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Fic. III —-Mo:enne mensuelle de la température du sol à Montréal (l pouce) , Paris (2 pouces)... , et Greenwich (1 pouce) - - - - — -
février 1896, alors que la terre était couverte de neige, fut trouvé le 20 avil 184! dans un champ, sur un tas de neige. Il avait une quantité considérable À petites larves blanches dans les cavités nasales, et sur les yer:x, que l’on reconni! après éclosion être celles de l'espèce C'allirhora Erythrocephala. Il est vrai qu le développement et i'éclosion äe la nymphe n'avaient pas encore eu lieu. Po déterminer les dates, la connaissance des époques de l’année à laquelle se fait
ne déduction qui n’est pas mentionnée par Mégnin, maïs qui nous a été
de utilité pratique considérable, c’est que lorsque l'on trouve des pupes de
res vides, on peut dire que la durée de l'exposition n'a pas été moindre mois; tandis que l'absence de pupes vides indique que l'exposition ne >nte pas à plus d’un mois, pendant le temps chaud.
“Nos observations sont absolument semblables à celle de Mégnin, quant à fre de succession, Ainsi, lorsque les acariens existaient, nous avons trouvé
euve que les genres Æi/pha et Hister les avaient précédés. Nous n'avons £ontré le genre PyopAila que lorsque la saponification du cadavre était très ncée. Les Dermestes existaient avant la période de saponification, mais pas
Mdébut de la décomposition. Les genres Calliphora et Lucilia sont les Sctes que nous avons rencontrés jusqu'à la fin du premier mois, dans des cas Mes dates ont pu être établies d’une manière certaine. Nous n'avons pas Qu vé le genre Lucilia dans les cas où l'exposition n'avait duré que quelques
> Nous n'avons jamais rencontré les genres Aftagenus, Anthrenus, T'enebrio
MPtinus, mais comme, dans aucune de nos observations, l'exposition des cadavres ÿait atteint la période d'invasion de ces insectes, mentionnée par Mégnin, leur bence confirme la règle générale établie par lui. Dans un cas où la durée de
position, établie d'une manière certaine, avait été de 5 semaines, les os du
ie étaient à nu, les clavicules complètement dépouillées des parties
les et désarticulées, ces insectes n'ont pas été rencontrés, La disproportion a décomposition des différentes parties du corps, dans ce cas, était absoluht remarquable, car les organes abdominaux étaient si bien conservés, qu'il a possible de faire des recherches chimiques pour l’arsenic.
Chaque fois qu'il a été possible de le faire, nous avons élevé les larves afin
@lpouvoir déterminer exactement le temps nécessaire à une évolution complète. #4 durée d'un cycle n’a jamais été moindre que celle donnée par Mégnin. Ila
extrêmement difficile d'obtenir plus de deux générations, Malheureusement
pamphlet publié depuis par le bureau d’entomologie de Washington n'avait s encore paru lors de nos premières observations, et nous n'avons pu leur bliquer les excellents conseils qu'il donne sur l’entomologie pratique.
Dans une affaire où l’un de nous (1) avait été appelé comme expert, l’étude lu faune fournit des renseignements précieux à la justice. Dans les premiers rs de mai 1895, on trouva le cadavre d’un inconnu, le crâne percé par un u de balle, dans un endroit désert, Le cadavre avait subi en entier la trans-
Fmation en gras de cadavre ou adipocire, et dans plusieurs endroits, les os
ient misà nu. Le corps et ses vêtements fourmillaient de petites larves inches, que l'on reconnut à leurs sauts caractéristiques, appartenir à l'espèce jophila caseï, ce qui fut. vérifié par l’évolution subséquente de ceslarves De plus. cadavre et les vêtements étaient littéralement couverts de grosses larves de ptères et de pupes videsque nous ne pûmes identifier exactement. Il n’y
ait pas d'acariens ni de coléoptères. La théorie émise par la police était que
> (1) Le docteur Villeneuve.
. de la jeune fille parurent singulières et étranges pendant les quelques jours 8%
cet individu avait été assassiné pendant l'hiver dans une maison située près l'endroit où fut trouvé ce cadavre. La présence en si grand nombre de tères renversa complètement cette théorie en faisant remonter la date de | position du cadavre aux jours chauds de l'été ou de l'automne précéde Lancées sur cette piste, les recherches aboutirent à faire identifier le eada comme celui d'un inconnu qui avait été vu dans ce voisinage, pendant les récoi et qui avait sur lui un revolver, Subséquemment on trouva un revolvor J4 de l’endroit où avait reposé le cadavre, ce qui donna raison à l'opinion én tout d'abord par l'expert qu’il agissait d’un cas de suicide. Dans le mois de février 1895, on apporta à l’un de nous (1) le cadavre d enfant nouveau-né qui avait été trouvé sous un plancher d’une chambre de bk située directement au-dessus de la cuisine. On fit en même temps rapport q si les dépositions des témoins étaient vraies, le cadavre de l'enfant devait a été placé à l'endroit où on l'avait trouvé, cinq semaines auparavant, Des étrang avaient remarqué que la servante de la maison, que l’on supposait être la m8 de cet enfant, avait présenté un développement abdominal suspect, quoique maîtresse de la maison ait déclaré à l'enquête qu'elle n'avait rien remarq# Après la nuit en question, cette rotondité disparut tout à coup, et les manièy
vants. Une compagne de cette servante, qui partageait sa chambre, ditque, cell même nuit, l’inculpée était allée dans la chambre de bain, en disant qu’elle allé changer de bas, et qu’elle était revenue couverte de sang.
