PAUL, FAUSTUS, LYDIE, MÉGARA
LYDIE
Partez tous deux» Voici le chemin qu'il faut prendre.
MKGAnA.
Oui, partez, le temps presse.
PAUL
Il faut encore attendre»
52 L*APOrRE
LYDIIS.
L'ennemi n'attend pas, ne va pas le braver.
PAUL
J'ai mieux à faire ici.
LYDIE
Quoi donc?
PAï.L.
A te sauver!
C'est ton àme qu'il faut sauver avant m:\ vie, Votre âme à toutes deux dans l'erreur asservie. Mais j'ai lu dans vos yeux pendant que je parlais : Tu tremblais, Lydia, Mégara, tu tremblais ; Étiiit-ce seulement une pitié de femme Qui mettait cette crainte et ce trouble en votre àme? Non, c'était mieux ! C'était la lente vérité Qui sur vous étendait sa douteuse clarté.
Puissé-je voir, après cette lueur première, Y descendre à présent la complète lumière !
C'est pour cela qu'il faut que nous restions, ma sœur.
LYDIE
Ail! Paul, dans un instant, là, sans un défenseur Qui veuille vous sauver, bêlas! ou qui le puisse. On viendra vous saisir, vous traîner au supplice!
MëGARA.
Oui, Faustus, la prison, les tortures, et puis...
FAUSTUS
Sois chrétienne, et je pars.