‹ L'Appendicite Herniaire Inguinale: Étude Clinique, Technique OpératoireChapitre 19 sur 23 · ART · texte numérisé non relu

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Une fois l’appendice enlevé, il ne reste plus qu’à refermer l’incision de la paroi, à reséquer le sac et à reconstituer la paroi inguinale. |

La fermeture de la paroi, au niveau de la dissociation à la Mac Burney, se fera avec quelques points séparés prenant le petit oblique, le transverse et le péritoine. Pour toutes les sutures pariétales, surtout dans le cas où elles auront à supporter une certaine traction, Je suis resté fidèle aux fils de soie.

Dès qu’a été obturée la brêche à travers laquelle l’appendice a pu être enlevé, le chirurgien se trouvera ramené au cas banal d’une hernie inguinale, avec un sac à reséquer et une paroi à reconstituer. Fait important à noter : dans la réfection de la paroi profonde du canal inguinal selon le procédé de Bassini, on sait qu’un temps très important consiste dans la libération et l’abaissement du tendon conjoint. Cet abaïssement, il faut le reconnaître, est moins aisé et moins durable après la dissociation à la Mac Burney et c’est là un reproche que l’on est autorisé à adresser à la méthode. Aussi au lieu de faire un « Bassini », je crois qu’il est préférable de reconstituer deux plans, non pas l’un en arrière et l’autre en avant du cordon, mais de les mettre ou tous deux en avant, ou tous deux en arrière du cordon. Le plus souvent, je mets le cordon en arrière des deux plans de suture ».

Outre ces deux techniques préconisées par le Professeur Gosset, nous en utilisons assez souvent une troisième : nous faisons une herniolaparotomie véritable, c’est-à-dire que, une fois le sac herniaire apparu après section du grand oblique et son dégagement paraissant difficile, un trait de ciseaux a agrandi l’incision en haut

24 (péritoine et tendon conjoint), et on peut le faire remon-

ter aussi haut qu’on veut. Ceci est surtout nécessité dans

les cas de hernie par glissement avec un appendice retro-

‘cœcal ou un appendice ascendant dont la base vient apparaître dans la région herniaire. On n’a pas de la sorte les difficultés que signale le Professeur Marion.

La reconstitution soïigneuse des plans ayant été faite, nous n’avans jamais observé d’éventration.

Enfin nous ne ferons que signaler les cas exceptionnels où il a été jugé préférable de faire une deuxième incision pour l’appendicectomie. £

Au point de vue anesthésique, nous avons utilisé surtout l’éther, parfois le chloroforme (en particulier chez l'enfant), assez souvent la rachianesthésie pour laquelle la solution de Goris préconisée par le Docteur Richard (novocaïne, 0 gr. 15; adrénaline, 0 gr. 00015; sérum physiologique, 3 cc.; traces de bisultite et d’acide benzoique), nous paraît la plus recommandable.

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