GÉNÉRALITÉS ET ÉTUDE DESCRIPTIVE DE L'ÉCOLE DE PRÉSERVATION
I. Ecole de préservation, tel est en effet le tenme obligatoirement employé depuis le décret du 31 décembre 1927. Celui-ci, dans une intention très louable, est venu supprimer de terme de maison pénitentiaire dont on usait pour désigner ces maisons de rééducation et, dans le même ordre d'idées, il a substitué au terme : colonie pénitentiaire pour les garçons, le terme : maison d’éducation surveillée.
Si ces dénominations nouvelles doivent être administrativement acceptées, elles ne sont pas légalement valables, puisque le décret du 31 décembre 1927 ne pouvait modifier, même sur ce point, les dispositions de la loi de 1850. C’est dans ce sens que la jurisprudence s’est prononcée et. la Cour de cassation : a récemment cassé un jugement aux termes duquel le tribunal correctionnel confiait un jeune délinquant à une « maison d'éducation surveillée » ; elle a décidé que seul le terme eolonie pénitentiaire était léga-. lement possible. Mais de toute façon l'esprit de cette réfonme doit être loué puisqu’il révèle de la part de l’administration le souci d'éliminer le plus possible de ces éta-. blissements de rééducation tout ce qui pourrait en rappeler le caractère pénal, aux yeux du public.
Voyons la place qu’occupe l’École de préservation de Cadillac dans les établissements d'Etat.
Cinq maisons d'éducation surveillée sont destinées aux garçons, savoir : Saint-Hilaire (Vienne) et Saint-Maurice (Loir-et-Cher), colonies agricoles; Belle-Isle-en-Mer, colonie agricole et maritime ; Aniane (Hérault), colonie industrielle ; Eysses, enfin, dans le Lot-et-Garonne, qui possède