Un mois plus tard, des draps du lit et des sous-vêtements de la servan j présentant des taches considérables de sang, furent saisis par la police. M beureusemont, un examen vaginal convenable ne fut pas fait lors de l’enquêtg mais nous apprîmes subséquemment qu’une espèce de sage-femme avait examil la jeune fille à la demande du coroner McMahon et qu’elle avait trouvé les sign d’une grossesse récente. Quoi qu'il en soit, il paraissait établi non seuleme} que la servante avait été enceinte, mais qu'elle avait réellement accouchée l’époque mentionnée. Il restait seulement à établir l'identité de l’enfant.
Le cadavre était dans un état de décomposition très avancée, et fourmill: d'insectes et de larves de Dermestes lardarius, de larves et de pupes, doi quelques-unes étaient vides, de Calliphora erythrocephala ; quelques mouché adultes s'envoièrent à l'ouverture de la boîte qui avait renformé le. cadav depuis quelques heures. Le cadavre exhaluit une forte odeur de vie fromage, et sa surface était criblée de trous creusés par les insectes. Pas d traces d’acariens au microscope. L'état avuncé de putréfaction rendit impo sible toute constatation quant à la cause de la mort. Les poumons, quoiqu'offrai quelques signes que l'enfant avait rospiré, étaient trop décomposés pour pe mettre de conclure positivement. Le cadavre ne présentuit pas de marques violence graves, les seules qui pussent être appréciables sous les eireonstance L'enfant était venu au monde entre le 8e mois et le terme normal de la gro sesse, il n’y avait pas de preuve qu'il eût reçu des soins.
(l) Le docteur \W yatt Johnston,
ci, nous avons une anomalie bien étrange : les dépositiors positives des ns ne faisaient pas remonter la mort à plus de 5 semaines, tandis que d’après in, la seule autorité sur le sujet, le cadavre ne pouvait arriver en l’état où é trouvé en moins de trois mois. Une telle abondance d'insectes Calline se renc.atre pas non plus habituellement au printemps. Quant à personnellement, nous n'avons jamais vu un cadavre dans cet état, après Mois seulement d'exposition. D'un autre côté la situation du cadavre, entre 1% planchers, au-dessus d’une cuisine, était de nature à hâter le dessèchement fékdavre, si favorable aux Dermestes. Nous avons alors fait quelques expé- Gcs ; des insectes de dermestes mis en présence de cadavres d'enfants nou- «nés, ne les ont pas touchés pendant le premier mois et ne les ont envahis la fin du deuxième, et encore ce résultat minimum n’a pu être obtenn que B un atmosphère sec. Nous avons cru que la présence des acides gras condans l’enduit sébacé aurait bien pu hâter les choses, mais, d'après nos expées, la présence de ces acides n’a pas paru avoir d’action notable.
remarquée à l'enquête et;'lors du procès, elle eut pour résultat l’acquittement Minculpée. Dans cette affaire, les circonstances étaient certainement en con- Adiction avec les théories de Mégnin, mais la matérialité des faits n'a jamais Ætablie de manière à écarter tout doute.
nposition très avaucée, avec transformation des tissus en adipocire, fut é dans un champ, au mois d'août 1895. Les téguments exposés étaient eminés et le squelette de l'extrémité supérieure du cadavre était dépouillé rtains endroits. Autant qu'il a été possible de l’établir, l'exposition du yre remontait au milieu d'avril, c’est-à-dire qu'elle durait depuis plus de re mois. Le cadavre était envahi par les Diptères Calliphora erythroce- Ma, Lucilia cæsar et Pyophila casei, les Coléoptères Silpha noviboracensis, sita colon, Hister fœdatus, Trox unistriatus et Saprinus assimilis. En plus, avait, sur certaines parties du corps, un grand nombre d’acariens qui n'ont
Mais qui incontestablement appartenaient au senre Tyroglyphus.
02 Les constatations, dans ce cas, sont absolument ce que l'on devait s'attendre buver d’après les théories de Mégnin, quart aux insectes présents, quoiqu'ils at apparus à une époque beaucoup plus avancée que celle que leur assigne min. La présence de deux espèces non mentionnées par lui, Trox et Omosita,
| La méthode de Mégnin de calculer l'intervalle entre les périodes d’après le ia bre d'insectes et la proportion des males et des femelles, paraît avoir une
eur quelconque au point de vue de la statistique. Nous avons trouvé cons-
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