‹ L'apostolat de la priereChapitre 70 sur 84 · CHAPITRE DEI MEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEI MEME

Oi'km iiIhii t i"ii ••<* IMptiKl oint <l«' li< l'i Ici r.

Nous avons tenu la première partie de l'eng meut que nous axions pris envers dos lecteurs. Nous n'avons imposé aux aines généreuses qui embrasseront l'Àpostolal de la Prière aucune pratique nouvelle, et pourtant nous leur avons fourni le moyen 'I exercer suis relâche i et apostolat, et <lo donner à tous 1rs instants de leur vie le mérite excellent qui appartient en propre aux œuvres apostoliques.

11 nous reste maintenant à accomplir la seconde partie de notre promesse, età organiser l'Apostolat de manière à ce que le lien qui en unira les différentes paities ne puisse gêner en aucune manière la liberté des Associations par lesquelles il sera adopté. Cette condition est de la plus haute importance, et nous ne craignons pas de dire quele succès de notre œuvre en dépend.

C'est, en effet, parmi les âmes d'élite, qui composent les diverses Associations pieuses, que la prière devra trouver ses apôtres les plus dévoués. C'est là que les grandes pensées, que l'Apostolat est destiné à rappeler sans cesse aux chrétiens, seront le mieux comprises et embrassées avec le plus d'ardeur. ïl ne

TiS I APOSTOLAT

saurait donc remplir sa mission, qu'autant qu'il sera organisé de manière à pouvoir servir de lien entreces institutions, créées dansdes butsdilïérents, et le faire concourir, par des efforts plus actifs cl

mieux concertés, au but souverain que la Providence poursuit dans le monde. Mais il est facile de comprendre qu'il eût trouvé d'autant plus de difficulté à s'adapter aux fermes de ces institutions, que son organisation aurait été plus complète en elle-même. On doit donc s'attendre à trouver cette organisation très-peu compliquée, et en un sens très-imparfaite ; ici une trop grande perfection eût été un vrai défaut.

D'un autre côté, elle ne devait pas être tellement insuffisante, qu'elle ne pût unir et faire concourir à l'œuvre commune les personnes pieuses qui ne sont unies par aucun autre lien.

11 y avait entre ces deux inconvénients opposés un milieu assez difficile à tenir. Pour le déterminer avec exactitude, l'expérience devait être consultée plus encore que la spéculation. Aussi est-ce surtout d'après ses données qu'ont été tracées les règles suivantes, sanctionnées par l'autorité de Mgr l'Evêque du Puy.

Article 1er. — L'Apostolat de la Prière n'est ni une Congrégation, ni une Confrérie proprement dite, mais une ligue de zèle et de prières, dans laquelle sont invités à s'enrôler tous les chrétiens qui prennent à cœur les intérêts de Dieu et de la sainte

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Eglise. Pas plus que ['Association delà Propagation Foi, <Ii >n t elle est l'auxiliaire, cette œuvre n'est assujétie aux foi malités requises pour L'établissement des Confréries.

Akt. 2. — La Beule condition imposée aux Assopour jouir des avantages accordés à l'Apostolat de la Prière par le Siège Apostolique, est de B'approprier les intérêts du Sacré-Cœur de Jésus, en offrant, au moins une rois par jour, les prières, les œuvres et les souffrances de la journée pour les intentions pour lesquelles ce divin Cœur prie et s'immole sans cesse, et en particulier pour certaines intentions plus pressantes recommandées par le Directeur de l'Association. On laissera à la sagesse et au zèle des Directeurs locaux le soin de déterminer les pratiques particulières qui leur paraîtront devoir rendre le but de l'œuvre plus accessible à chaque classe d'Associés.

Ain. 3. — Les Communautés religieuses devant fournir à l'Apostolat de la Prière ses membres les plus fervents, sont spécialement invitées à s'y agréger. Cette agrégation peut se faire collectivement, par un diplôme envoyé par le Directeur de l'Apostolat, et par l'inscription delà Communauté agrégée sur le registre général de l'œuvre. Les Communautés mêmes auxquelles leur règle ne permet pas d'entrer dans les Confréries dont les pratiques risqueraient de leur devenir onéreuses pourront sans diliculté être admises dans cette ligue de prières, qui

35R l'aposto: u

ne leur impose d'autres obligations que d'unir leurs intentions à celles du Cœur de Jésus.

Art. 4. — Los congrégations, confréries et associations de piété, les séminaires, pensionnats, hospices, et môme les paroisses entières pourront également être agrégées collectivement à l'Apostolat; mais chacun des membres de ces différentes institutions qui voudra participer aux avantages de l'œuvre devra recevoir un billet d'agrégation ; et, dans ce cas, il continuera à faire partie de l'Apostolat, alors même qu'il viendrait h sortir des maisons ou paroisses au sein desquelles il avait été agrégé.

