‹ L'apôtre Paul et Jésus-ChristChapitre 81 sur 111 · Ouv. cité, pp · texte numérisé non relu

Ouv. cité, pp

d'un rapport extrêmement étroit entre le croyant et le Christ ressort, on le voit, de l'étude de la formule paulinienne ëv Xptorù ‘’Incoë.

Paul exprime d’une manière imagée cette union étroite entre les croyants et le Christ, en disant que les croyants sont les membres du Christ : « Vos corps, écrit Paul aux Corinthiens, sont les membres du Christ » (Gor 653 chii2, 27:). « Tous, nous ne sommes qu'un corps en Christ», écrit-il aux Romains (Rom., 12, s ;), et il a soin de bien expliquer sa pensée: « Il y a plusieurs membres, mais ces membres forment un seul corps; il en est de même, dit-il, de Christ : nous avons tous été baptisés d’un même Esprit pour ne former qu'un seul corps, soit Grecs, soit esclaves, soit libres » (I Cor., 12, 12;), ce corps a un chef qui est Christ. Le croyant dépend de lui et lui à son tour dépend de Dieu (I Cor, 8, 6; 11, 3;). Le croyant ne vit donc plus pour lui-même, mais pour le Christ et pour ses frères (Rom., 14, 7;). Il n’y a plus de différences entre les hommes (I Cor., 7, 22; cf., 12,5;). Paul va même jusqu’à proclamer l'abolition de différences qui semblent fondées sur la nature même des choses. « Vous avez été baptisés en Christ, dit-il, vous avez revêtu Christ, il n’y a plus ni Juif, ni Grec, ni esclave, ni libre, ni homme, ni femme; tous vous êtes un en Christ-Jésus » (Gal., 3, 2761283) 9.

Si nous voulons nous efforcer de saisir la nature de union du Christ et du croyant, nous rencontrons d’abord une idée importante, c’est que le croyant possède en lui l'Esprit du Christ. « Dieu, écrit Paul aux Galates, a envoyé dans nos cœurs l'Esprit de son Fils qui crie Abba, c'est-à-dire Père !» (Gal., 4, 6;) Dans la première épître aux Corinthiens, Paul appuie sa prétention à juger de

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tout en disant : « L'homme pneumatique juge tout et n’est jugé par rien, nous avons l'Esprit du Christ» (I Cor., 2,15. 16;). Dans la même épitre, il déclare que nul ne peut dire que Jésus est le Seigneur, si ce n’est dans l’Esprit de Dieu (I Cor., 12, 3;). Dans la seconde épître aux Corinthiens, il dit que Dieu nous a oïnts, qu’il a mis son sceau sur nous et nous a donné le gage de son Esprit (II Cor., 1,21 ;), et il motive par la possession de l'Esprit la liberté des enfants de Dieu (II Cor., 3, 17;).

Cette possession de l'Esprit n’est pas seulement, si on peut s'exprimer ainsi, un épiphénomène de la vie religieuse, elle est la condition essentielle sans laquelle on ne peut appartenir au Christ. « Si quelqu'un n’a pas l'Esprit du Christ, écrit l’apôtre aux Romains, il ne lui appartient pas » (Rom., 8, 9;)'. I] n’est pas facile de définir avec une extrême précision, ce qu'est pour Paul cet Esprit qui est donné au croyant; aussi bien cette question n’a-t-elle pas ici d'importance capitale. Cet Esprit est appelé tantôt l'Esprit de Dieu (I Cor., 12, 3.), tantôt, et c'est de beaucoup le cas le plus fréquent, l'Esprit du Christ (Gal., 4, 6; I Cor., 2, 16; Rom., 8, 9;); il arrive même à Paul d'identifier complètement le Christ et l'Esprit. « Le Seigneur, dit-il, c’est l'Esprit » (IL Cor., 3, 17;). L'Esprit est donc quelque chose de la réalité même du Christ, par lui le Christ est réellement présent dans le cœur des croyants. Le fait que l'Esprit est aussi appelé l'Esprit de Dieu n’est pas une objection à cette manière de voir, le rôle de Dieu ici, consistant uniquement en ceci, que c’est lui qui donne dans le cœur du croyant l'Esprit du Christ (Gal., 4, 6; Il Cor., 1, 21;)°, conformément au principe

