PARIS
}. CPER9ULIEZ, 33, RUE DE SE^B
ÉLISA SABATIER-VERSEL.
Qu'il me soit permis d'iiiscrire ton nom bien-aimé sur la première page de ce livre. Saur a-t-on jamais jusqu'à quel point il f appartient ? Parmi tant d'arides et longues disonssions, retrouvera-t-on quelque chose de ta foi d'enfant y de ton âme vaillante et tendre qui tant de fois a soutenu et inspiré la mienne ? Je veucc oser l'espérer.
Après ton départ j'ai trouvé une amsre consolation à reprendre cette œuvre que tu aimais et qu'en souriant tu nxmmais notre œuvre. Il me semblait y en la poursuivant y continuer à travailler avec toi et pour toi, et prolonger ainsi un peu plus longtemps ce passé y toute ma vie, qui s'éloigne et qui m'abandonne. Elle était devenue chère à ma douleur et y au moment de m'en séparer y j'éprouve encore un nouveau déchirement. N'est-ce pas un dernier lien visible qui achève de se briser ?
Comme la nuit à cette heure descend sur la terre y ainsi les ténèbres se sont étendues sur ma vie. Mais les feux du ciel brillent plus éclatants et plus purs ^ quand ceux d' ici-bas s'éteignent. Je veux diriger en haut mes regards; je répéterai ta prière à Dieu, pour toi si bien et si tôt, hélas/ exaucée , de nous permettre de faire quelque bien avant de mourir.