Art. o — Dans toutes les paroisses et dans toutes les Communautés agrégées à l'Apostolat, on pourra ouvrir un registre pour y inscrire même les personnes étrangères qui désireraient faire partie de l'Apostolat, et auxquelles on donnera en les inscrivant un billet d'agrégation. Les zélateurs et zélatrices de l'Association pourront également livrer de ces billets; et ils auront soin de faire inscrire les personnes qui les ont reçues dans un des registres dont il vient d'être question. Mais il ne sera pas nécessaire d'inscrire nominativement les membresdes Communautés religieuses, inscrites collectivement sur le registre général de l'œuvre.

Art. 6 — Le Directeur de l'Association, nommé par Monseigneur l'Evèque du Puy, aura seul le pouvoir d'émettre des billets d'agrégation et d'autoriser les Directeurs d'en émettre en son nom un nombre déterminé.

M. I À l'KIKKK

<»n le \iiit : rien de plus simple que celte organisation. Il suffit de l.i comprendre pour saisir la différence qui distingue l'Apostolal de la Prière des autres associations. Loin de chercher à se substituer - dernières, ou à marcher parallèlement avec elles, au risque de 1rs entraver, l'Apostolal n'aspire qu'à tes animer du plus pur esprit du christianisme. CYsi une grande ligue, dans laquelle s'enrôlent en masse, el sans rien changer à leur organisation, les sociétés pieuses déjà établies dans le sein de l'Eglise. Chacune de ces sociétés continue à poursuivre son but propre, et en entrant dans l'Apostolal. elle ne se charge d'aucune pratique nouvelle: mais en dirigeant vers les intentions de l'Apostolat, c'est-àdire vers les intentions même du Cœur de Jésus, les œuvres propres de leur vocation, les membres de ces différentes sociétés concourent très-puissamment à un même but , qui est le but suprême de l'Eglise, le complet avènement du règne de Jésus- Christ sur la terre.

La communion des Saints unissait déjà ensemble ces diverses sociétés; l'Apostolat tle la Prière rendra leur union plus étroite encore. Leurs œuvres nouaient déjà servir au triomphe de l'Eglise, mais elles \ contribueront plus puissamment encore lorsqu'elles seront expressément accomplies dans celle . intention. Et, en devenant plus propres à atteindre ce grand but, ces œuvres seront plus propres également à atteindre le but particulier de chacune des sociétés enrôlées dans l' Apostolat.

360 LA.POSTOI.AT

Tel est donc le résultat de l'adoption de l'Apostolat de la Prière par une Communauté. Aucune charge nouvelle ; mais au contraire beaucoup de mérites nouveaux, des motifs plus excellents, une nouvelle facilité pour accomplir les devoirs les plus pénibles , une plus étroite union avec toutes les âmes dévouées au Cœur de Jésus , une plus grande puissance pour coopérer aux desseins de ce divin Cœur.

Et pour acquérir ces avantages précieux , quelles sont les formalités à remplir? Une seule: demander un diplôme d'agrégation 1). Toutes les Communautés auxquelles ce diplôme a été délivré ne jouissent pas seulement de tous les privilèges de l'Apostolat , mais elles deviennent pour cette sainte ligue autant de centres d'enrôlement. On peut, sans qu'il soit besoin pour cela d'une autorisation spéciale , y ouvrir un registre , dans lequel on inscrit le nom des personnes, même étrangères à

(1) Ces diplômes, aussi bien que les billets d'agrégation , sont fournis gratuitement, à la seule condition d'acquitter les frais de port. Le Directeur de l'Association autorise volontiers les Directeurs locaux, qui peuvent se procurer pour cela des ressources suffisantes, à faire imprimer des billets d'agrégation. Il suffit qu'ils lui fassent connaître le nombre de ces billets qu'ils jugent nécessaire. Si on ne lui venait pas ainsi en aide, il deviendrait de plus en plus difficile au Directeur général de satisfaire aux exigences que loi impose la propagation si rapide de l'œuvre.

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oimunanté . qui désirent être - i l'A-

postolat, un donne à » liacune de ers persoui billet d'agrégation qui leur (ail connaître la nature et les avantagea de l'œuvre. Chacune d'elles peut inscrire s. m nom su/ son billet, et choisir ellemême lf jour où elle désire gagner l'indulgence plénière accordée p< ur le jour de l'agrégation^

Ce que l'on vient de dire des Communautés s'.ipplique égalemenl aux Congrégations, Confréries, Séminaires, Pensionnats, el même aux paroisses entières. Il j a pourtant uue différence, qui résulte de la nature de ers diverses institutions. Les membres des Communautés religieuses étant unis en-* semble par un lien | lus intime ri plus stable tout à la fois, sont dispensés de ta formalité de l'inscription; et, quoique le billet d'agrégation puisse leur être utile, il n'est pourtant p;is nécessaire; l'inscription collective de la Communauté sulïi1 pour les faire participer à tous les avantages de l'œuvre, .Mais pour les aulns Associations dont les membres ne sont pas, les uns a l'égard dis autres, dans la même dépendance . il est indispensable que chacun de ceux qui veulent participer aux privilèges de l'Apostolat se fasse inscrire et reçoive son billet.

