‹ l'Apotre Saint JeanChapitre 49 sur 59 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

l'école de saint JEAN. — SA MORT.

Saint Jean n'avait pas vécu si longtemps en Asie sans grouper autour de lui un certain nombre de disciples qui y reçurent ses leçons, s'inspirèrent de son esprit, et le transmirent ensuite aux lointaines contrées de l'Orient et de l'Occident.

C'est ce qu'on a nommé l'école de saint Jean. Elle fut nombreuse sans doute ; et, entre ceux qui la fréquentèrent alors, beaucoup sont inconnus. D'autres ont sauvé leur mémoire de l'oubli par l'éclat de leurs vertus ou celui de leurs œuvres; et l'histoire de ces disciples jette une dernière clarté sur celle de leur maître.

Ignace et Polycarpe occupent à cette école une place première.

Ignace, Ignatius, que plusieurs auteurs appellent aussi Egnatius , nous est déjà connu K Quelques

1 V., sur saint Ignace :

BoUand. Acta Sanct., i Febr.

historiens ont vu en lui ce jeune enfant que le Seigneur avait placé au milieu des apôtres en leur disant : « Si vous ne devenez semblables à ce petit enfant, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux '. » Lui-même écrivait plus tard aux chrétiens de Smyrne : « Quant à moi, j'ai connu Jésus- Christ dans sa chair, après sa résurrection ^ » Nous avons vu les lettres apocryphes qu'on lui prête, et qu'on lui fait adresser à Jean et à Marie. Maintenant nous le retrouvons évêque d'Antioche, successeur d'Evodius sur ce premier siège de saint Pierre, consacré, assure-t-on, par cet apôtre lui-même, puis s'attachant aux traces de son maître saint Jean, et recevant de ce grand homme la direction de sa vie et de son enseignement ^

Antioche était en Asie la rivale d'Éphèse. Bâtie au bord de TOronte, dans une plaine fertile, l'ancienne résidence des rois de Syrie était un des grands centres où l'Orient et l'Occident échangeaient leur culture brillante et raffinée. La beauté de ses

Goieilier , Patres œvi apostolici, t. L

Halloix, Ecclesiœ orient, scriptorum Vitce, in-fol. , p. 289; Douai, 4533.

' Tradunt Graeci quôd parvulus erat quem Dominus advocatum statuit in medio dicens : Nisi efficiamini sicut parvulus iste. (Anastas. Bibliothec, in Scholiis ad actionem primam octavœ sijnodi. — Nicephor. lib. II, cap. xxxv. — Metaphrast., ad XX Decemb. Item apud Surium, etc.)

2 Ignat. ad Smyrnenses.

3 OuToç ô 6eTo; lYvàxio; , à[ia no),uxap7tâ)... [ia6r|'nriî Iwàvvow to'j

z\ja.yytyKs-:ov yé-^fzoLi. (Metaphrast., ad xx Dec.) S. Chrysost. Op., t. I, orat. xui, p. 499.

ril8 L'APOTRE SAINT JEAN

édifices, sa population nombreuse, son commerce étendu , son développement artistique, en faisaient, d'après Josèphe, la troisième ville de Tempire. Mais c'était aussi la ville des niœurs dissolues et des plaisirs infâmes, que couvraient de leurs ombrages les bosquets de Daphné, que consacraient les fêles d'Astarté et les mystères d'Adonis.

Dieu, qui se plaît aux miracles, avait choisi Antioche pour en faire une des grandes métropoles de la foi. Les fidèles s'y étaient multipliés plus qu'en aucune ville de l'Asie, et ils y avaient pris pour la première fois le grand nom de chrétiens. Ignace, devenu leur évèque, y avait donné au culte l'éclat que réclamait le génie de ces Grecs, autant du moins que le comportait la pauvreté de ces commencements. On raconte dans sa Vie qu'ayant été transporté par une vision au sein des mélodies des anges, Ignace avait rapporté à son Eglise d'Antioche la musique céleste '. Ainsi les hymnes purs commencèrent à retentir sur les bords déshonorés par les chansons délirantes des prêtresses syriennes.

