SCÈNE IL
LYDIE, MÉGARA, FAUSTUS et PAUL, traraiUant au fond.
Quoi, Lydie ! — Ainsi qu'une Romaine, Une Juive, à ce point se montrer inhumaine !
LYDIE
Inhumaine... Non, mais l'on est trop indulgent; Gyrine m'a coûté quatre mines d'argent !
Ail ! marchande !
Marchande, en effet, j'en suis fière Ici même à Philippe et dans la Grèce entière, Qui fabriquerait mieux le bysse, les safrans, L'écarlate ?
MBOARA.
Tu veux m'en vendre ! Je comprends :
Juive toujours !
LYDIE
Méchante !
MÉGARÀ, riant.
Oh ! simple badinage !
Les Juifs avec les Grecs font ici bon ménage ; Tous y vivent en paix sous le pouvoir romain. Je t'aime, quoique Juive.
LYDIE
Allons, enfant, ta main I
Un mot encor : sais-tu, toi Juive asiatique, Qu'on célèbre ce soir, avec la pompe antique, Deux fêtes à la fois : celle du dieu Bacchus, Celle du dieu Sylvain ?
LYDIE
Je le savais.
De plus,