dieu, ohjet unique de sa volonté souveraine et de toutes les amhitions de Jésus-Christ. Jl nous pousse à nous oublier nous-mêmes, pour ne nous occuperquede ce grand intérêt, nous employer de toutes nos forces à l'avancer, lui consacrer toute notre iniluence et toute l'ardeur de nos désirs. 11 tend à animer toutes nosactions, toutes nos prières, toutes les palpitations de notre cœur et toutes les respirations de notre poitrine, absolument toute notre vie, de cette sublime intention. Et dèe lors , quand même il n'ajouterait à nos œuvres ordinaires ni une action, ni un sacrifice, ni une prière de plus,

(1) Deus chantas est, etquimanetin charitate, in Deo manet et Deus in eo. I Joan. vi, 16.

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l'Apostolat d< la Prière accroît singulièrement le mérite de chacune de mis journées el de chacun des instants de notre existence.

Comme ce point est d'une importance capitale dans la \i<' spirituelle, ne craignons pas de lui donner quelques développements.

Dans L'accomplissement de nos œuvres surnaturelles nous pouvons rechercher trois -fines de bien : la gloire dl- Dieu, notre propre avantage spirituel, et l'avantage du prochain. Cependant ces trois lins ne constituent pas trois motifs différents. Il n'j a dans Tord n- surnaturel que deux genres de motifs, et il n'j a par conséquent que deux genres d'amour que la théologie nomme amour de concupiscence et amour <h bienveillance. Par le premier, nous recherchons avant tout notre propre bonheur, et comme nous savons quenous ne pouvons trouver ce bonheur qu'en Dieu, nous nous déterminons à nous attacher à lui. Par !«• second, an contraire, nous recherchons avant tout la gloire de Dieu; nous nous attachons à lui, à cause de son infinie amabilité, et nous lui rapportons tout, même le bonheur qu'il nous promet.

Ainsi l'amour de concupiscence est l'amour de nous -mêmes en Dieu et de Dieu àeausedenous; c'est l'amour-propre surnaturel. L'amour de bienveillance au contraire, c'est l'amourde Dieu pour lui-même et de nous à cause de lui; c'est la charité pure, l'amour divin par excellence.

Tels sont les deux mobiles de toutes nos tendances

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el en quelque sorte les deux racines de nos amours surnaturels; l'amour de nos semblables peut naître de l'une ou de l'autre de ees racines. Aimer nos semblables purement pour eux-mêmes, au moins d'un amour efficace, n'est pas possible : de deux cboses l'une, oubien nous les aimons en Dieu, notre commun Père, ou bien nous nous aimerons en eux ; si c'est en Dieu que nous les aimons, nous les aimerons tous sans exception, puisqu'ils sont tous créés à son image, tous destinés à le posséder avec nous. En lui et en lui seul tous les hommes, quelque éloignés qu'ils puissent être de nous parleur naissance, leurs mœurs ou leurs intérêts, deviennent notre prochain. Si au contraire nous nous aimons en eux, nous n'aimerons que ceux dont nous sommes aimés et dont la société nous procure quelque avantage. Ce second amour de nos semblables peut bien être surnaturel, puisque les avantages que nous recherchons dans leur société peuvent appartenir à l'ordre surnaturel; mais il participe à toutes les imperfections de l'amour de concupiscence, et les actes qu'il nous l'ait faire n'ont qu'un mérite bien inférieur. Au contraire l'amour de tous les hommes en Dieu ne diffère en rien de l'amour de Dieu même : l'amour de Dieu, c'est la charité considérée dans son centre; l'amour du prochain en Dieu, c'est cette même charité considérée dans son expansion infinie. Le motif est le même, et le mérite par conséquent est égal. Les séparer est chose impossible. Comment en effet aimer Dieu sans

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aimer loul ce qu'il aime '.' Si nous le reconnaissons pour notre l'ère, il es) impossible que nous ne reconnaissions pas tous ses enfants comme |nos frères, el que nous n'étendions pas jusqu'à eui l'afTi ction que nous avons pour lui. Si nous sommes pleinement dévoués à s. ^ intérêts, nuis ne saurions être indifférents aux destinées des âmes dont le salut osl inséparable de la divine gloire; au contraire notre zèle pour celles -là sera la mesure exacte de notre dévouement pour celle-ci.

La divine charité est douée d'un double mouvement qui fait sa vie. Gomme le cœur humain, qui est son symbole le plus parfait dans l'ordre matériel, elle a un mouvemenl de contraction et un mouvementde dilatation. Elle va sans cesse de Dieu aux âmes etdes .unes à Dieu. Elle ne s'unit plus entièrement à la bonté divine, qui est son centre, que pour se livrer plus complètement aux œuvres de zèle, qui lui fournissent sun aliment. A défaut de travaux extérieurs, elle saura trouver à l'intérieur, dans la prière, un exercice également efficace; mais il lui est aussi im- DOSSible d'oublier lésâmes que d'oublier Dieu.