Par le fait même de l'agrégation à l'Apostolat de la Prière des diverses Communautés ou Associations pieuses, les Supérieurs de ces Sociétés sont constitués zélateurs de l'œuvre. Rien n'empêche qu'ils ne se tassent aider par un on plusieurs membres do

leur Communauté, auxquels un diplôme de zélateur ou de zélatrice sera délivré sur leur demande. Des diplômes semblables seront également envoyés aux personnes indépendantes qui auront donné des gages de leur dévouement aux intérêts du Gœrir de Jésus , et de leur zèle pour la propagation de l'Apostolat. La fonction de ces zélateurs consistera à recruter de nouveaux Associés , auxquels ils donneront des billets d'agrégation, et dont ils prendront les noms pour les faire inscrire sur un des registres de l'œuvre. Ils s'occuperont aussi de recueillir les abonnements au Messager du Sacré-Cœur. Enfin ils travailleront de toutes leurs forces , comme il sera dit plus bas, à accomplir en eux-mêmes et dans les autres les desseins du Cœur de Jésus.

Il serait à désirer que dans ebaque diocèse il y eût un zélateur principal qui se chargeât de correspondre avec le Directeur de l'Association, et de donner aux zélateurs locaux une impulsion commune. Que le Cœur de Jésus continue de bénir cette œuvre comme il l'a fait jusqu'à ce jour, et il sera facile de donner à son organisation ce complément si désirable.

Ce qui précède suffit pour faire connaître cette organisation dans son ensemble, et pour en faire saisir les points essentiels. Nous allons maintenant exposer les moyens qui peuvent être adoptés dans les différentes conditions particulières pour rendre cette organisation plus efficace.

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Mais avant totii nous allons foire connaître le lien général qui doit unir ensemble tontes les branchés <1<- l'Association.

ARTICLE PREMIER PftBMIl R MOISM D'ORGANISATION

/., :/r>v,i:;r/- <lv Sacrt-C" ur.

Tniii le fruit de l'Apostolat de la Prière dépend de l'esprit de zèle qui doit animer ses membres, et étendre son influence sur leurs deurres de piété, de pénitence el de charité, c'est-à-dire sur tous leurs rapports avec Dieu, avec le prochain el avec euxmêmes. Ce fruit sera (loue d'autant plus grand et d'autant plus durable, que nous prendrons des moyens plus efficaces pous renouveler notre zèle, et pour nous préserver «1rs influences funestes qui tendraient à l'étouffer. Ces influences, hélas! nous ne les connaissons que trop; et Une triste expérience de chaque jour prouve avec quelle puissance elles agissent sur les personnes même les plus pieuses, pOUr les porter à se renfermer en elles-mêmes et à oublier tout ce qùî sort du petit cercle de leurs intérêts. Aussi, ne croyons-nous pas que les moyens déjà indiqués pour renouveler dans les Associés l'esprit de l'Apostolat soient suffisants pour garantir la stabilité

3t>4 r.' A POSTULAT

de cette œuvre. Ces moyens étant individuels, sont sujets eux-mêmes aux influences qu'ils sont destinés à combattre. Il a donc paru indispensable de corroborer leur action parmi moyen commun, et de fournir à tous les Associés de l'Apostolat un stimulant qui vint, de temps à autre, ranimer leur activité et leur rappeler les grands intérêts qu'ils seraient peutêtre exposés à perdre de vue.

C'est dans ce but qu'a été créée la Revue mensuelle qui paraît depuis quelques aimées sous le titre de Messager du Sacré-Cœur de Jésus.

Cette publication, déjà répandue dans presque toutes les contrées du globe, est, par rapport à l'Apostolat de la Prière, ce que le sang est pour les membres du corps dont il entretient la chaleur et la vie. Elle ranime sans cesse leur amour pour Jésus- Christ et pour la sainte Eglise. Elle tend à resserrer toujours davantage l'union de tous les cœurs cl i ré tiens avec le Cœur de leur Dieu, et de rendre ainsi de plus en plus efficace la coopération que ce divin Cœur demande pour la grande œuvredontilestsans cesse occupé, l'œuvre du salut des âmes.

Mais, pourquoi à ce Bulletin de l'Apostolat de la Prière avons-nous donné le nom de Messager du Sacré- Cœur? Parce que ce nom était le seul qui lui convînt- L'Apostolat de la Prière n'est autre chose en effet que la fusion de nos intérêts avec ceux du Cœur de Jésus, et de nos intentions avec ses intentions; c'est la dévotion au Sacré-Cœur complètement réalisée et

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ne sebornanl pas à la récitation de quelques formulée et à la production de quelques actes isolés, mais atteignant ce qu'il \ a de plus intime dans l'âme, et ne lui perme ttanl plus d'avoir d'autres sentiments que ceux de Jésus-Christ, Ce sont donc vraimefll lés intért fsdu Cœur de Jésus que cette publication viendra chaque mois plaider auprès de ges lecteurs; ce sotH ses attributs et ses droits qu'il vi »ndra leur rappelée; ce sonl ses désirs et ses nécessités qu'il Tiendra mettre sous leurs yeux ; il sera vraiment le me s ger de son divin Cœur

Et que l'on ne craigne pas que, pour n'embrasser qu'un seul objet, ce message soit trop restreint ou nous expose à de fastidieuses redites ; car cet objet unique est plus vaste que l'océan et plus inépuisable que lui. C'est la bonne parole dont parle le Psalmiste, qui déborde du cœur de lous ceux qui l'ont tant soit peu comprise.

