DIAGNOSTIC
D’après tout ce que nous venons de voir, l’on conçoit
de
que le diagnostic de l’appendicite herniaire soit assez
difficile à poser, car il n’y a pas réellement de signes positifs de cette affection qui peut du reste revêtir des aspects très variés. Nous ne croyons pas cependant que ce diagnostic soit impossible, comme l’ont prétendu certains auteurs. La preuve en est dans les observations que
nous publions plus haut.
Ce qui importe surtout, c’est d’examiner avec un soin tout particulier le malade et de rechercher dans son passé pathologique des signes intéressants, tels que crises douloureuses brusques, avec rougeur, tension, gonflement, suivies de guérison à peu près complète dans l’intervalle ou lorsqu'une hernie pseudo étranglée ou une épiploïte d’allures bizarres évolueront chez un malade ayant subi antérieurement des crises d’appendicite abdo-
minales.
Il convient aussi de penser à l’appendicite herniaire si la douleur a ur début plus brusque, avec des paroxysmes inconnus dans l’épiplocèle enflammée, si la tumeur
est plus dure, « pierreuse ».
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Ou si la douleur, au lieu d’être localisée au collet s'étend à tout la tumeur, sans préjudice néanmoins de prédominance au collet, si la température est normale ou à peu près, si les gaz persistent, l’état général ne s’aggrave pas.
« L’appendicite herniaire constituera le plus souvent un diagnostic d’exclusion ; chaque fois qu’on se trouvera en présence d’une épiploïte, d’un enterocèle étranglé, d’un phlegmon herniaire d’allure anormale, bizarre, il faudra songer à l’appendicite herniaire et rechercher les caractères spéciaux qu’elle peut présenter. De cette façon, le diagnostic pourra être posé ou plutôt soupçonné.
On ne devra en tout cas jamais temporiser, faut de diagnostic ferme. En présence d'accidents herniaires l'opportunité de l’intervention ne se pose pas. C’est immédiatement, d'urgence, que l’opération doit être pratiquée. »