‹ L'Appendice Double: Étude Anatomique et Signification MorphologiqueChapitre 16 sur 23 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Anatomie comparée du caecum

L'étude du cæcum dans la série animale a été faite par de nombreux auteurs. Nous avons puisé largement dans le travail si documenté de K. Kostanecki : « Le cæcum des Vertébrés », paru en 1926.

Le cæcum existe chez tous les vertébrés et se rattache, par filiation directe, à l’appendice digitiforme des Sélaciens.

Chez les Batraciens, le cæcum apparaît comme un organe impair et symétrique, développé entièrement entre les deux feuillets du mésentère, par conséquent dorsal par rapport à l’intestin.

Chez les Reptiles, le cæcum, unique, est situé également entre les deux feuillets du mésentère. Mais un fait nouveau survient ; le cæcum, refoulant un des feuillets du péritoine, le plus souvent le droit, devient asymétrique et latéral par rapport au tube digestif.

Chez les oiseaux, on trouve Ie plus souvent un cæcum double, développé sous le péritoine viscéral de l'intestin grêle. L’appareil cæcal présente une grande asymétrie, en ce sens que le cæcum droit est couché sur le côté droit du mésentère, alors que le cæcum gauche est ventral. Le cæcum double n’est pas, d’ailleurs,

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un trait constant chez les oiseaux, certaines familles ont un cæcum unique. Notons en passant que, parfois, les deux cæcum se réunissent, soit à leur extrémité distale, soit à leur extrémité proximale, ayant par conséquent une individualité moins marquée.

Chez les Mammifères, le cæcum, unique, prend toujours naissance sur la paroi ventrale de la portion initiale du gros intestin. On a décrit également chez les mammifères des cæcum doubles, mais la réalité de ce fait est un point très discuté. Nous manquons d’éléments personnels pour vouloir trancher le débat, aussi rapportons-nous simplement l’opinion des différents auteurs.

Mitchell pense que le cæcum double des Mammifères existe, et « constitue une disposition anatomique plus fréquente qu’on ne le croit généralement ».

Kostanecki est d’avis contraire. La double poche intestinale rencontrée chez les mammifères est un faux cæcum double. Cet auteur appuie son opinion sur l'existence d’un seul repli iléo-cæcal. Ce repli, impair, chez les reptiles et les anthropoïdes, double, chez les oiseaux, est une disposition qui, du fait de sa généralité, est un trait caractéristique de l’anatomie du cæcum, et, peut-on dire, un véritable test d’authenticité.

Retenons dès maintenant les faits qui nous apparaissent comme des jalons essentiels, sur le chemin

d’une interprétation logique des cas d’appendice double :

1° Aussi bien dans le développement de l'individu que dans le développement de l’espèce, l’appendice

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apparaît comme une portion développée par différenciation progressive aux dépens de l’organe « mère » le cæcum.

2° Le cæcum, organe unique et impair chez les Batraciens, les Reptiles, les Mammifères, est double chez les Oiseaux, et constitue pour cette espèce, un caractère stable dans la plupart des familles.

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