‹ L'Apotre Paul: esquisse d'une histoire de sa PenséeChapitre 18 sur 30 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Discours de Milét. — Apparition de l'ascétisme gnostique. — Nouvelle crise dans la pensée théologique de Paul.

Le discours d'adieu que l'apôtre, à Milet, adresse aux anciens de l'église d'Éphèse, forme la transition naturelle de la seconde période de sa vie à la troisième (Act. XX, 18-35).

Paul quitta Corinthe peu de jours après l'envoi de sa lettre à l'église de Rome (Rom. XV, 25; cf. Act. XX, 3). Il se rendait à Jérusalem. Son voyage, par la Macédoine et le long des côtes de l'Asie Mineure, ne fut qu'une longue série de scènes d'adieu. Paul l'accomplissait dans une grande inquiétude d'esprit et avec les plus sombres pressentiments. Vainement ses amis, qui partageaient Ses craintes, essayèrent de le faire changer de résolution. Il obéissait à un appel intérieur de Dieu; il était lié en sa conscience (Act. XV, 22). Son heure était venue. Ce voyage rappelle le dernier voyage de Jésus à Jérusalem. A la fin de sa carrière, le disciple de^ vait, comme le Maître, trouver sa passion, La tendresse de son âme, sa foi sereine au milieu des laAnes, son bumble et ferme obéissance, éclatent dans ses pathétiques adieux aux pasteurs d'Éphèse.

Mais ce discours de Milet a une signification historique plus grande encore. L'apôtre n'était pas seulement ému par le changement qui allait se faire dans sa vie, mais aussi par ceux qui s'annonçaient déjà dans la destinée de ses églises. L'opposition judaïsante avait jeté son premier feu et ne paraissait plus fort redoutable* Une crise nouvelle se préparait. Je sais, dit l'apôtre, gu'après mon départ des loups rapaces fondront sur vous et ne ménageront point le trottpeau; dm Vf^ilieu de tms è'élèDetont dê^ hùiri/ni^è fràférmt dt^ diswUf^

LE PAULimSME DES DERNIERS TEMPS. 185

pervertis (XiXôuvtê; 8i6aTpAiJ4i.éva) pour attirer des disciples aprèâ tuoa (Actes XX, 29, 30). Il est bien évident que ces loups rapaces, ces faux docteurs, sortant du sein même des églises pagano-chrétiennes, ne sont plus les docteurs judaïsants que nous avons appris à connaître. Que peuvent être leurs discours entortillés, sinon une perversion même de l'Évangile dénaturé, tordu par une fausse sagesse ? Il y a là une allusion évidente aux procédés d'interprétation familiers à la gnose. Certains critiques, il est vrai, n'ont relevé cette allusion que pour y trouver un argument contre l'authenticité du discours lui-même ou, du moins, contre la fidélité du ^rédacteur. L'argument serait très-fort, si cet indice de la présence cachée et de l'action encore sourde, à cette époque, du ferment gnostique, était isolé. Mais nous en pouvons recueillir de plus explicites et de moins contestables, qui viennent confirmer et justifier ces prévisions dans la bouche de Paul.

Revenons à l'épître aux Romains. Demandons-nous ce qu'étaient les membres faibles de cette église que Paul caractérise au chapitre XIV et envers lesquels il prêche la charité et le support. Sans doute ils se rattachent de près ou de loin au judaïsme. C'est du judaïsme et non de la philosophie pythagoricienne, que leur viennent leurs scrupules et leur ascétisme. Mais il ne faut point les Confondre avec les chrétiens judaïsants de Galatie, de Corinthe ou même de Rome en général. Ces chrétiens ascètes, qui n'insistent point sur la circoncision et les pratiques pharisiennes, mais sur certaines abstinences, sont une apparition nouvelle, radicalement diflférente du judéo-christianisme primitif. Ils ne mangent point de chair, ne boivent point de \in, ne se nourrissent que de légumes. Où trouver l'origine de cet ascétisme? Ritschl, non sans quelque apparence de raison, y voit une suite de l'essénisme dont l'esprit s*infiltrait déjà

