CONCLUSIONS
L'hépatoptose est la dernière étape de l’entéroptose.…
Elle est sous la dépendance immédiate d’une même prédisposition morbide, qui relève d’un trouble général de la nutrition. Les autres causes qu’on lui a assignées, efforts répétés, secousses et surtout éventration ne sont, en réalité, que des causes occasionnelles.
Les lésions anatomiques de l'appareil suspenseur du foie qui accompagnent l’hépatoptose sont inconnues. Peut-être s'agit-il, avant tout, d’un allongement et d’une laxité anormale de la veine cave. Le mésohépar invoqué par Meissner n'existe pas.
Les signes physiques donnés par la percussion de la région hépatique et la constatation dans l'abdomen d’une tumeur ayant tous les caractères du foie, permettent seuls de reconnaître l'existence de cette affection. Les troubles fonctionnels qu’elle détermine n'ont rien de pathognomonique. Ils se confondent à peu près avec ceux de l’entéroptose, qui accompagne toujours l’affection, et avec ceux de la néphroptose qui lui est souvent associée.
On doit toujours commencer le traitement en essayant de faire porter au malade une ceinture appropriée.
L’hépatopexie, qu'elle soit partielle ou qu'elle soit totale, ne doit pas être faite de propos délibéré. Mais il faut l'exécuter lorsqu'on rencontre, au cours d’une laparotomie exploratrice, un lobe pédiculé du foie, ou lorsque que la glande entière, fortement abaissée, présente une mobilité excessive.