Qu'est-ce que le Cœur de Jésus, sinon la source de la vie et l'organe de l'amour de ce Verbe incarné, qui est lui-même le principe delà vie du monde et l'organe de la toute-puissance de son Père? Ce que le Si-e dit de Dieu lui-même peut justement être appliqué à ce divin Cœur : « Nous pourrons parler » beaucoup, et les paroles nous manqueront encore, » un seul mot résumera tous nos discours : Il esl tout en toutes choses. »

Nous avons eu d'abord à faire connaître les fwerôgatives du Sacre-Cœur, ses rapports avec la l>i\inité

et l'humanité dont il est le lien vivant. Nous avons vu en lui la manifestation la pins louchante des attributs deDieu, la source de toutes les grâces, le modèle de toutes les vertus, l'appui de toutes nos espérances.

Nous avons ensuite étudié les fonctions de ce divin Cœur. Cette étude toute pratique nous a révélé les merveilleux procédés au moyen desquels il poursuit, dans chacun de nous, la grande tâche qui lui a été confiée et qui consiste à faire de chaque chrétien la vivante image de Jésus-Christ.

Nous avons commencé et nous continuerons à étudier les symboles du Cœur de Jésus, soit dans l'ordre de la nature, soit dans l'ordre de la grâce, et nousn'aurons pas delà peine à nous convaincre que, dans ces deux ordres, il a servi de type aux plus belles œuvres du Tout-Puissant. Mais ce que nous devons surtout étudier dans le Cœur de Jésus, ce sont les leçons qu'il nous donne, les vertus dont il nous offre le modèle, les moyens qu'il nous fournit pour atteindre la perfection. C'est ainsi que ee divin Cœur nous apparaîtra comme la vérité, la voie et la vie, et que nous verrons tous les éléments de la plus haute sainteté se résumer dans la dévotion dont il est l'objet.

Nous devrons aussi raconteras œuvres; antérieurement même à sa venue, nous le verrons exercer sur les âmes sa douce influence en servant de type divin à tout ce que le monde admira alors de grand

et de beau. Nous contemplerons 1rs iniraclesd'amour qu'il sema sous les pas du Sauveur durant sa vje mortelle; ses Luttes et ses triomphes au sein de l'Kulisi* qui est son oeuvre de prédilection, ou plutôt L'ensemble, le principe el la lin de toutes ses œuvres; les merveilles de grâces qu'il a opérées dans l'Ame ints el Les institutions bienfaisantes qu'il a f.ui nattre par leur ministère au sein de la société chrétienne.

Chaque livraison du Messager proposera aux associés de l'Apostolat de la Prière ui des célestes modèles sous le patronage duquel ils placeront durant le mois suivant les efforts de leur z£le.

Nous exposerons les intérêts du Cczui qui sont les intérêts mêmes «le la cause de Dieu dans le monde. Si la nature de cette publication nous oblige de ne traiter qu'avec la plus grande réserve ceux de ces intérêts qui pourraient se trouver mêlés aux ehoses de l'ordre temporel, rien ne nous empêchera, on nous élevant plus haut, de suivre la marche de la vérité sur la lerre, d'initier nos lecteurs à ses trio mph - défaites, et de les mettre au courant de tous les événements qui touchent l'Eglise leur mère.

Nous ferons connaître enfin ses intentions ti, chaque mois nous en choisirons uni1 que nous recommanderons spécialement aux Associés de l'Apostolat. Ils savent qu'une irtdulgence de 100 jours a été attachée par le Souverain Pontife à toutes les œuvres offertes durant le mois h cette intention.

WW L'ArOSTOI.AT

Tels sont les sujets pnhcîpàttx (jue nous traiterons successivement dans notre petite publication. Ainsi l'exposé du dogtnë se mêlera au récit des faits, et les règles à suivre pour arriver à la perfection seront accompagnées des Industries à employer pourl'exercicc des bonnes œuvres. Nous ne parlerons que, d'une seule chose, et cependant nous pourrons parler de tout, à la condition de ramener tout à cette seule chose, qui est vraiment le foyer, d'où tout rayonne et le centre où tout converge.