dans l'Eglise. Quoi qu'il en soit, cet ascétisme pratique trouvait ses raisons soit dans un dualisme philosophique, soit dans une interprétation de l'Écriture analogue à celle dont usaient les Ébionites pour justifier les mêmes abstinences i. Mais, à Rome, cette morale ascétique paraît s'être propagée sans les dogmes qui la légitimaient. La pratique avait devancé la théorie. Voilà pourquoi l'apôtre, tout en condamnant le principe de conduite de ces membres faibles (icéicetdjxat èv xup((|) 'lYjaou 5x1 oiSèv xotvbv 3t' oùtou), ne prend point souci de les combattre et a pour eux les ménagements que l'on doit à toute conscience timorée. Plus tard, à Colosses, les deux éléments pratique et théorique se trouvent réunis. Cette tendance, jusque-là indécise et flottante, nous apparaît ici plus précise et plus nettement caractérisée.

Les faux, docteurs, que Paul combat dans son épître aux Colossiens, se distinguent en efiet par ces deux traits : un ascétisme très-rigoureux et des hardiesses spéculatives trèsaventureuses. Ils semblent bien avoir, de concert avec les judaïsants, essayé d'imposer la circoncision aux paganochrétiens (Col. II, 11), mais là n'est pas leur originalité. Elle est dans cet ascétisme volontaire, qui n'épargne point la chair, qui semble avoir quelque chose de plus méritoire précisément parce qu'il va plus loin que les commandements de Dieu, et que Paul caractérise si bien par le mot, èOsXo- ÔpiQoxeCa (II, 22,23). Ils ne célèbrent pas seulement les sabbats et les néoménies, mais ils commandent encore de s'abstenir de certains aliments, de certaines boissons : ne touche poinU ; ne goûte point, A ce système d'abstinences se joint la vénération des anges, au nombre desquels était rangé sans doute Jésus-Christ.

Mais il y avait, dans cette vénération des anges, bien plus

* Voy. Épiphane, Uœres, 30, 15.

qu'une superstition populaire. C'était un objet de spéculation et de science transcendante. Ces êtres célestes étaient divisés en classes et rangés dans une savante hiérarchie qui devait expliquer les rapports de Dieu et du monde, l'origine et le caractère du mal, la marche des choses et leur fin suprême. Le système ira se transformant et se perfectionnant dans les grandes écoles gnostiques du commencement du second siècle. Mais il est déjà esquissé. Les termes du gnosticisme sont trouvés. Ils gardent encore, il est vrai, une couleur religieuse, un caractère concret, qu'ils doivent à leur origine, mais ils sont en train de perdre l'un et l'autre pour revêtir une signification toujours plus métaphysique et plus abstraite. Les éons sont dénombrés: Ôpévoi, xupiéxTQTeç, ipXdi^ atûveç. Leur totalité a son expression dans le Tzkripiù\kOL divin. Entre le dernier des éons et le Dieu suprême s'étend une échelle ascendante que tous les êtres doivent remonter pour rentrer progressivement dans la divinité d'où ils sont issus. Voilà ce monde fantastique dans la contemplation duquel se perdaient les docteurs de Colosses. Ce sont leurs spéculations à perte de vue, sans raison et sans base, que l'apôtre leurreproche à propos de cette religion des anges (S ixt; l(i)pax,£v àix^a- Te6a)v, II, 18). Plus leurs théories étaient ingénieuses, plus ils en étaient fiers (ehri (pufftouixsvo;) . Ils prétendaient avoir trouvé la vraie sagesse et en posséder tous les trésors (II, 3, 4); ils avaient sondé les profondeurs de la vie ; ils savaient, où les autres ne faisaient que croire, et ils opposaient ainsi leur ffTiose à la simple foi des humbles chrétiens. Telle est l'image de ce gnosticisme judaïsant qui se détache des épîtres aux Golossiens et aux Éphésiens. Elle est plus précise encore et plus complète dans les trois épîtres dites pastorales. C'est le même ascétisme ; ce sont les mêmes spéculations fantastiques, les mêmes rêves de l'esprit (1 Tim. IV, 1-7). Le dualisme fondamental de cette philosophie est encore plus

