ACTE PREMIER
Je croîs qu'il aidait même, autant qu'il m'en souvienne, Au supplice d'un fou qui s'appelait Etienne, Le plus fou des chrétiens ! — Je te reconnais bien. Mais ton nom, quel est-il, ami ?
PAUL
Je suis chrétien.
Et je me nomme Paul.
ELYMAS, se levant d'an bond.
Un chrétien ! Sacrilège!
L'apostat de Damas ! qu'Abraham me protège !
Qu'on le chasse à l'instant !
LYDIE
Il est mon hôte ici.
ELYMAS.
Alors, c'est moi qui pars ! Duumvir, viens aussi ; Va chercher tes licteurs ! Qu'en prison on le traîne !
AFRANIUS
Non, il est protégé par la loi souveraine.
(a PauL)
Respecte l'empereur, la loi telle qu'elle est. N'ameute point le peuple. — Et fais ce qu'il te plaît !
Nous verrons ! nous verrons, duumvir trop facile!
AFRANIUS, i part, regardant Poiil.
J'aime cet homme-là !
so l'apôtue
ELYMAS.
Retournons à la ville.
AFRANIUS
Non, rabbin ; attendons eneor ; je veux juger
Si ce chrétien pour nous est vraiment un danger :
(Regnrdant aa dehors.)
Les vierges, les vieillards, en blanche théorie. Accompagnent Bacchus et Sylvain . — Je t'en prie, Écoutons et voyons .
(Le cortège parott, entourant lei deai statues de Sylrain et de Baeehns. Deux prêtres se dirigent vers Mé/^ara et lai offrent une Ijro qu'elle prend.)
MKOARA, en passant près de Fnnstns.
Faustus, écoute bien :
Peut-être te ferai-je aimer nos dieux, chrétien !