1. Sur ce point, voir l'ouvrage déjà cité de GunkeL, Die Wirkungen des heiliven Gestes, 2. L'idée du corps pneumatique du Christ ressuscité rendait facile à

RTE PERSONNE ET L'ŒUVRE. DU. RAS | En à

‘4 ne Een) de la théologie paulinienne, que c'est de Dieu Fit que vient toute réalité.

Mais l’idée de l'Esprit, quelque importante qu’elle soit,

3 ne nous permet pas encore de pénétrer jusqu’au fond de A

de la pensée paulinienne. Paul conçoit qu’il y a entre le 4 GHoyant et le Christ, pénétration réciproque, c’est ce

4 qu’exprime l’idée de l'union mystique. 12000 À La mort du Christ a pour effet d’unir étroitement le à croyant au Seigneur (I Thess., 5, 10;). L'union mystique ‘es $ nous apparaît ainsi comme une conséquence directement

nécessaire de la manière dont Paul conçoit la mort du Christ. Celle-ci ne peut avoir d'efficacité pour les hommes, que s’ils sont unis au Christ par un lien de solidarité tel, i que ce qui est vrai de lui le soit aussi d’eux. Il ne s’agit pas seulement de la solidarité qui unit naturellement tous va les hommes entre eux, mais d’une union que fait naître la foi, ou plutôt qui constitue la foi elle-même, et grâce à laquelle on peut dire que le croyant meurt avec le Christ et ressuscite avec lui : « Je suis crucifié avec Christ, dit Paul, je ne vis plus moi, mais Christ vit en moi; pour à ce que vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de l’homme qui m'a aimé et qui s’est donné pour mor(Gal 51920: PET; ar). : NS Paul trouve l’union du Christ et du croyant préfigurée dans la Genëse. Lorsque Dieu eut créé l’homme et la V5 femme, il dit : « Eux deux ne seront qu’une chair » (Gen., "00 2, 24;); de même, dit Paul, « celui qui s’unit au Christ : ne forme plus qu’un esprit avec lui » (I Cor., 6, 16. 17;). C'est la même image qu’emploie Paul, quand il écrit à ces mêmes Corinthiens : « Je désire ardemment vous pré- Va senter à Christ comme une vierge sainte » (II Cor., 11,

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Paul de se représenter la présence réelle et substantielle du Christ dans le cœur des croyants.

2;). Ailleurs, il se sert d’une autre image : Il faut, dit-il, que Christ soit vivant dans le croyant. À propos de luimême, il dit : « Christ qui parle en moi » (II Cor., 13,3; cf. 13, 5;) aux Galates il écrit qu’il souffre de nouveau pour eux les douleurs de l’enfantement, jusqu'a ce que Christ soit formé en eux (Gal., 4, 19;). Dans l'épître aux Romains, il dit que Dieu a destiné les croyants à être conformes à l’image de son Fils (Rom., 8, 29;).

Il y a dans la communauté chrétienne un rite qui est, aux yeux de Paul, l’expression symbolique de l’union du croyant avec le Christ, c’est le baptême. On connaît le sens que Paul attribue aux divers moments de cet acte. L’immersion exprime l’ensevelissement du croyant avec Christ, le second moment, celui où le baptisé sort de l’eau, exprime la résurrection du croyant avec Christ. « Nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, écrit Paul aux Romains, avons été baptisés en sa mort, nous avons été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que de même que le Christ a été ressuscité des morts par la gloire du Père, nous aussi marchions en nouveauté deviens (fom. 6) Gps TO CON Pres ss.;). Ce qu’exprime le baptême, c’est donc cette idée que le croyant est mort avec Christ, et qu'il vit avec lui. « Vous tous qui avez été baptisés en. Christ, écrit l’apôtre aux Galates, vous avez revêtu Christ, il nya plus ni esclave, ni libre... vous êtes tous un en Christ » (Gal, .35 27.28 %Rom., 132 r4:)@Christlesthinort, dit-il encore, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité poumeux » (EDiCoRS ES TS icone Er A)