accentué (IV, 3, 4). Le système a une forme plus arrêtée et plus consistante ; c'est une mythologie profane (pOiddt péSr^Xoi TMii Ypa<i)3ei(;), OÙ la métaphysique revêt les formes des contes les plus bizarres et les plus aventureux. Ce sont d'interminables généalogies {•^v^zako-^iai dxépavTot), des discussions aussi passionnées que stériles, flattant une curiosité maladive. Enfin cette philosophie est déjà en possession de son nom historique ; elle s'appelle elle*même \di gnose (1 Tira. VI, 20) i.

Il ne peut y avoir de doute sur le caractère de ce gnosticisme primitif. C'était évidemment une spéculation née dans les cercles juifs et restée judaïsante* Ces mêmes docteurs non-seulement recommandaient la circoncision, la célébration du sabbat et des nouvelles lunes (Col. II, 11-18), mais ils prétendaient être les vrais docteurs de la loi (voiAôSiBioKaXo?^ 1 Tira. I, 7). Sans doute ils prenaient leur point de départ dans l'Ancien Testament, et, par la méthode d'exégèse familière à cette époque, ils y retrouvaient toutes leurs rêveries. Nos épîtres appellent leurs fables (auÔoi louSatxoC (Tit I, 14), soit que ces mythes eussent des juifs pour auteurs, soit plutôt qu'ils consistassent en légendes juives ou en récits de l'Ancien Testament transformés en mythes philosophiques dans l'esprit et le sens du philonisme.

Mais ces nouvelles tendances, qui, dès l'origine, ont dû revêtir bien des formes diverses, n'en restent pas moins profondément distinctes du judéo-christianisme des premiers jours. Celui-ci semblait continuer le pharisaïsme dans TE* glise chrétienne ; celles-là, comme MM-. Ritsohl et Mangold l'ont très-bien fait observer, semblent être un développe* ment de l'essénisme. Nous ne voudrions point trancher ici en passant cette grave question de l'origine du gnosticisme. n est probable qu'il est né spontanément en divers Ueux à

^Voy. Mangold, Die Irrlehrer der Pastoraibriefe.M9i,rh.^ 1866.

la fois. Ce n'est point, en effet, une philosophie particulière ; c'est un mouvement général de l'esprit humain qui se fait alors sentir dans toutes les écoles, comme dans toutes les religions, essayant de transformer les éléments de la tradition, de les dissoudre et de les absorber dans le laborieux travail de la raison spéculative. Ainsi le néo-platonisme et le néopythagoréisme ne sont pas autre chose qu'un gnosticisme philosophique, comme les spéculations d'un BasiKde ou d'un Valentin sont un gnosticisme chrétien, comme l'alexandrinisme de Philon est un gnosticisme juif. Ce sont les mêmes procédés de spiritualisation, appliqués dans des lieux, par des esprits et sur des matériaux différents; c'est toujours le même but, poursuivi par la même méthode, non plus seulement la connaissance discursive, mais l'intuition immédiate, la possession et la jouissance de la vérité absolue. C'est enfin, dans toutes les écoles, comme trait permanent, l'union du mysticisme spéculatif et de l'ascétisme pratique. Si l'on songe au riche épanouissement de ce gnosticisme au commencement du second siècle, si l'on se rappelle qu'à ce moment il a été la philosophie dominante dans tout l'Orient, on ne doutera guère qu'il ne remonte, par ses origines, au miUeu du premier siècle. On ne peut supposer, en effet, que les systèmes qui triomphent vers l'an 120 ou 130, soient éclos spontanément avec cette forme savante et achevée qui les distingue. La gnose n'est arrivée à ce degré de développement que par une assez longue élaboration. A cette époque, elle a déjà des ancêtres, un passé et des traditions; elle aime à se rattacher immédiatement aux apôtres^. Sachrono-

