‹ L'apôtre: drame en trois actes en versChapitre 11 sur 55 · ACTE PREMIER IS · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER IS

FAU8TU8

Si!

MÉOARA.

Quoi donc?

FAUSTUS

D*agir mal.

MÉOARA.

Je suis très curieuse. Apprends-moi donc, de grâce, En quel pays tu pris la mer.

FAUSTUS

En Samothrace.

MÉGAnA.

C'est là ton pays?

FAUSTUS

Non.

MÉOARA.

Alors, quel est-il donc?

FAUSTUS

Nous devons sur ce point nous taire encor.

MÉOARA.

Pardon !

(Elle 8'éloigne un peu.) LYDIE, allant ren Paul.

Maintenant, peut-on voir ce travail?

PAUL, toajoura brosquement.

A ton aise.

LYDIE

Ma parole pour toi n'est point rude et mauvaise, Pourquoi d'un ton si dur me répondre?

PAUL, montrant Ja porte par oii est sortie Gjrine.

Entre nous, Tes esclaves ici le trouveraient fort doux !

(Après an silence.)

Femme, je vois là-bas une haute montagne Dont Tombrc jusqu'ici se prolonge et nous gagne; L'eau blanche des torrents tombe de ses flancs verts D'oliviers, de figuiers et de vignes couverts; Sa tête cependant de neiges est chargée ; Dis-moi, quel est son nom, femme?

LYDIE

C'est le Pangée.

PAUL

Et ce fleuve qui coule à ses pieds?

LYDIE

Le Strymon; Tout près, le Gangitès.

PAUL

Oui, Ton m'a dit ce nom.

N'est-ce pas sur ses bords, près d'une source vive. Que s'élève à présent la synagogue juive?

LYDIE

Non ; les Juifs ne sont pas dans Philippes nombreux : Un oratoire simple est suffisant pour eux ;

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