CONCLUSIONS
I. De nombreuses formes anormales de typhoïde peuvent simuler une appendicite ; on conçoit que le diagnostic différentiel est parfois malaisé.
IT. Ce diagnostic différentiel n’est possible que lorsqu'il s’appuie sur :
1° L'analyse attentive des signes cliniques.
2° La diazo-réaction d’'Ehrlich.
3° L'examen du sang.
4° L’hémoculture en milieu spécial.
5° Le séro-diagnostic.
Pris isolément, aucun signe n’est pathognomonique ; l’ensemble des éléments cliniques associés aux résultats de laboratoire nous offre de précieuses indications diagnostiques.
III. L'absence de leucocytose et de réticulum fibrineux dans une goutte de sang frais encellulée entre lame et lamelle ainsi que l’inversion de la formule leucocytaire plaident en faveur de la typhoïde.
IV. Le séro-diagnostic, la diazo-réaction d'Ehrlich, lhémoculture corrélativement positive chez un sujet non vacciné constituent un syndrome très démonstratif de l’existence d’une typhoïde ou d’une paratyphoïde.
V. La diazo-réaction d'Ehrlich, recherchée à l'instigation de M. Sabrazès dans l’appendicite en vue de trouver à,
Sons
peut-être un élément de diagnostic différentiel s’est révélée négative dans l’appendicite aiguë (13 cas).
V. Ainsi une diazo-réaction positive chez un malade ayant un syndrome abdominal difficile à interpréter (typhoïde, appendicite ?) plaidera plutôt en faveur de Ja première éventualité.
VIT. Il est vrai que certaines typhoïdes peuvent s’accompagner d'accidents appendiculaires et même d’appendicite véritable. Parmi ces cas, il faut tenir compte des appendicites qui, au point de vue des réactions générales de l’organisme, réalisent un tableau clinique pouvant en imposer pour une typhoïde. Dans ces cas relativement rares, on s’attachera à l’aide des méthodes de laboratoire à préciser le diagnostic sans trop escompter la valeur de la seule diazo-réaction.
VIII. Une appendicite, de quelque nature qu’elle soit, véritable, isolée ou associée, est souvent justiciable d’un traitment chirurgical d'urgence.
MAL Vu, bon à imprimer :
Le Doyen, Le Président, pour le Doyen, l'Assesseur : J SABRAZES.
DAGUMIONE Vu et permis d'imprimer :
Bordeaux, le 21 novembre 1934.
Le Recteur de l’Académie, A. TERRACHER,