Ligament suspenseur. — 2. Lobe surnuméraire
Le feuillet postérieur du ligamentcoronaireest plus difficile à décrire, parce quil est plus difficile à voir. Pour bien se rendre compte de sa disposition. d’ailleurs assez variable, il faut faire deux préparations.
La première consiste à enlever complètement le foie, en sectionnant tous les organes qui l'abordent, vaisseaux et feuillets du péritoine au ras du tissu hépatique. On voit alors très bien, près du bord postéro-supérieur du foie, la ligne irrégulière où commence le revêtement péritonéal, et où, par conséquent, vient prendre insertion le feuillet postérieur dont nous nous occupons.
La seconde préparation permet de voir le feuillet par sa face inférieure, c'est-à-dire le point de réflexion du péritoine au-dessous et en arrière du foie, Pour le bien apercevoir, il est nécessaire de soulever le foie de façon à ce que sa face inférieure devienne antérieure, et bien visible. On y arrive facilement en sectionnant transversalement l'épiploon gastro-hépatique avec les organes qui y sont contenus et vont au hile du foie, ou en viennent. Cette section doit être pratiquée au niveau de l’hiatus de Winslow.
On a alors sous les yeux le feuillet profond de l’arrière-cavité des épiploons, et, en soulevant fortement le foie, le point où, au sommet de cette arrière-cavité, le feuillet séreux abandonne la paroi profonde de l'abdomen pour se porter sur le tissu du foie.
Ainsi l’on peut prendre connaissance des diverses particularités que présente le feuillet postérieur du ligament coronaire, limite péritonéale de l’espace celluleux au niveau duquel viennent s'accoler le diaphragme et le foie.
Sur le foie, la ligne qui limite cet espace, ligne d'insertion de notre feuillet postérieur, est assez constante. Partant de l'extrémité du lobe droit, où elle se continue avec la limite postérieure du ligament triangulaire droit, souvent absent, à un ou deux centimètres environ de l'arête mousse du bord postéro-supérieur, elle se porte oblique ment en arrière et à gauche pour venir croiser ce bord à peu près au tiers de sa longueur à partir du point où il s'échancre pour laisser passer la veine cave. Elle arrive alors sur la face inférieure du foie, en son point le plus reculé et le plus élevé, et gagne après un court trajet la demi-circonférence antérieure de la veine cave au point où celle-ci prend contact avec le foie. Abordant la veine cave par la droite, elle la contourne donc en passant par-devant, gagne son bord gauche et atteint en ce point le lobe de Spigel. Elle suitsa limite postérieure tout près du bord gauche de la veine cave, ne tarde pas à croiser le cordon fibreux de la veine ombilicale, et retrouvant l'arête arrondie du bord postéro-supérieur du foie qu'elle avait quitté depuis longtemps, le traverse à nouveau, d'arrière en avant cette fois, au ras de la veine sus-hépatique gauche. Enfin, se dirigeant obliquement en avant et à gauche sur la face convexe du foie, elle va former, après un court trajet de un centimètre environ, la trace du feuillet postérieur du ligament triangulaire gauche. Tel est ce trajet qu'il est facile
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