* On sait que Basilide, Valentin, Marcion prétendaient avoir recueilli des traditions secrètes que leur auraient transmises des disciples immédiats des apôtres. Ainsi Basilide disait tenir sa doctrine d'un certain Glaucias, interprète de Pierre, et Valentin, de Théodas, disciple de Paul.

logie reste sans doute fort incertaine. Mais les termes gnostiques, épars dans les dernières épîtres de Paul, particulièrement dans répître aux Golossiens, ne peuvent plus être allégués comme des preuves d'inauthenticité. Ils prouvent seulement que les origines du gnosticisme sont plus lointaines qu'on ne Fa cru pendant longtemps.

S'étonnerait-on de voir une telle tendance faire de si bonne heure irruption dans le sein même de l'Eglise chrétienne? Il n'est pas nécessaire, pour expliquer le fait, d'invoquer les procédés éclectiques de cette époque, la fermentation générale des idées dans les grands centres de l'Asie Mineure qui engendre alors tant de phénomènesl)izarres. 11 suffit de remarquer l'affinité singulière de la gnose et de l'Évangile. La gnose se proposait le même but, l'union de l'homme avec Dieu, la rédemption des êtres déchus, et, dans la pratique, son ascétisme pouvait n'apparaître que comme une rigoureuse application de la morale juive ou chrétienne. Mais on comprend aussi quels dangers ce gnosticisme faisait courir à la doctrine apostolique. Celle-ci perdait son caractère moral, pour devenir une spéculation métaphysique. Les faits concrets, la tradition positive qu'elle avait à sa base et qui ont fait sa force, se dissolvaient, se volatilisaient, se changeaient en symboles de notions abstraites. L'Évangile devenait une mythologie. La rédemption chrétienne, qui suppose toujours la liberté humaine, qui implique les luttes de conscience et la conversion, n'était plus que la théorie du retour progressif en Dieu de tous les êtres qui en étaient issus. Enfin la personne de Christ allait se mêler, se confondre et se perdre parmi ces êtres intermédiaires, dans cette hiérarchie d'éons entre lesquels étaient partagées son œuvre et sa gloire ^

* Voy. Reuss, Histoire de la théologie apostolique ^ I, p. 366-377.

Telle éiait la situation nouvelle qui se préparait en Asie Mineure et aux dangers de laquelle il était urgent de parer. L'esprit de l'apôtre, si pénétrant et si prompt à discerner les principes, à en saisir du premier coup et la nature et les conséquences, ne pouvait se faire illusion sur la gravité de ce mouvement. «Encore, dit excellemment M. Reuss, si le contact avec ce ferment actif qui travaillait les esprits avait été purement hostile, peut-être aurait-on pu risquer de laisser ce dernier s'épuiser par lui-même. Mais ce qui le rendait surtout dangereux, c'était cette fausse apparence de parenté avec le mouvement chrétien; c'était l'impuissance de beaucoup d'esprits à démêler la différence radicale des deux courants d'idées; c'étaient les sympathies de tant de Grecs, que le désir de savoir, le besoin philosophique, plus que tout autre motif, avait amenés à l'Église, et qui se tournaient naturellement du côté où ce besoin paraissait recevoir la plus ample satisfaction. Il arriva donc un moment où le vieux parti de la résistance, le parti judaïsant sembla moins dangereux que le parti du mouvement, celui des nouveaux philosophes^» Par là s'expliquent fort bien tous les caractères essentiels du paulinisme des derniers temps.

