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réunion générale de la classe. Au temps fixé, on se rassemble soit à l’Alma Muter, soit chez l’un des con-
frères. Là, le passé revit avec ses joies pures ;. on a
laissé chez soi les occupations et les soucis du présent, et les anxiétés de l'avenir. Oh ! qu’elles passent rapidement, ces heures trop courtes ! N’importe ::on a renoué plus solidement les liens de l’amitié fraternelle ; et lorsqu'il faut se séparer, on se sent plus fort et plus courageux, pour affronter les luttes de la vie.
La classe des finissants de 1848-49 se réunit une première fois en 1874, à Chicoutimi, croyons-nous. Cette première réunion fut sans doute moins solennelle que la deuxième, qui eut lieu en septembre 1884, chez M. O. Paradis, curé de Saïint-Anselme. Aprèsles trentecinq années qui s'étaient écoulées depuis leur sortie du petit séminaire, les huit confrères se retrouvaient tous, sans que la mort eût fait un seul vide parmi eux : et, circonstance remarquable, l’un d’entre eux était revêtu de la dignité épiscopale. Les paroïssiens de. Saint- Anselme s’associèrent à la démonstration, et la fête fut belle. — Avant de se séparer, on décida que la prochaine réunion aurait lieu cinq ans plus tard, en 1889. Mais les huit confrères ne devaient plus avoir la joie de revoir leurs rangs encore complets...
Quel bon souvenir Monseigneur Racine a toujours gardé du Séminaire de Québec, cette maison bénie qui
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a formé pour l’Eglise et pour la société tant de saints prêtres et tant de citoyens intègres, dont les vertus et le mérite proclament hautement l’excellence de linstruction et de l'éducation qu'y reçut leur jeunesse! Lorsque, après bien des années, l'élève de 1849 se verra lui-même appelé à fonder un séminaire, il sera heureux de donner aux élèves'du nouveau collège non seulement le costume, mais aussi le règlement de l’antique maison de Québec. Toute sa vie, il parlera avec véné- | ration de M. L.-J. Casault et de M. J. Holmes, qui avaient eu pour lui une affection vraiment paternelle et avaient dirigé avec sollicitude la formation intellectuelle et morale de son âme. Sans doute, ces hommes de génie pressentaient déjà les hautes destinées qui attendaient ie jeune élève.
Ce fut en septembre 1849 qu’il entra au Grand Séminaïre de Québec. Pendant trois ans, il remplit avec zèle et dévouement les fonctions de surveillant, charge
qui prépare si bien le jeune ecclésiastique au gouvernement des paroïsses. Il passa sa dernière année de séminariste À l’archevêché. en qualité de secrétaire ; et, le 24 septembre 1853, ïl recevait, À Québec, la consécration sacerdotale. C'était le troisième prêtre que la famille Racine donnait à l'Eglise de Dieu. En 1838, l'aîné, M. Michel Racine, avait été ordonné ; mais peu d'années après, le Seigneur rappela à lui ce
de saints prêtre distingué, dont les talents remarquables donvertus et naïent à tous les plus belles espérances. En 1844, de Pins- M. Antoine Racine avait reçu l’onetion sacerdotale. — jeunesse ! Donner trois prêtres à l’Eglise : quel honneur, quelle
) se verra bénédiction pour une famille chrétienne ! Quelle mar-
heureux que de prédilection de la part de Dieu! - Cependant,
on seule- cette famille devait être honorée et bénie encore davan- Vantique tage, puisque deux de ces prêtres devaient un jour être
vec véné- élevés à la dignité épiscopale.
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