‹ l'Apotre Saint JeanChapitre 1 sur 59 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Il y a peu d'années, je m'étais rendu à Rome vers le temps de la semaine sainte. J'y étais attiré par mes goûts, mes études, et plus encore peut-être par ce penchant qui conduit là tous ceux qui cherchent le repos de l'âme, et comme la présence plus sensible de Dieu.

Le matin du Jeudi saint j'étais sorti de la ville, fuyant la multitude trop grande des pèlerins qui assiègent Saint-Pierre, et je m'étais dirigé vers l'antique basilique de Latran. C'était dans une de ces matinées d'Italie, plus particulièrement pénétrantes au printemps, qui font monter à l'âme mille pensées confuses d'espérance et de vie. J'étais seul. La solitude était complète aussi dans ces vastes espaces, semés de plantes et de ruinée, qui séparent Sainte-Marie-Majeure

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