L'union mystique a aussi ce résultat que le croyant porte en son corps la mort de Jésus, afin que sa vie soit aussi manifestée en son corps (II Cor., 4, 10;). Paul

donne heureusement après ce passage une explication qui permet d’entrevoir ce que c’est que la #r%ewas dont il parle ici. « Nous les vivants, dit-il, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie du Christ soit manifestée dans notre chair mortelle » (II Cor., 4, 11;). Paul songe certainement aux fatigues, aux souf- ‘frances, aux travaux de son apostolat, dans lesquels cependant éclate la puissance divine (cf. II Cor., 6, 0. 10;). C’est la même idée qu’exprime la réponse que Paul reçoit de Dieu, quand il le prie de le délivrer de l’écharde qui-est dans sa chair. « Ma force se réalise dans ta fai-. blessé» (I. Cor., 12,9; cir2, 10. Quand: jé suis faible, c’est alors que je suis fort »). Ainsi Paul veutdire que dans faiblesse de l’homme, image des souffrances et de la mort du Christ, agit la vie du Christ ressuscité. Ceci nous permet de comprendre un passage un peu énigmatique de l’épître aux Galates : « Au reste, mes frères, dit Paul, que personne ne me fasse de la peine, car je porte en mon corps les stigmates de Jésus » (Gal., 6, 17;) :1l neconvient pas, croyons-nous, de songer ici à un phénomëne plus ou moins pathologique du genre des stigmates de saint François d'Assise, mais il faut penser aux souffrances, aux fatigues, aux peines que Paul supportait pour Jésus-Christ, c'est-a-dire pour la propagation de son Évangile, et plus simplement peut-être aux cicatrices qu'avaient laissées sur son corps les mauvais traitements qu'il avait subis”.

Quelque intime que soit l’union entre le Christ et le croyant, elle n'arrive pas à la perfection dans la vie ac-

1. DErssmanx (Bibelstudien, pp. 265 ss.) croit que Paul se compare à un homme que des talismans magiques protègent contre les mauvais esprits. L'apôtre affirmerait ici que la puissance du Christ le protégera contre les des-

seins de ses ennemis. L’explication nous paraît plus ingénieuse que solide. 2. ZAHN, Einleitung in das Neue Testament, 1, p. 140.

de Mgr

tuelle. En tant qu'il habite dans son corps, le croyant est séparé du Christ, et il aspire au moment où il sera uni à lui : « Habitant dans le corps, nous sommes éloignés du Seigneur, écrit Paul, nous marchons, non par la vue, mais par la foi. Nous désirons quitter ce corps pour habiter avec le Seigneur » (II Cor., 5,6. 7;). Ceci nous améne à considérer un autre ordre d'idées. Après sa résurrection, le Christ n’intéresse pas Paul uniquement à cause de l'union mystique du croyant avec lui. mais aussi parce que c’est de lui que Paul attend le couronnement de

l’œuvre de la Rédemption.