S'il ne nous est pas permis d'assister aux fréquents entretiens d'Ignace avec saint Jean, du moins les leçons de l'apôtre ont laissé dans les lettres authentiques du martyr des traces reconnnaissables. Ce sont des traces de flamme. F^a vérité, la charité, y ont le même langage dans les écrits de l'un et dans les épîtres de l'autre; Ignace, comme saint

1 Socral. Hist. lib. VI, cap. viii, p. 313.

L'APOTKE SAINT .IKAN 519

Jean, prêche la doctrine du V^erbe; il insiste comme lui, et dans les mêmes termes, sur la vérité de la chair du Fils de Dieu fait homme. Comme saint Jean, il appelle le corps de Jésus un pain, et son sang, un breuvage : « C'est le pain de Dieu que je désire, ce pain qui est la chair de Jésus-Christ, fils de David; et je ne veux pas d'autre breuvage que son sang, source d'immortel amour '. » La lumière, la charité, la vie, la charité, tous les mots de saint Jean reviennent sous sa plume. Aussi prétend -il être le frère des Éphésiens, parce qu'il a reçu, comme eux, la doctrine de Jean. « Je souhaite d'être toujours mis au rang des chrétiens d'Éphèse, lesquels, par la vertu toute- puissante de Jésus -Christ, ne se sont point écartés de la doctrine des apôtres ^ »

Mais ce n'est pas seulemeni la doctrine de Jean, c'est sa chanté qui déborde dans ses lettres écrites aux Églises d'Asie. Ces Églises sont celles-là même où Jean a répandu l'onction de Jésus-Christ, Éphèse, Smyrne, Magnésie, Tralles, Philadelphie, Rome même, vers laquelle Ignace allait prendre, comme Jean , le chemin du martyre, 11 est chargé de chaînes ; dix soldats , qu'il appelle dix léopards , le torturent nuit et jour; ils le traînent de Syrie à Rome à travers mille outrages; mais l'espoir de sa passion le console de tout. « C'est maintenant que je corïimence à devenir un vrai disciple, dit-il; mon

' Ignaf. ad Roman, iv. '' Jgnal. ad Ephes. xi.

esprit se prosterne déjà devant la croix. » Il veut être moulu entre les dents des bêtes, afin de devenir le pur pain de Jésus-Christ. Il défend aux Romains d'intercéder pour lui, lui-même flattera les bêtes qui lui donneront un tombeau. 11 n'y a plus en son cœur une seule étincelle qui brûle pour quoi que ce soit de matériel, dit-il; et il compare la mort à un coucher de soleil qui précède le lever radieux d'un jour divin.

Ce beau jour se leva. Ignace est le premier de ces hommes de désirs à qui Jean écrivait : « Vous êtes de Dieu, mes petits enfants, et c'est pour cela que vous avez vaincu le monde ; car celui que vous portez est plus grand que le monde. » C'est ce qu'Ignace répondit à l'empereur Trajan, son juge : « Je porte le Christ en moi ; je m'appelle Christophore ; » tel est le nom qu'il se donne en tête de ses lettres. Trajan l'envoya aux bêtes, et Ignace vit enfin le moment dont il disait : « Le fer et la croix, les os brisés, la violence des bêtes féroces, les membres coupés et le corps entier broyé, que toutes ces peines tombent sur moi, pourvu que j'obtienne Jésus-Christ '. .»

Ignace rencontra sur la route glorieuse qui le menait au martyre un autre disciple de Jean, Poly-

' Iva "[yitou Xf-irrTow ÈTinûyw. (Ad Rom. IV.)

carpe, de Smyrne. C'était lui dont il disait : « Tu es affermi en Dieu comme sur le rocher. Veille comme l'athlète de Dieu. Le prix du combat est l'incorruptibilité et l'immortalité. Demeure ferme dans la vérité comme une enclume que l'on frappe. C'est d'un grand athlète d'être frappé et de vaincre ^ » Polycarpe, de son côté, disait aux Philippiens : « Vous avez reçu Ignace, ce modèle de la charité, chargé de chaînes augustes, qui sont les diamants des vrais élus de Dieu -.

Polycarpe avait paru, lui aussi, prédestiné à de grandes choses par les merveilles de sa première, enfance ^ On disait qu'une sainte femme du nom de Callisto, avertie par un songe, l'avait trouvé et recueilli sur une des routes qui menaient à la ville de Smyrne, près de la porte Éphésiaque C'était un de ces enfants venus du fond de l'Orient, amenés par les marchands qui en faisaient le trafic pour l'usage des Romains. Callisto l'avait acheté, affranchi, élevé dans la crainte de Dieu, doté de grands biens, dont il n'avait voulu user que pour soulager les pauvres. Un évêque du lieu, appelé Bucolos, l'avait instruit d'abord, puis fait diacre, puis prêtre, jusqu'à ce

t Ignat. ad Polycarp. i.

2 Polycarp. ad Philipp.

3 V., sur saint Polycarpe :

Bolland. Acta SS., xxvi Jan., t. III, p. 306; edit. Palmé. — Sa vie, par Pionius.

Tillemont, Mémoir., t. II.

Halloix , Eccl. orient, script. Vitœ.

