ACTE PREMIER
Une Grecque orpheline, encor selon Tusage, Doit réciter un hymne aux dieux sur leur passage ; C'est moi qu'on a choisie, et tu pourras me voir Ici même remplir ce solennel devoir.
LYDIE
Chez moi?
MÉ6ARÀ.
Chez toi. Tout Juif, imitant notre zèle.
Doit orner sa maison
LYDIE
Ma maison sera belle ; Regarde : on y travaille.
En effet, c'est fort beau .
PAUL, toujours traraillant sur l'échelle au fond.
Faustus, cette tenture est trop près du flambeau : Le feu pourrait y prendre ; écarte-la.
FAUSTUS
Bien, maître.
LYDIE, allant vers Paul arec un peu de Tiracité.
Ami, tout sera-t-il prêt pour ce soir?
PAUL, froidement.
Peut-être.
LYDIt.
Cependant je voudrais
PAUL, brasqueimnt.
Je voudrais aussi, moi, Travailler à ma guise.
MÉOARA, à Lydie.
Il est brusque pour toi !
Quel est cet ouvrier qui parle de la sorte?
LYDIE
Je le connais à peine. Hier devant la porte Il passait demandant du travail d'un ton fier ; Je n'ai pas même appris son nom depuis hier ; Et ce matin surtout, c'est très étrange comme Il m'étonne et me trouble.
MÉGARÂ.
Et quel est ce jeune homme Qui travaille avec lui ?
LYDIE
Son élève, tu vois.
MÉGAHA.
Comme il a l'air timide avec sa douce voix !
LYDIE
Laissons-les achever. — Viens ici ; je suis triste ; Tu sais qu'à ta gaîté jamais je ne résiste :
Parle-moi, souris-moi.
Qu'as-tu donc?