Et en cherchant ainsi dans le Cœur de Jésus le résumé de ce que nous devons croire, le modèle de ce que nous devons faire, la source des biens que nous devons espérer, l'unité de la religion et le nœud des destinées du monde, nous nous placerons avec nos lecteurs au point de vue de Dieu lui-même, et nous les mettrons en état de goûter cette paix et cette joie dont parle l'auteur de l'Imitation quand il dit : « Celui à qui toutes choses sont un, qui voit tout en » un, et ramène tout à une seule chose, celui-là est à » l'abri des trouhles du cœur et peut établir paisible- » ment en Dieu sa demeure. »

Pour produire les plus grands effets, que faut-il? Adapter un mobile énergique à un puissant mécanisme. Quel est le plus puissant mécanisme des temps modernes? N'est-ce pas la presse et surtout la presse périodique? Et d'où viennent ces bouleversemcnls qui agitent la société, sinon de ce que ce mécanisme si puissant n'a le plus souvent été mis

jusqu'à ce jour qu'au service du plus funeste de tous les mobiles : de l'orgueil el des passions révoltées? Mais il esl un mobile bien plus puissant que l'orgueil el l'égolsme de l'homme; c'esl l'amour de Dieu et le Coeur de Jésus, organe de cet amour. Pourquoi la presse périodique ne se mettrait-elle pas au service de ce grand moteur qui donne !«■ mouvem ni et la vie aux hiérarchies célestes? C'esl ce que nous avons entrepris dans de bien modestes proportions. Que les bénédictions de ce divin Cœur se répandent sur nous, que les aines dévouées nous aident et le petit grain de sénevé deviendra peut-être, sinon un arbre majestueux, au moins une plante salutaire (li.

ARTICLE H

SRCONI) IOTBN [('ORGANISATION

/ ■ H'Kitire de l Apostolat.

S'il est des Communautés ou des paroisses où toute organisation propre sérail un motif pourre-

i Le Messager du Sacré Cœur paratl tous tes mois, par livraisons de 80 pages in -lî, formant au bout de l'année ii»'ii\ votbmes de 860 pages. Le prix d'abonnement pour la France esl de B Francs. On s'abonne pour un an, à partir île janvier o a de juillet, chez le Directeur du Messager du Sacrél'nitr. à Vais près le Pu\ Haut •■ Loire .

370 L'APQSTQLAT

pousser l'Apostolat, ailleurs, au contraire, on sent la nécessité d'organiser celle œuvre. Le moyen le plus facile pour atteindre ce but, c'est d'appliquer à l'Apostolat l'organisation du Rosaire vivant.

Pej sonne n'ignore que la dévotion du saint Rosaire, instituée par saint Dominique, au milieu de l'une des crises les plus dangereuses que l'Eglise ait traversées, a eu dès son origine un caractère tout aposlpiique. On sait aussi avec quel succès cette pratique a été employée, depuis son institution, pour écarter de l'Eglise de nouveaux dangers. Le Rosaire vivant, établi dans ces derniers temps, hautement approuvé par Grégoire XVI, et enrichi par ce saint Pontife de faveurs spirituelles, que son successeur n'a nullement rétractées (i), doit sans doute ces privilèges à son admirable organisation, qui le rend parfaitement propre à devenir l'instrument du zèle. Nous sommes donc assurés d'entrer dans les vues de l'Eglise en indiquant cette organisation aux Associés de l'Apostolat qui chercheraient un moyen simple et facile de s'unir ensemble. Il nous est difficile de douter que les Associations du Rosaire Vivant ne trouvassent un égal profit à joindre à cette pratique l'esprit et les intentions de l'Apos-

(1] Non-seulement Sa Sainteté Pie IX n'a pas supprimé les indulgences du Rosaire Vivant, comme quelques personnes se l'étaient persuadé, mais il les a confirmées et a donné un protecteur a celte Association dans la personne du Cardinal Villesour.

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lol&t ; mais nous ne pouvons qu'abandonner ce point .ni zèle el à la sagesse des Directeurs de cette belle œuvre. C'esl à eux qu'il appartient de faire participer, s'ils le jugent convenable, les Associés du Rosaire Vivant aux avantages spirituels de l'Apostolat ; pour nous, nous n'hésfrons pas à recommander aux Associés de l'Aposti !at la pratique et l'organîs ition du Rosaire Vivatit.

On sait en quoi consisto crti*1 organisation. Quinze personnes se réunissent ensemble et se partagent chaque mois les quinze mystères du Rosaire. Chacune d'entre elles s'eng ige donc à réciter chaque jour une dizaine, en méditant sur le mystère qui lui <st échu. A la tête do ces quinze personnes est placée une zélatrice, qui peut avoir avec elle deux sous-zélatrices, auxquelles elle remet, chaque mois, 1rs mystères que chacune d'elles distribue à quatre Associées. Lorsque l'Association est nombreuse, on forme plusieurs divisions, à la tête desquelles on place des conseillères, dont chacune a sous ses ordres onze zélatrices Enfin, au-dessus des conseillères on établit uu< | résidente. On a de la sorte une hiérarchie parfaite lenl graduée, et, dès qu'il y a une bonne œuvre fi faire, ou une bonne pensée à communiquer, il e t facile de transmettre le mouvement du centre aux extrémités, par le moyen des conseillères, des zélatrices et des sous-zélatrices.

