‹ L'appendicite, son traitement [microforme]Chapitre 18 sur 28 · CONTRE · texte numérisé non relu

CONTRE

La cause la plus commune des troubles re ment de la langue est l'excès de

spiratoires après l’abaisse-

mucosités buccopharyngé. “ provoqué par

l'influence irritante de l’éther sur la muqueuse; anssi conviendra-t-il de

nettoyer de temps à autre la bouche et la gorge au moyen d'une pince

garnie d’un tampon de gaze. Au contraire, la présence d'une petite quan-

tité de mucus dans l'arrière-gorge, suffisante pour rendre la respiration

bruyante sans la troubler, et permettant à l'opérateur de surveiller “ par

l'orcille,” l’anesthésie lui donne une grande sécurité, La terreur de

beaucoup d'“éthérisateurs" est Justement une respiration tranquille, silencieuse, qui peut s'arrêter sans “ crier gare ”

Presque constante de l'orcille

et qui exige l'application à la bouche du patient pour assurer que

la respiration est régulière. Quand le patient est complètement endormi,

un arrêt brusque de la respiration peut être l'indice d'une nausée et né-

cessite l’administration d'une nouvelle dose d'éther. Un arrêt soudain

de la respiration est aussi habituellement observé, sans que l’on en connaisse la raison bien précise, au moment où le sphincter anal est dilaté. I] est sage de compter surtout sur l'oreille pour surveiller la respiration, car, si les mouvements thoraciques sont caractéristiques, l’éthériseur peut être trompé par les déplacements et les mouvements passifs

provoqués par l'opérateur ou ses aides, en particulier dans les opérations qui visent la moitié supérieure du tronc. Quand le patient est couché

sur le ventre ou sur le côté, comme dans les opérations portant sur le

rein, la langue tombe habituellement en avant du fait de la pesanteur et : Le)

ne cause aucun frouble, mais il est prudent de veiller à ce qu'aucune pression inopportune ne soit exercte sur le diaphragme où la poitrine par

une telle position, et d'en corriger autant que possible les inconvénients

par l'usage de coussins et par de légers changements d'attitude.

La toux, survenant au moment où le sous l'influence de l’éther

patient n'est encore qu'à demi

, est calmée d'ordinaire par l'administration d’une bonne dose d’éther.

b) La couleur du visage. — La cyanose, la couleur bleu foncé de la

face et des lèvres, est due généralement à quelque trouble re piratoire on

chez quelques individus pléthoriques au trop rapide passage de léther

dans le sang, Dans ce dernier cas, la suspension de l' Le) 2

dant dix à quinze secondes sera inmédiatenent efficace: dans le premier

cas (trouble respiratoire), il faudra en combattre la cures juauve position de la langue ou accumulation de mucosités.

La péleur du visage, si elle n’est pas en rapport avec l’état général antérieur du patient, est provoquée par le shock opératoire, par une perte de sang considérable par une éthérisation excessive ou trop longue, on par ces deux ordres de causes (shock opératoire, anesthésie trop pr: fonde). Elle est d'ordinaire ae ompagnée d'autres symptômes de shock tels que pouls petit, rapide, irrégulier. pupilles dilatées ou contractée:, sueurs abondantes, ete. La suppression, l'administration hypodermique, de strychnine, voire de sérum a rtificiel, seront indiquées,

©) Le pouls. — Dans la grande majorité des cas, si Ja couleur du visage et la respiration sont normales, je pouls présente peu ou pas de modifications, 11 peut être accéléré au début de l’anesthésie du fair du uervosisme du patient et de l'action physiologique de l'éther, mais quan] l'anesthésie est complète, il revient à son taux normal ou presque, à moins qu'il ne soit modifié par le <hock opératoire ou la longueur de l'éthérisation. S'il ne élève pas chez l'adulte au-dessus de 100 à 119, qu'il reste plein, fort et régulier, que la respiration et la couleur de la face soient satisfaisantes, il n’y a aucune cause d’anxiété. Si, au contraire, il atteint 130 à 150 à la minute, il devra être attentivement surveillé et stimulé hypodermiquement par la strychnine, la caféine, la digitale, ete. Il en sera de même s'il devient anormalement lent et faible, sous l'influence d'un shock sévère,

Naturellement, dans les maladie: cachectisantes telles que la tuberculose, la fièvre tvphoïde, ete, il est faible et rapide ‘es Je début de l’anesthésie et doit étre encore plus étroitement surveillé

d) Les pupilles. — Ta dilatation ou la contraction extrême et persistante des pupilles est un indice que le patient a pris trop d'éther ou qu’il est, pour toute autre cause, en état de choc,

Une contraction où une dilatation temporaire, spasmodique des pupilles ou le déplacement du globe oculaire indiquent que le patient n’est pas tout à fait anesthésié, et qu'il nv a aucun danger, à ce sujet du moins.