Cotellier , Patres œvi apostolici.

qu'un jour, se voyant près de mourir, il le fit venir à lui, lui prit la main droite, la porta tour à tour sur son cœur, à ses lèvres, avec ces seules paroles : « Gloire soit à toi, Seigneur'! » C'était marquer qu'il léguait à Polycarpe son âme d'apôtre et sa parole. Le peuple ratifia ce choix. Une flamme qui brilla sur le front de Polycarpe, le désigna aux suffrages de l'assemblée sainte. Jean le consacra évêque ^ ; et saint Jérôme dit de lui que ce fut le premier pontife de l'Orient.

Smyrne etÉphèse se touchaient. Polycarpe fut le disciple assidu de saint Jean; et Irénée laconte qu'il vécut toute sa vie de ce grand souvenir. C'était le sujet constant de ses entretiens et de ses prédications. D'ailleurs même amour de Jésus, même zèle de la vérité, même indignation contre les hérétiques dans le disciple et le maître : <( Quiconque, disait Polycarpe dans sa lettre aux Philippiens, quiconque ne confesse pas que Jésus -Christ est venu dans la chair est un antechrist. » C'est une citation textuelle de saint Jean. L'impiété gnostique lui causait tant d'horreur, dit encore Irénée, que, se bouchant les oreilles afin de pas entendre proférer ces blasphèmes, le disciple disait : « 0 mon Dieu, à quel

1 laiminente jam morte , Polycarpi manum oapit , et primurn quidem eam pectori suo apprimit, dein vultui. Quae cum egisset Bucolus : Gloria tibi, Domine, inquit; itaque obdormivit. (Pion. Vit a S. Polycarpi.)

">■ Joannis apostoli discipulus ab eo Smyrnœ Episcopus ordinatus, totius Asise princeps fuit. (S. Hieronym. he Scriptor. Ecoles. XVII.)

L'ArOTHK SAINT JEAN o28

lemps m'avez-vous réservé pour que j'endure de pareilles choses! » Alors il se levait, et quittait l'assemblée '.

Polycarpe était un évêque missionnaire, comme saint Jean lui-même; ou par lui ou par d'autres, il porta la vérité jusqu'aux rivages lointains de l'Orient et de l'Occident. Selon le Martyrologe gallican , ce serait Polycarpe lui même qui aurait installé successivement à Lyon Pothin et Irenée ; de sorte que c'est à lui que nous serions redevables de notre première foi, et que par lui nous pourrions prétendre au titre de (ils et d'héritiers de saint Jean -.

Ignace, passant à Smyrne, y revit Polycarpe, et donna le saint baiser à ce frère qui ne devait pas tarder à le suivre au martyre. « Puissions-nous un jour être réunis en Dieu! » lui avait- il écrit. Polycarpe fut fidèle à ce rendez-vous divin. L'on sait que Marc-Aurèle, n'ayant pu le contraindre à blasphémer le Dieu qu'il avait servi pendant quatre-vingtsix ans, le condamna aux flammes \

Au nombre des disciples de Jean faut-il mettre Papias, évêque d'Hiérapolis? « Papias, dit Irénée,

' Si quid taie audisset beatus ille et apostolicus presbyter, auras obturabat et pro more suo dicebat : 0 bone Deus! in quse tempora me reservasti, ut ista patiar ! (S. Iren. Epistol. ad Florinnm , apud Euseb. lib. V, cap. ix.)

2 V. la Saussaye , Murtyrol. Gallic.

3 Y, son martyre, dans la belle lettre écrite par l'Église de Smyrne à celle de Philadelphie : « Octoginta et sex annos ei servivi, et nullo me affecit incommode. Et quomodô potero blasphemare regem meum qui me salvavit? » (BoUand.jp. 318.)

fut l'auditeur de Jean et rami de Polycarpe. » Et après lui saint Jérôme : « Papias fut le disciple de Jean et le condisciple de Polycarpe '. )> Le témoignage d'Eusèbe, prétendant le contraire, saurait-il prévaloir contre l'affirmation de ceux qui, comme Irénée, sont des contemporains? Jean le prêtre ou l'ancien, qu'on donne pour le maître de Papias, estil différent de l'apôtre, qui se donne ce nom dans deux de ses épîtres?

On avait allégué qne Papias n'avait pu être le disciple de Jean, parce qu'il n'avait rien dit du quatrième Évangile, Un fragment ancien, retrouvé par Thomasius, constate, au contraire, que Papias premièrement était le disciple de l'apôtre; en second lieu, que, jeune encore, il écrivit lui-même sous la dictée de Jean, et lui servit de secrétaire pour le saint Évangile ^

Papias était éloquent. Il avait cette beauté de style et de parole qui est un don des Grecs, et qui faisait désespérer saint Jérôme de donner une digne traduction latine de ses écrits ^

1 s. Iren. Hœres. V, xxiii.

S. Hieronym. De Vir.illustr.

2 Papias nomine, Hierapolitanus , discipulus Joannis carus , in exotericis (exegeticis?) quinque libris retulit...

Descripsit Evangelium dictante Johanne reclè.