Pour appliquer cette organisation à l'Apostolat de la Prière, nous avons publié, sous le titre de Rosaire

M; qstolat, une exposition des mystères du Rosaire propre à exciter le zèle de nos Associés (I). On a joint à chaque mystère une intention de l'Apostolat, de manière à ce que, en se partageant chaque mois les feuillets de ce petit livre, les Associés parcourent, tous ensemble, le cercle entier des mystères de Jésus-Christ et des intentions de son Cœur. .Nous faisons aussi imprimer tous les mois des billets du Rosaire Vivant, portant l'indication de l'intention principale recommandée pour ce mois aux Associés de l'Apostolat dans le Messager du Sacré- Cœur. On comprendra par ce qui va suivre l'avantage principal qu'offrent ces billets.

Cet avantage consiste dans la pratique du Trésor dv. Sacré-Cœur. Nous nommons ainsi un tableau exposé auprès d'un autel ou d'une image du Sacré- Cœur, dans lequel on inscrit chaque mois la somme des œuvres offertes au Sacré-Cœur de Jésus, durant

I On peut se procurer cet opuscule chez l'éditeur, au prix de 7 centimes si on prend plus de dix exemplaires, et de 5 centimes si on en prend plus de cent. L'exemplaire séparé se vend dix centime.-.

Les billets mensuels du Rosaire spnt envoyés chaque mois par la poste à toutes les paroisses et Communautés qui en font la demande. Si les personnes qui les reçoivent veulent bien dédommager l'œuvre des frais de port, qui deviennent de plus en plus considérables, ce dédommagement est accepté avec reconnaissance ; mais aucune rétribution n'est demandée pour les billets eux-mêmes.

ie la rmfcnF. 373

fé mois, par les Associés de l'Apostolat. Min de faciliter cette pratique, on a imprimé, sur le revers dos billets mensuels du Rosaire de l'Apostolat, une petite liste dès œuvres que chaque associé peut offrir. Chacun d'entre eux a soin d'y marquer le nombre dé ces œuvres qu'il veut faire OU qu'il a faites durant le mois, aux intentions de L'Apostolat, el à la tin du mois il dépose son billet dans une corbeille disp< el effet. Il est facile ensuite aux zélateurs ou zélatrices de faire le relevé (le ces œuvres, e' de l'inscrire sur le tableau.

ARTICLE III

\i ii;i s MOYENS D'ORGANISATION.

L'Apostolat s'adapte, avec une égale facilité, à la dévotion des Neuf Offices du Sacré-Cœur 'léjà établie dans un grandnombrede Communautés religieuses. Cette dévotion, qui parait dater de l'origine même de la dévotion au Sacré-Cœur, consiste à partager entre neuf personnes les principales fonctionsque le divin Cœur remplit [tour nous et que nous avons nous-mêmes à remplira sou égard. Pendant un mois, Chacun des Associés s'applique spécialement à remplir, au nom de tous. L'office qui lui est échu, et, à la tin du mois, il échange cet office contre nu autre. On se partage également les heures du jour, de manière à

ce que, durant le jour entier, l'un des Associés soit spécialement chargé do rendre ses hommages au Cœur toujours aclorableet toujoursaimant de Jésus. L'Apostolat complète très-heureusement cette pratique, en joignant à chacun des offices l'une des intentions principales du divin Cœur, de manière à ce que, en remplissant successivement \esNeuf Offices, on s'approprie l'une après l'autre ces divines intentions (1).

Une organisation non moins simple que celle dont on vient de lire l'exposé est l'organisation du Culte perpétuel du Sacré-Cœur. On distribue, chaque mois, ou seulement chaque année, aux Associés, des billets qui portent, avec rénumération des indulgences accordées à cette pratique et des conditions à remplir, l'indication du jour, du mois ou de l'année que chacun doit spécialement consacrer à honorer le divin Cœur. Ce jour-là les Associés doivent se confesser et communier , renouveler les promesses de leur baptême et les autres engagements qu'ils ont pu prendre envers Xotre-Seigneur, prier dans une Eglise ou oratoire public aux intentions du Souverain Pontife, et employer en tout au moins une heure en exercices de piété. Les billets

(1, Nous avons fait imprimer un petit livret dont on trouvera l'indic.:tiun sur la 'couverture du présent volume, au moyen .lui]ud la pratique do l'Apostolat peut s'unir facilement a la dévotion d is Neuf Offices.

PF i * PAU RI .V7.S

que nous avons lut imprimer facilitent L'adjonction

de i'.\pi>si«»ia( <lr |a Prière à cette excellente pratique.

C'est ;ni\ supérieurs «'t directeurs des dn Communautés qu'il eppar tient de déterminer la méthode la plus avantageuse <*t la plus facile, pour allier l'exercice de l'Apostolat avec les devoirs cl la w>cation particulière des personnes qu'ils dirigent ; nous nous sommes trèSfjHen trouvé, jusque ce .jour, d'avoir Laissé beaucoup à faire à l'initiative individuelle, et d'avoir conservé, aveele soin le plus jaldii\, à cette œuvre l'élasticité de son organisation.