P Le paulinisme, d'une allure si hardie, j'ai presque dit si révolutionnaire, va prendre nécessairement un caractère plus conservateur. La résistance succédera à l'attaque. L'apôtre rappellera les esprits à la doctrine ancienne, à la tradition primitive (Éph. III, 2-5; II, 20; Phil. III, 1; Col. II, 2-5).

2** La doctrine paulinienne, en face de cette opposition, revêtira une forme plus spéculative. Déjà l'apôtre avait désigné son évangile, dans la première épître aux Corinthiens, comme une sagesse par/aite (aoçCav èv toîç TeXefeiç, 1 Cor. II, 6).

'/ôerf., p. 378.

Mais alors il préférait encore opposer la folie de la croix à la sagesse du monde. Désormais, sans rien enlever à rÉvw* gile de cette divine folie, sans faire oublier au chrétien la sphère de la vie intérieure et sanctifiée, il saura développer ce qu'it nomme une sagesse parfaite , et montrer dans sa doctrine la plus haute philosophie. Il y était d'ailleurs assez porté de lui-même ; il devait trouver quelque satisfaction à opposer à des spéculations aventureuses, la vraie science chrétienne, et à couronner ainsi l'œuvre de sa pensée entière (Col. I, 9, 10; II, 2. Eph. III, 10, ot OYjaaupot t% ao^Jocç, xai T^ç Yvdixiewç èv XpiffTÛ à7u6x,pu9ot, Col. II, 3).

3® De ce point de vue nouveau, découlait nécessairement une conséquence nouvelle, la concentration, je dirais volontiers l'absorption de toute la dogmatique chrétienne dans la cAristologie. Les doctrines de la justification par la foi, de l'universalité du salut, sont résumées dans nos dernières épîtres avec autant d'énergie et de précision que d'ampleur. Mais l'intérêt capital de ces lettres n'est point là. Ces grandes idées ne paraissent plus en péril. Ce qui courait le risque d'être compromis, dans la foule des êtres intermédiaires, c'était, nous l'avons dit, la royauté souveraine de Jésus- Christ. Aussi est-ce avec un orgueil triomphant, que Paul abat et prosterne aux pieds du Fils de Dieu toutes ces puissances, tous ces trônes, tous ces éons, qui lui disputaient l'honneur de la rédemption. La proclamation de la valeur métaphysique de la personne et de l'œuvre de Jésus suivait naturellement.

4"^ Enfin un dernier changement, non moins grave, s'accompHssait en même temps dans l'éthique de Paul. Les lettres aux Corinthiens semblaient recommander un certain ascétisme, surtout au sujet du mariage. Cet ascétisme n'était point, avons-nous dit, fondé dans la pensée même de l'apôtre ; mais l'attente de la venue prochaine de

Christ, la crainte des grandes tribulations qui devaient la précéder^ lui avaient fait insister, plus que de raison, sur le précepte d'abstinence. Si le mariage est bon, disait-il, le célibat vaut encore mieux (1 Cor. VII, 1, 7, 28-31, 38). Déjà, dans l'épître aux Romains, ce que ces paroles pouvaient avoir d'exclusif et d'étroit a disparu (Rom. XIV, 14). Un point de vue plus large se révèle. Évidemment l'horizon de l'apôtre, du côté de l'avenir, s'est élargi ; la catastrophe finale ne paraît plus imminente ; la vie de famille, la vie sociale et leurs devoirs reprennent dès lors leur importance et leur valeur. C'est même dans cette sphère, avant tout, que doit se manifester la vie chrétienne. Jamais Tapôtre n'a autant insisté que dans ces dernières lettres sur les devoirs sociaux et domestiques (Éph. V, 15 — VI, 10, Col. m, 17 — IV, 6; Phil. IV, 8, 9). L'ascétisme est radicalement condamné dans son principe et dans ses préceptes (1 Tim. IV, 1-5).

n est temps d'étudier de plus près la nature de chacune de ces épîtres.

Page 1