Thomasius, Catalog. des manuscrits de la Bible. Ge fragment, retrouvé dans un codex de la reine de Suède, venait peutêtre de saint Wenceslas , duc de Bohême , et remontait au ixe siècle.

^ Sanctorum Papise et Polycarpi volumina nec otii mei, nec

Particulièrement curieux des faits de la tradition, placé sur les confins du siècle apostolique, et comme aux derniers échos du témoignage direct venu de Jésus-Christ, Papias, non content de ce qu'il avait appris de Jean, son premier maître, s'informait auprès de ceux qui avaient entendu la parole des apôtres, recueillant comme les miettes tombées de la table des Évangiles. Cinq livres qu'il appela Exposition des paroles du Seigneur Jésus-Christ , furent le fruit de ses recherches. Il ne nous en reste presque rien. Fauteur de l'opinion erronée des millénaires, il eût été à craindre que Papias n'eût chargé de ses propres erreurs les traditions qu'il voulait nous transmettre. Mais le Christ n'a pas voulu laisser vivre de sa parole une autre Exposition que celle de l'Évangile, et le livre de l'homme est tombé devant le livre de Dieu.

« L'école de saint Jean , a dit le moins suspect des critiques contemporains, est celle dont la suite s'aperçoit le mieux dans le ii'' siècle ^ » Saint Justin, Tatien , Origène , saint Clément et plus lard Athanase , vont recueillir la succession d'Ignace, de Polycarpe et de Papias. Mais déjà saint Irénée se dispose à la

virium est tantas res eadem in alteram linguam exprimere vcnustate. (S. Hieronym. Lih. contra Helvidium , cap. ix.) 1 M.Renan, Vie de Jésus, préface.

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porter sur la terre de Gaule. Né vingt ans environ après la mort de l'apôtre, il va devenir le lien de deux âges et de deux mondes. Les bords du Rhône entendront ce qu'il avait appris sur les bords du Mélèse, et lui-même se reconnaîtra redevable de sa doctrine à l'école de Jean. Dans sa lettre à Florinus, voici comme il en parle :

« Je t'ai vu dans ma jeunesse, en Asie Mineure, près de Polycarpe. Combien tu recherchais son approbation alors ! Je me souviens de ces temps mieux que de ce qui vient de m'arriver à l'instant; car les connaissances qu'on a reçues dès l'enfance croissent avec notre âme, et s'unissent à elle. Je pourrais dire le lieu 011 s'asseyait le bienheureux Polycarpe quand il discourait, sa manière de vivre, sa contenance; les discours qu'il adressait au peuple. Il nous racontait comment il avait vécu avec Jean et les autres qui avaient vu le Seigneur. 11 se souvenait de leurs paroles et de tout ce qu'il avait recueilli touchant le Christ, ses miracles et sa doctrine. Polycarpe rapportait toutcela conformément aux Écritures , l'ayant appris de ceux qui avaient vu de leurs yeux le Verbe de vie. Et, par la miséricorde de Dieu, j'écoutais ces choses avec soin, ne l'écrivant pas sur le papier, mais le gravant dans mon cœur; et, par cette même grâce, je me le rappelle et je le médite incessamment ^ »

1 Vidi te cùm adhuc puer esseni , in inferiori Asiâ, apud Polycarpum in Ecclesiâ splendidè versantem et conantera ei te pro-

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Mais l'école de saint Jean était plus grande qu'Elphèse, plus large que l'Asie : elle était partout oii son Évangile avait pénétré dans les âmes. Le paganisme lui-même en ressentait l'intluence, et l'apôtre, de son vivant, put voir le christianisme commencer à transformer un monde qui l'insultait et le persécutait.

D'abord, durant ce siècle, une révolution étrange s'est faite dans les idées sans qu'aucune cause humaine puisse en rendre raison ^ Les lettres en font foi. Un philosophe comme Sénèque parle d'aimer le genre humain, presque comme l'eût fait saint Paul. Pline le Jeune, un avocat, commence à mettre le devoir au-dessus de la patrie ^ Épictète préconise la vaste et primitive unité de tous les homme dans une seule famille, dont Dieu est le père^ L'âpre génie de Juvénal s'attendrit pour nous dire, chose nouvelle ! que l'âme nous est donnée afin de nous pouvoir aimer beaucoup les uns les autres '*, Dion Chrysostome nous apprend que « tous les hommes ensemble forment une même cité, une communauté

bari. Magis enim eorum recordor quàm quse nuper contigêre... Disserebat Polycarpus, et quem se habuisse cum Joanne usum familiaritatemque referebat , etc. (S. Iren. ad Florin., apud Euseb. lib. V, ix.)

1 V. sur ce sujet :

M, Jules Denys , Hist. des idées morales dans l'antiquité, t. II.

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