‹ L'application du principe des pesées à la méthode oscillo-sphygmophoniqueChapitre 3 sur 25 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

HISTORIQUE ET DESCRIPTION SUCCINCTS DES PROCÉDÉS EMPLOYÉS ANTÉRIEUREMENT

Depuis des temps déjà assez reculés dans la science médicale, les différents cliniciens furent intrigués par la mesure de la tension artérielle. C’est ainsi qu'en 1744 le pasteur anglais Stephen Hals, voulant répéter sur le vivant les expériences du physicien Daniel Bernouilli, sur l'écoulement des liquides dans les tubes, introduisit un tube piézométrique dans l'artère crurale d'un cheval.

En 185), apparaissent les premiers procédés destinés à mesurer la tension artérielle à travers les tissus; ils consistent à évaluer le poids dont il faut charger le sphygmographe pour arrêter ses battements ; tel est le procédé de Vierordt, ceux de Forster (1867) de Béhier (1868), de Landois, de Philadelphien (1897).

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Appareils à patin. — D'autres auteurs imaginèrent les appareils à patin, qui comprimaient l'artère radiale jusqu'à extinction du pouls et donnaient des chiffres plus ou moins sûrs; tels sont les appareils de Hoorverg (1869) de Waldenburg (1877) de Bloch-Verdin-Chéron (1888).

En dehors de l'incommodité, ces procédés présentaient en outre le tort de s'appuyer sur une erreur, puisque la contre-pression était fonction du calibre du vaisseau sur lequel on expérimentait.

Appareils à pelote. — Les appareils à pelole, qui ont à leur actif de belles pages de science, étaient déjà trouvés; en 1876, von Basch présentait à Vienne son appareil à pelote à eau, qui, en 1889, après avoir passé par les mains de notre grand maitre français, le professeur Potain, devenait le sphygmomanomètre à air, avec lequel ce savant étudia longuement la clinique de la tension artérielle, comme en témoigne son livre : La pression artérielle de l’homme. Si, entre les mains de ce grand homme, cet appareil put donner de précieux renseignements, 1l n'en était pas moins vrai que pour la masse des praticiens, il ne représentait pas la perfection et n’était pas toujours d’un maniement très aisé.

En dehors d'un reproche, qui peut s'adresser à tous les appareils, jusques et y compris nos plus modernes, c'est-à-dire la cause d'erreur due aux tissus humains interposés entre l'appareil et l'artère explorée, peau, tissu cellulaire sous-cutané, aponévroses, tendons, muscles, les appareils à pelote présentent une seconde

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