ACTE PUEMIKR 2S
Vint tomber, criant : grâce ! aux pieds de l'empereur. L'empereur appela ses licteurs, fit un signe : t Qu'on arrache, dit-il, l'homme à son maître indigne; « Et puisqu'à ce spectacle on m'osa convier, « Brisez tous ces cristaux et comblez le vivier! » Lydia, je n'ai pas la puissance d'Auguste ; Mais, comme Pollion, tu fus un maître injuste Et cruel ; tu vas donc par de mauvais chemins. . Cette esclave, que Dieu voulut mettre en tes mains Pour qu'elle t'aide et non pour qu'elle t'appartienne, Cette esclave à genoux, c'est ma sœur et la tienne! Mais non : dans le courroux qui t'aveugle, crois-moi, Le démon est ton maître, et Tesclave, c'est toi !
Oui, j'en conviens, je fus trop sévère peut-être ; Par de meilleurs côtés tu me pourras connaître ; Ta parole a vraiment un étrange pouvoir.
Es-tu content ?
PAUL
Sans doute.
LYDIE
Alors fais-nous le voir En t'asseyant avec ton élève à ma table.
PAUL
Mais, d'abord, montre-toi tout à fait équitable : Que Gyrine avec nous prenne place au festin.
ELYMAS, à Afranitts.
Quelle insolence!
AFRANIUS
Non ; j'aime ce ton hautain.
LYDIE, i Paul.
Quoi ! tu veux qu'une esclave...
PAUL
Oui, pas de fausse honte,.
La réparation doit être entière et prompte.
Non! jamais! Une esclave...
PAUL
Adieu donc ! Je m'en vais.
Je crus d'abord ton cœur moins lâche et moins mauvais ; Mais le visage ment, et l'on a tort, ô femme. De dire que les yeux sont le miroir de l'âme.
LYDIE
Une esclave...
PAUL, Tirement*
Tu peux l'affranchir.
LYDIE
Réfléchis :
Elle me coûte...
PAUL
Adieu, Juive !
LYDIE, rarrAtant.
Je l'affranchis.