ARTICLE IV

OliCAMSATION DE (.\\P0STOI.AT DANS LES PAROISSES.

Par ce qui vient d'être dit, on peut comprendre combien il est facile à un pasteur zélé d'établir l'A • postola<t de la Prière dans sa paroisse, H peut se servir pour cela de plusieurs méthodes.

1° S'il n'\ a pas déjà, dans la paroisse, un nombre suffisant d'Associations pieuses, on pourra faire de L'Apostolat une oeuvre à part et lui assigner, chaque mois, une réunion générale qui sera précédée de la réunion particulière des zélateurs ou zélatrices.

T'es! surtout dans de semblables circonstances qu'on pourra adopter avec avantage l'organisation du Rosaire de l'Apostolat. Dans la réunion des zélateurs, on leur distribuera les feuilles du Rosaire qu'ils devront ensuite diviser entre les Associés de leurs sections respectives. On profitera de celte occasion pour s'informer des besoins spirituels de la paroisse, afin de pouvoir les recommander ensuite à la réunion générale. S'il y a une bonne œuvre à faire, c'est surtout parmi les zélateurs et zélatrices qu'on trouvera des personnes de bonne volonté, disposées à l'accomplir. En un mot, on pourra traiter dans ces réunions de tous les intérêts du Cœur de Jésus dans la paroisse; et les zélateurs devront être, entre les mains d'un pasteur zélé, des instruments toujours prêts à accomplir les desseins de ce divin Cœur. La distribution des billets aux Associés fournira une occasion très-favorable, pour répandre dans l'Associat'on entière les bonnes inspirations suggérées dans la réunion des zélateurs.

2° S'il y a déjà dans la paroisse assez d'Associations et de Confréries, l'Apostolat pourra être établi au sein de ces Associations ou de quelqu'une d'entre elles; et alors, au lieu de vivre de sa vie propre, il servira à accroître la vie dont ces Associations étaient déjà douées. Rien n'empêche que, même dans ce cas, on n'adopte l'organisation que nous venons d'indiquer. Cette organisation ne sera pas moins utile pour ranimer et entretenir la ferveur d'une Congrégation que d'une paroisse entière.

v PRIÈRI 3TJ

i |ft, en effet, le çratid secret «lu zèle et la con- -liiitMi infaillible du succès dfe toutes les bonm s œuvres: Y t anisation, c'est-à-dire le choix de quelques âmes d'élite qui communiquent aux extrémités li- mouvement parti du centre. Mais cette organisation, toujours si efficace, in- peut manquer de ('être • encore bien plus lorsqu'elle oDéira à un moteur invisible aussi puissant que l'est le Cœur d< J<

ARTICLE V

ORGANISAT!*»! DE l/ APOSTOLAT DAMS LES COMMUNAUTÉS Kl UGIEOSES.

Ce que uousavons dit plus haut dv> associations pieuses en général s'applique d'une manière toute particulière aux Communautés religieuses. (Test là ■ que l'Apostolat doit trouver tout à la luis et le plus d'avantages et le plus de facilités à s'établir. Le plus d'avantages, puisque nulle part les moyens de concourir à la grande œuvre du s;ilut des âmes n'existent en si grande abondance; le plus de facilités, puisque tout, dansces saints asiles de la prière, tond à rendre cette œuvre divine suis cesse présente à l'esprit du religieux et déplus en pluschêre m cœur.

Qi^'esl-ce que la vie religieuse, sinon l'Apostolat dans ee qu'il a de plus méritoire ? N'est-ce pas surtout par son sacrifice, que Jésus-Christ a sauvé le monde? et n'appelle-t-il pas les religieux à s'unir à ce divin sacrifice plus intimement et plus efficacement qu'aucune autre classe de chrétiens? A qui at-il promis la fécondité? A qui a-t-il assuré des fruits ahondants? Est-ce au cèdre qui couronne les montagnes et élève sa tèie dans les nues? Est-ce à la plante dont les fleurs jettent un plus séduisant éclat et répandent un plus doux parfum? Est-ce. à l'homme dont le talent hrille davantage, dont l'éloquence est plus entraînante et l'influence plus étendue? Non, c'est à l'Ame humble et détachée d'ellemême, qui s'unit silencieusement aux anéantissements de son Dieu; c'est au grain obscur qui tombe dans la terre et y subit la décomposition et la mort (1). Et que sont les Communautés religieuses, sinon des champs bénis où des âmes d'élite viennent s'ensevelir toutes vivantes, pour y mourir avec Jésus- Christ, dans l'assurance de ressusciter avec lui et de porter comme lui beaucoup de fruits ! Les religieux ne peuvent donc perdre de vue cette efficacité apostolique de leurs œuvres, de leurs sacrifices, de leur vie entière; ils ne peuvent devenir indiffé-

I \isi granuin frumenii cadens in terrain mortuum fuerit, Lpsnnp solum manet; si antem mortuum fuerit, multuni fruc-

tuin aiï'M't. Joan.. XII. '21.

