‹ L'Appel dans la Procédure de l'Ordo JudiciorumChapitre 13 sur 84 · XVII INTRODUCTION BIBLIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

XVII INTRODUCTION BIBLIOGRAPHIQUE

pelils, passeront à côté de la difficulté sans la soupçonner, avec cette « innocence intellectuelle qui provient de l'absence de contradiction », suivant l'heureuse expression d'A. Réville (1). La plupart des ouvrages de celte période offrent peu d'intérêt et beaucoup même témoignent de plus d'imagination que de critique.

Au xvne siècle, qu'il nous suffise de citer J.-C. RuceL- LINUS (2), dont Conradi prise peu l'ouvrage, où il relève beaucoup d'erreurs, et Pozcerus (3) qui est Fun des premiers à affirmer que l'appel des jurés ne dale que du Principat et se faisait directement à l'Empereur.

Au xvie siècle, ConraDi tente le premier une monographie systématique (4). Mais il manque, et beaucoup de ses successeurs manqueront encore, d'esprit critique. Il n'oublie cependant pas de railler quelques auteurs antérieurs trop crédules à son gré. À cette même époque se rattache C. W. KuTznER (9).

Dans les deux premiers tiers du xix° siècle, la matière de l'appel, ou simplement la recherche de ses origines sous la République, fait l'objet de nombreuses monographies ou de travaux englobés dans des ouvrages de plus

(1) Prolegomènes de l'Histoire des Religions, p. 12.

(2) d.-G. Rugellinus, Commentarii ad Caesareas Constitutiones, in titulo de appellationibus \Gologne, 1653).

(3) Polletus, Historia Fori Romani (Francfort, chez Schiele, 1674). Livre V, ch. xvir.

(4) Conradi, Jus Provocalionum ex antiquitate romana erutum, Leipzig, 1723. Réédité en 1823 à Halle, par L. Pernice, dans son recueil des Scripta minora de Conradi. — Cf. Merkel, Gesch. der Klass. Appellation (dans Abhandlungen), p. 1, n. 1, sur des manuscrits inédits de Conradi.

(5) G.-W. Kützner, Historia provocalionum et appellationum apud veleres romanos (Leipzig, 1740).

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