Les symptômes les plus significatifs de l'anesthésie compiète sont la

perte des réflexes musculaires, cornéens, conjonctivaux et pupillaires.

EP Eh a 2 EN MS

Les réflexes musculaires sont absent< quand les museles sont relächés. que les bras et les jambes retombent inertes et que le patient git tranquille, inconscient, dans le relâchement complet et que li membran conjonctive ne répond pas à l'attouchement du doigt. De quelque facon que cette épreuve soit faite et elle le sera toujours délicatement. les pau pières seront abaissées avee une lérère friction aprés chaque attonchement, de façon à prévenir toute irritation. voire uleration. que des ‘ouchers fréquents pourraient provoquer,

Le réflexe pupillaire est absent quand l'exposition in tué de Ja papile à la lumière par écartement rapide des paupières termine pas de mouvement pupillaire, la pupille restant fixée d'ordinaire dans

6tat de dilatation moyenne.

Habituellement les réflexes musculaires et cornéens disoaraiceont le premiers, le réflexe pupillaire est le dernier à étre influence par l'anesthésie; et si le patient est anesthésié Juste au point où cela est nécessaire pour l'intervention chirurgicale (ce qui est l'idéal), ce réflexe peut persister pendant toute la durée de l’éthérisation. En conséquence le réflex pupillaire n'a pas une importance égale à celle des deux autres (muse laire et cornéen), mais comme il est le premier à réipparaitre, quand îl

a été aboli, c'est un bon symptôme de tendance au réveil.

I est bon que les deux réflexes musculaire et conjonetival soient abolis avant le début de l'acte opératoire, parce que si Vous vous occur2 seulement du premier, manifesté par le relâchement musculaire, qui est tout ce que demande l'opérateur, il est possible que le patient parfaite ment tranquille et inerte, anesthésié en apparence, se contracte dès la Première incision. Quand, au contraire, le réfleve acu aire est absent.

Vanesthésie est complète ou bien près de l'être.

Le moment où l'anesthésie peut être suspendue est d'ordinaire ind: Qué par l'opérateur; en tout cas il est toujours opportun d'arrêter l'éthe. risition quand les sutures cutanées sont terminées 0 que Flapplicatioi

d': Panscrnent commence.

6) Rapports de l'éthériseur et de l'opérateur, — V'éthériseur est res: gos-able de l'état géuéral, et, en dehors des accidents en rapjort direct

av Pacte 9j UiiC, ECSDONSANHIC GC id vice du Pauent,

Si quelqu'une des difficultés sus-mentionnées se produit il ne doit pas hésiter, par crainte d'interrompre l'acte opératoire. à prendre les mesures nécessaires pour prévenir le péril possible; mais l'autre part il ne doit pas sans raisons valables troubler l'opérateur en pratiquant par exemple la respiration artificielle pour un trouble absolument temporaire et susceptible de céder aux petits movens tels que la traction de la langue où !+ nettoyage de la bouche ci-dessous indiqués,

Toutes les % ou 10 minutes il pourra notifier à l'opérateur le taux ot le caractère du pouls et de la r spiration, et d’une façon générale l’état du patient, de façon à le mettre à même de décider s’il doit hâter Le processus opératoire ou si au contraire il peut prendre son temps.

Ni l’éther, ni le chloroforme ne doivent ét re, du fait de leurs prop! tés explosives, administrés prè d'une flamme “ ouverte ”, feu de chemihée, flamme de gaz, lampe allumée, ete. Quand on emploie le thermocautère, il faut penser à éloigner la bouteille d'éther et l'inhalateur à une distance suffisante et veiller à ce que l'air soit manifestement débarrassé des vapeurs d’éther avant que le cautère soit apporté.

f) Remarques diverses. — L'éther doit être administré pur ou presque pur, c'est-à-dire peu mélangé à l'air, contrairement au chloroforme qui doit au vontraire être très dilué.

Quand on éthérise de jeunes enfants et d'une facon générale des indivus à peau fine et sensible, :l est bon de protéger le menton, les lèvres, le nez, les joues contre l'action irritante de l'anesthésique par un corps 2Tos.

L’éther est plus désagréable pour le patient que le chloroforme et denande en général plus de temps et plus d'anesthésique, mais il est moins dangereux. Le chloroforme tre rapidement par son action sur le cœur: l’éther affecte beaucoup plus lentement les fonctions vitales. agissant sur la respiration plutôt que sur le cœur.

Les nausées sont moins fréquentes avec le chloroforme qu'avec l'éther, mais en revanche, quand elles existent, elle sont héancoup plus persistantes et pénibles avec le premier anesthésique.

La quantité d'éther et le temps nécessaires à une éthérisation complète varient évidemment avee les patients et les éthérisseurs: on peut admotre comme moyenne #00 grammes d'éther en six à dix minutes, Après l'établissement de l'anesthisie complète, la quantité d'éther nécessaire

dépend naturellement de la durée de l’opération.

naar ns

Page 1