Paul est convaincu que le Christ va revenir du ciel; la parousie est pour lui le but vers lequel tend toute l’activité du chrétien. Écrivant aux Thessaloniciens, il leur remet en mémoire « l'attente du Seigneur Jésus-Christ » (EL Thess., 1, 3 ;); il leur rappelle qu’ils doivent attendre le Fils qui viendra du ciel (1 Thess., 1, 10;); il leur dit qu'eux-mêmes seront sa gloire et sa couronne à la parousie du Seigneur Jésus (1 Thess., 2, 19; cf. II Cor., 1, 14; Phil., 2, 16;), et exprime le souhait que Dieu les conserve irrépréhensibles pour ce jour-là (1 Thess., s, 23;). Il exprime le même souhait au commencement de la première épitre aux Corinthiens (1 Cor., 1, 8;); à propos de l’incestueux de Corinthe, il dit qu’il faut livrer un tel homme à Satan pour la destruction de la chair, afin que l'esprit soit sauvé au jour du Seigneur (1 Cor., 5, $;); il exhorte les Corinthiens au travail et leur promet que leur peine ne sera pas sans récompense (I Cor., 15, s8;); enfin, il termine son épitre en rappelant que le Seigneur est proche (1 Cor., 16, 22;). Dans l’épître aux Philippiens, Paul parle également du jour du Seigneur comme du terme auquel sera achevée l’œuvre commencée par Dieu dans les croyants (Phil., 1, 6;).

De même, le développement moral du chrétien a pour

but le jour de la parousie ( Phil, 1, 10;). Dans la même épitre, il présente toute son activité comme un effort pour parvenir à la résurrection des morts (Phl., 3, 10;), et déclare que c’est du ciel que nous attendons le Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ qui transformera notre

"corps pour le rendre conforme à son corps glorieux

(Phil., 3, 21;). Enfin, une des dernières paroles de cette

épitre qui est, on le sait, comme le testament spirituel du grand apôtre est : « Le Seigneur est proche » (Phil, :

4; ÿ:)- Mais si l'attente impatiente.du retour du Christ se trouve ainsi chez Paul depuis le commencement jusqu’à

la fin de son ministère, l’idée qu'il s’est faite de ce re- "

tour a fort varié depuis la première épître aux Thessalo-

niciens, jusqu’à l’épitre aux Philippiens. Dans l’épître aux

Thessaloniciens, Paul enseigne que rien ne peut permettre de prévoir le retour du Christ. « Au sujet du temps et du moment, frères, écrit-il, vous n'avez pas

besoin qu’on vous écrive, car vous savez fort bien que le

jour du Seigneur viendra comme vient le voleur dans la nuit » (I Theis., $, 1. 2;). Cependant Paul est convaincu que le jour du Seigneur ne saurait tarder ; il l'attend encore pendant sa vie (1 Thess., 4, 15;). Lors de la parousie, pense-t-il, les morts ressusciteront pour partager

le sort des vivants. Au son de la trompette divine, à la

voix de l’archange, le Seigneur descendra du ciel, les morts ressusciteront alors et en même temps que les vivants seront enlevés dans les airs à la rencontre du Seigneur (I Thess., 4, 15; ss.). |

Dans la première épître aux Corinthiens, nous trouvons une manière de voir identique. « Voici, écrit Pa-

pôtre aux Corinthiens, je vais vous dire un mystère.

Nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d'œil, au son de la dernière trompette. Car la trompette sonnera, les morts ressusciteront incorruptibles, et nous-mêmes serons transformés » (I Cor., 15, 51-52;). Le Christ remettraalors le Royaume au Père, lorsqu'il aura triomphé de toutes les puissances. La dernière puissance vaincue sera la mort. Alors le Fils même se subordonnera au Père, en sorte que Dieu sera tout en tous (I Cor., 15, 28;).

L'époque à laquelle fut écrite la seconde épiître aux Corinthiens marque une transformation profonde dans l’eschatologie de Paul’. Il se produisit alors dans la vie de l’apôtre un fait qui eut sur sa pensée un profond retentissement. Nous ne connaissons malheureusement ce fait que par une allusion de Paul : « Nous ne voulons pas, écrit-il aux Corinthiens, que vous ignoriez, frères, l’angoisse qui nous est survenue en Asie. Nous avons été accablés avec excès, au delà de nos forces, au point de désespérer de la vie » (II Cor., 1, 8;); un peu plus loin, il dit que cependant Dieu l’a arraché à la mort et qu'il espère qu'il l'en arrachera encore (II Cor., 1, 10;).

