‹ L'appendicite, son traitement [microforme]Chapitre 17 sur 28 · IL. —— PENDANT L'ÉTHÉRISATION · texte numérisé non relu

IL. —— PENDANT L'ÉTHÉRISATION

Quatre choses sont surtout à considérer: la respiration. la couleur, ie pouls, ls pupilles.

a) La respiration, c'est la chose ja plus importante.

Ta perturbation la plus commune de la respiration est provoquée méeaniquement par l'abaissement de la langue sur l'orijice laryngé; le malade “avale sa langue”, suivant l'expression imagée populaire, En ce cas, placez les doigts derrière l'angle de la mâchoire, au-dessous des orcilles, repoussez fortement en avant la mächoire inférieure, et maintenez-la ainsi aussi longtemps que cela paraîtra nécessaire. Habituellement, cette simple manœuvre suffira à attirer Ja langue en avant et à régulariser la respiration. Si, au contraire, elle est inefficace, il faudra ouvrir Ja bouche avec un ouvre-bouche ou tout autre instrument, en évitant toutefois de briser des dents dans cette manauvre, ct on tirera la langue en avant au moyen d'une pinee à langue spéciale qu'il faut toujours avoir sous la main quand on pratique l'anesthésie. Dans les opérations sur la face ou la région buccale, quand l’espace est limité et occupé par lopérateur, il peut être recommandable de tirer la langue en avant ct d’un côté, au moyen d’un fil assez fort passé à deux centimètres environ de la pointe de cet organe; il la blessera moins que Ja plupart des pinces actuellement en usage.

Si la respiration n'est pas rétablie par ces pratiques, les tractions rythmiques de la langue, l'excitation externe du larynx, l'abaissement de la tête, un filet d'éther sur l'épigastre provoqueront quelquefois, par action réflexe, une longue et profonde inspiration. Si ces procédés sont ineffcaces, la respiration artificielle sera immédiatement commencée et continuée jusqu'à rétablissement d’une respiration régulière.

Une respiration saccadée, irrégulière, intermittente, si elle n'est pas provoquée par l'abaissement de Ja langue ou l'accumulation du mucus, peut être due à l'absorption d'une dose trop considérable d'éther ou à l'état général du patient, ou au shock opératoire ou à une éthérisation prolongée. Dans ces cas, la diminution de la dose d’éther administrée, l'administration hypodermique de strychnine, d'atropine, ete., peut être indiquée, de même que linhalation simultanée d’éther et d'oxygène ; cette dernière pratique donne à l'ordinaire des résultats marqués et jimmé-

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