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ivdn aux grands intérêts de l'Eglisi et des âmes, sans abdiquer gratuitement une des plus belles prérogatives de leur Yocation, et sans effacer de leur front le trait de ressemblance le plus louchant qu'ils aient avec Jésus-Christ, celui qui fait d'eux autant de Jésus, autant de Sauveurs deleursfrères VA pourtant, il faut bien l'avouer : il n'est pas impossible, même aux âmes que la profession religieuse élève si fort au-dessus du vulgaire des chrétiens, de descendre de cette hauteur, <!<• rabaisser leurs vues et d'échanger contre L'horizon toui divin que les yeux de leur cœur, c'est-à-dire, leurs intentions devrajenl embrasser, un horizon aussi 1 1 sserré que leur étroite individualité. Plût à Dieu que cet égoïsme spirituel, dont nous avons signalé les odieux caractères, n'eût aucun accès dans les écoles de l'abnégation et les asiles du dévouement, et qu'il n'j introduisit jamais avec lui son cortège de troubles intérieurs, de froissements pénibles, de désirs inquiets et de regrets amers ! Ces agitations et ces inquiétudes sont le juste châtiment que Dieu inflige aux âmes qui prétendent vivre pour elles-mêmes et non pas pour Celui qui a vécu et çst mort pour elles. Nulle part ce châtiment ne saurait être plus douloureusement senti que dans les Communautés religieuses, <»ù les âmes, sevrées de toute distraction extérieure et plus vivement sollicitées par la grâce, ne peuvent lui résister sans éprouver de plus vifs remords, et sans se voir contraintes à consumer dans

de stériles tourment l'activité qu'elles refuseraient de déployer dans le sens où les pousse l'esprit de Dieu.

Mais s'il est possible aux aines religieuses de perdre de vue, sous l'influence de l'égoïsme inné de l'homme, les grandes pensées du zèle, il n'en est que plus nécessaire de les représenter sans cesse à leurs yeux. C'est ce que fera l'Apostolat; et pour cela, il n'aura qu'à leur rappeler le but de leur vocation et l'immense valeur des sacrifices qu'elles accomplissent chaque jour. Ce sont ces âmes qui retireront le plus de fruits des pratiques indiquées plus haut pour chaque jour, chaque semaine et chaque mois, ce sont elles qui trouveront plus de facilité à renouveler presque continuellement cette intention du zèle, qui relève tant le mérite des œuvres; ce sont elles qui, clans les occasions extraordinaires, dans ces jours de salut où la grâce fait de plus grands efforts et livre de plus violents assauts, aideront son action de toute leur ferveur; ce sont elles enfin qui se porteront avec le plus d'empressement à répandre le haume de leurs prières sur les plaies douloureuses que l'Eglise viendrait à recevoir dans quelqu'un de ses membres, et à éloigner les fléaux dont elle serait menacée.

Le Messager du Sacre-Cœur, lu chaque mois au chapitre ou au réfectoire, ne contribuera pas peu à tenir les cœurs en haleine, à leur rappeler les intentions qu'ils doivent se proposer, à leur signaler les nécessités auxquelles ils doivent suit-

M'nir. et à empêcher les petites préoccupations de chaque jour de prévaloir sur les éternels intérêts de la gloire de Dieu. Ce bulletin suffirait, à la iiiir, pour assurer dans I s divers is Communau- : i persistance de l'Apostolat, leur en faire cueillir 1rs fruits et maintenir entre elles cette union qui fera leur principale joie. Mais ces avantages sn- .iciit bien plus as . si, dans chaque Communauté, un cei lain nombre de personnes de bonne volonté prenaient en main les .un de l'œuvre, s'en faisaient une affaire personnelle, se chargeaient d'en rappeler 1rs avantages, d'en répandre les pratiques, de suggérer aux autres les moyens d'en atteindre plus efficacement le bul el de répondre plus complètement aux désirs du Cœur de Jésus. Combien ce divin Cœur aurait pour agréable le zèle de ces personnes dévouées, de ces apôtres de son amour! Quel mérite n'aurait pas un Apostolat exercé sur des âmes d'élite, el dont chacune est appelée à être un apôtre à son tour! Mais en même temps quelle utile occupation il fournirait à certaines natures plus actives, auxquelles l'isolement de la vie religieuse pourrait quelquefois devenir un lourd fardeau!

Ainsi, bien loin d'entraver en rien l'action et la liberté de la discipline religieuse, l'Apostolat ne peut que lui donner un nouveau degré de force: aux âmes lâches il offre un puissant aiguillon ; aux âmes ardentes el passionnées il fournit le plus noble ali-

ment pour leur activité; à toutes il présente un moyen très-efficace de se renouveler et de se soutenir dans la ferveur.

ARTICLE YI.

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