Que s'est-il passé alors? Nous ne saurions préciser. Il

1. SABATIER, Comment la foi chrétienne de l'apôtre Paul a-t-elle triomphe de la crainte de la mort? (Revue chrétienne, 1894, pp. 1-22.) L'exégèse de SABATIER a été critiquée par Goper, La victoire de la vie sur la mort. (Revue chrétienne, 1894, pp. 194-206), et BRUSTON, La vie future d’après saint Paul, Paris, 1895. Les raisons mises en avant par ces deux auteurs ne nous paraissent pas décisives. Voir aussi SübErBLom, La vie future d'après le Maxdësme, Paris, 1901, pp. 397 ss; Soxocowsxt (Die Beoriffe Geist und Leben bei Paulus, p. 217, ss.) attribue cette transformation à l’influence des idées grecques. J'ai essayé de montrer dans le compte-rendu que j'ai donné de son livre (Revue de l'histoire des Religions, 1903, p. 405.) que cette transformation s'explique bien mieux par des causes exclusivement religieuses.

est probable que Paul s’est trouvé dans une situation désespérée et qu'il ne put qu’à grand’peine échapper à la mort'. Quoi qu’il en soit, à partir de ce moment-là, une idée naît dans la pensée de l’apôtre, c’est qu’il pourrait mourir avant le retour du Christ. Ses espérances eschatologiques prennent dès lors une autre forme. Il arrive à - cette conviction, qu il n’est pas possible que la mort soit, comme il se l’imaginait jusque-là, une période d’anéantissement provisoire, mais que, même mort, le chrétien ne saurait être séparé de son Dieu. Quand sa demeure terrestre se dissout, il reçoit de Dieu une demeure. incorruptible qui n’est pas faite de main d'homme (I Cdr.,52;8$:)7. NUE La transformation que subit l’eschatologie de Paul consiste donc en ceci, que la résurrection des croyants était conçue d’abord comme devant avoir lieu seulement lors du retour du Christ, et qu’à partir de la seconde épître aux Corinthiens, l’apôtre, au nom de son expérience, déclare que même la mort ne saurait séparer le croyant de l’amour de Dieu en Jésus-Christ (Rom., 8, 39;). On se tromperait cependant, en imaginant qu’à un moment donné, Paul rompit complètement avec les idées qu'il avait professées jusque-là. La transformation dut étre insensible, et Paul ne renonça jamais à attendre le retour du Seigneur. Dans l’épître aux Philippiens, comme dans l’épitre aux Thessaloniciens, il proclame la proximité de la parousie. Notons enfin qu'il semble bien que ce soit par un jugement que l’œuvre du Christ doive s'achever lors de la parousie : « Le Seigneur me jugera, écrit Paul dans la pre-

1. Peut-être, lors de l’émeute soulevée par Démétrius (Actes, 19, DA SSI

2. Uneidée identique se trouve dans l’épître aux Philippiens où lapôtre soupire après la mort comme après une délivrance (Phil., 1, 21 ; ss.).

— LES IDÉES \ mière épître aux Corinthiens; ne jugez pas jusqu’à ce que vienne le Seigneur qui éclairera tout ce qui est secret » (I Cor. 4, 4. 5 ;). «Il faut, écrit-il de même dans la seconde épître, que nous soyons tous manifestés devant le tribu- nal de Jésus-Christ; pour que chacun reçoive suivant le bien et le mal qu'il aura fait étant dans son corps » (II Cor., S, 10;). Dans l’épître aux Romains, parlant du jour du Seigneur, il dit : « Le jour où Dieu jugera ce qui est caché en l’homme » (Rom., 2, 16;).

S'il fallait caractériser d’un mot cette christologie paulinienne, nous le ferions en rappelant cette parole de la première épître aux Corinthiens : « Personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, qui

est Jésus-Christ » (I Cor., 3, 11; cf. Ephés., 2, 20;).

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