Il est donc manifeste que L'Apostolat de la Prière, en mettant continuellement sous les yeux des chrétiens les immenses besoins des âmes, et en les excitanl a se dévouera leur sanctification, tend à développer en eux la charité, et à donner par conséquente toutes leurs œuvres le mérite suréminentqui accompagne le partait exercice de cette vertu.

Et qu'on ne pense pas qu'en étendant ainsi nos vues, ii puisse rendre moins efficace le désir de noire propre sanctification, ou affaiblir l'amour que nous devons à ceux qui nous tiennent de plus près. Loin de nous aimer moins, lorsque nous n )us aimons pour Dieu, nous nous aimons au contraire beaucoup mieux et beaucoup plus. La charité qui étouffe dès qu'on la restreint, gagne en intensité tout ce qu'elle gagne en étendue. Qui donc désira jamaisplus ardemment le bonheur que le Cœur de Jésus? Essentiel à toute volonté raisonnable, ce désir est en lui proportionné à l'immense énergie de ses facultés. Quel cœur aussi fut plus tendre, plus reconnaissant, plus dévoué que le sien ? En lui pourtant ces affections si vraies, et ce désir de bonheur si ardent, étaient subordonnés à un amour plus puissant encore, à l'amour delà divinebonté, en vue de laquelleil aimait tous les hommes. Mais, bien loin que cette subordination ôlàt à ces sentiments quelque chose de leur vivacité, elle leur donnait au contraire une force égale à leur pureté, puisqu'elle les embrasait de tous les feux que le Cœur de Jésus puisait sans cesse dans le brasier de l'amour divin.

L Apostolat de la Prière produira dans notrecœur un effet tout semblable. Il donnera à toutes les affections et par conséquent à toutes nos œuvres, qui sont la traduction extérieure de nos affections intimes, la force, la pureté et le mérite delà divine. charité. 11 fera plus encore : il donnera à notre charité

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une garantie précieuse, el la préservera d'une illusioiHjui rt'ot <|iif irop (acil '. Quand on ne voil Dieu qu'en soi-même, on est grandement exposé a ]<• considérer par rapport à soi, et à rechercher, presque <i son insu, dans la charité qu'on croit la plus pure, les douceurs <'t les avantages qu'elle apporte avec elle. L'Apostolat de la Prière rend cette illusion presque impossible ; il nous contraint à sortir <l<intiis el à aimer Dieu hors de nous. Il renverse sans cesse les bai i Ières qui rétréciraient notre charité, el qui diminueraient* le mérite il»- nos œuvres en souillant la pureté <1<' nos intentions

Il augmente encore ce mérite d'une autre manière ; car la pureté de l'intention n'en est pas la seule mesure. Après la perfection <lu motif, il faut tenir compte de la ici m m- de la volonté. De deux actes parfaitement semblables en tout le reste, l'un peut rire fait avec une intensité d'amour, un effort de volonté beaucoup plus grand que l'autre; et le bon sens s'accorde avec la théologie pour dire que celui-là sera beaucoup plus méritoire. .Mais le bon sens dit aussi que la volonté sera d'autant plus stimulée à déployer toute son énergie, qu'elle poursuivra un but plus noble et plus pressant. Quand est-ce que le soldat se sent animé du plus indomptable courage, quand est-ce qu'il est saisi de cette généreuse ivresse qui le rend avçugle au danger, insensible aux blessures, capable d'efforts surhumains? N'est-ce pas lorsqu'il n'est ipi*;'i deux doigts du rempart, el qu'il n'y a plus

pour lui d'autre alternative qu'une mort certaine ou une victoire glorieuse? Or, ce but est-il comparable à celui que l'Apostolat de la Prière nous rend sans cesse présent? A chaque instant, il nous montre les âmes de nos frères, les membres de Jésus-Christ, qui se perdent, tandis que nous pourrions les sauver. Quel est le chrétien qui, voyant un de ses frères tomber dans un abîme, ne ferait pas un effort pour le sauver? C'est le spectacle que l'Apostolat nous remet continuellement sous les yeux. De quel courage, de quelle ardeur, de quelle générosité, ce spectacle ne doit-il pas nous animer? Avec quelle ferveur ne ferons-nous pas chacune des œuvres qui peuvent contribuer au salut de nos frères ? Quel mérite, par conséquent, ces œuvre? n'acquerront-elles pas ?

Ajoutons que si nous nous pénétrons de ces grandes pensées, nous ne nous contenterons pas des oeuvres et des prières que nous aurions faites d'ailleurs. Nous aurons une activité semblable à celle qu'on déploie dans les grands dangers. Qu'il survienne une terrible inondation ou un vaste incendie, l'homme le plus lent et le plus indécis devient prompt et déterminé : alors on vit plus en une heure qu'en un jour entier de circonstances ordinaires. C'est ce qui explique la rapidité avec laquelle ont vécu les Saints, et lepouvoirqu'ilsont eu derenfermerde longues années dans l'espace d'une courte existence (1 ). Nous les imiterons, dès que nous com-

;i) Consummatusinbrevi, explevittempora multa. Sap. iv,13.

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