‹ L'apôtre: drame en trois actes en versChapitre 17 sur 55 · ACTE PUEMIKR 2S · texte numérisé non relu

ACTE PUEMIKR 2S

Vint tomber, criant : grâce ! aux pieds de l'empereur. L'empereur appela ses licteurs, fit un signe : t Qu'on arrache, dit-il, l'homme à son maître indigne; « Et puisqu'à ce spectacle on m'osa convier, « Brisez tous ces cristaux et comblez le vivier! » Lydia, je n'ai pas la puissance d'Auguste ; Mais, comme Pollion, tu fus un maître injuste Et cruel ; tu vas donc par de mauvais chemins. . Cette esclave, que Dieu voulut mettre en tes mains Pour qu'elle t'aide et non pour qu'elle t'appartienne, Cette esclave à genoux, c'est ma sœur et la tienne! Mais non : dans le courroux qui t'aveugle, crois-moi, Le démon est ton maître, et Tesclave, c'est toi !

Oui, j'en conviens, je fus trop sévère peut-être ; Par de meilleurs côtés tu me pourras connaître ; Ta parole a vraiment un étrange pouvoir.

Es-tu content ?

PAUL

Sans doute.

LYDIE

Alors fais-nous le voir En t'asseyant avec ton élève à ma table.

PAUL

Mais, d'abord, montre-toi tout à fait équitable : Que Gyrine avec nous prenne place au festin.

ELYMAS, à Afranitts.

Quelle insolence!

AFRANIUS

Non ; j'aime ce ton hautain.

LYDIE, i Paul.

Quoi ! tu veux qu'une esclave...

PAUL

Oui, pas de fausse honte,.

La réparation doit être entière et prompte.

Non! jamais! Une esclave...

PAUL

Adieu donc ! Je m'en vais.

Je crus d'abord ton cœur moins lâche et moins mauvais ; Mais le visage ment, et l'on a tort, ô femme. De dire que les yeux sont le miroir de l'âme.

LYDIE

Une esclave...

PAUL, Tirement*

Tu peux l'affranchir.

LYDIE

Réfléchis :

Elle me coûte...

PAUL

Adieu, Juive !

LYDIE, rarrAtant.

Je l'affranchis.

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