‹ L'apôtre Paul et Jésus-ChristChapitre 69 sur 111 · LL · texte numérisé non relu

LL

JS

Les ‘trois déclarations Mar /6r5"9) 15010827 viennent à brûle-pourpoint sans être provoquées, comme la plupart des enseignements de Jésus, par un fait quelconque. Dans ces trois passages, Jésus apparaît comme un professeur qui donne un enseignement sous une forme arrêtée d'avance, tandis que dans tout le reste de l’évangile, il apparaît comme un maître habile, pour lequel les moindres circonstances et les détails les plus insignifiants suggèrent l’enseignement qui convient au moment particulier. De plus, ces trois paroles sont toutes au style indirect, amenées par la formule : « Il enseignait qu'il fallait que », suivies de verbes à l’infinitif, alors que la plupart des paroles authentiques de Jésus nous sont conservées au style direct.

L'allusion 9, 9; est également fortsuspecte, parcequ'’elle se rattache à un épisode d’une historicité douteuse, celui de la transfiguration.

Il n’en est aucunement de même de Marc, 10, 45:. Cette phrase n'est pas amenée par la même formule, elle est rédigée au style direct, et, surtout, elle fait partie d’un

éveloppement sur l'humilité qui est suggéré à Jésus par une circonstance particulière : l'ambition des fils de Zébédée.

Mettant de côté cette dernière parole de Jésus, nous croyons devoir fortement suspecter les déclarations que nous étudionsici'. Écartons donc complétement ces passages, et plaçons-nous de nouveau en face de la question que nous avons posée. Nous croyons qu'il faut complètement laisser de côté ici toute considération dogmatique. Il est évident, en effet, que, si on part de l’idée que la mort de Jésus était une expiation nécessaire, on ne peut pas ne pas arriver à cette conclusion, que Jésus, dans la plénitude de

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