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cause d'erreur, celle due à la mobilité de l'artère explorée sous la pelote; l'artère peut glisser et être comprimée obliquement. Dans ces conditions de compression oblique, la pression nécessaire à l’écrasement peut être supérieure à la pression interne artérielle, d'où une nouvelle source de surestimation.
Si bien qu'un des auteurs les plus autorisés de notre époque, Gallavardin a pu dire qu’il fallait admettre que le sphygmomanomètre de Potain donne une surestimaton de 5 à 6 centimètres de Hg, et non pas seulement 1 centimètre comme le croyait son auteur.
Üne troisième cause d'erreur réside dans la grande part, qui revient au facteur personnel dans cette instrumentalion. Cette cause d'erreur est commune à beaucoup d’autres méthodes, mais elle est certainement très importante dans celle-ci.
Enfin, à notre époque, on peut adresser aux appareils à pelote un autre reproche, suffisant pour les faire abandonner : celui de ne pas mesurer la tension minima Mn, bien que le Professeur Potain ait pu l’apprécier avec son appareil par certains arlifices (réapparition de la pulsation normale, repérage simultané manomé-
trique et graphique du dicrotisme).
Appareils à brassard. — Méthode de Riva-Rocci. — L’honneur d'avoir eu l’idée d'appliquer une compression circulaire par une manchette pneumatique, idée qui est encore utilisée de nos Jours, revient au professeur Riva-Rocci, professeur à l'Université de Pavie, qui à un Congrès italien de médecine interne, en 1896, pré-
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senta son appareil destiné à mesurer la tension artérielle.
On sait que cet auteur applique la compression circulaire sur un segment de membre et apprécie par la palpation simple au doigt la disparition ou la réapparition du pouls en aval de la manchette, selon que l'on procède par compression ou décompression progressive.
La pression de la manchette, lue à ce moment au manomètre, indique la pression maxima, Mx.
De même en procédant par compression progressive on peut noter la pression, où les battements du pouls diminuent d'amplitude, on a ainsi Mn.
Le doigt palpeur étant seul témoin, c'était Ià la méthode palpatoire simple; on pouvait lui reprocher de manquer de sensibilité, d’avoir une trop grande part subjective du fait de l'observateur. Des méthodes plus matérielles se proposèrent d'enregistrer et de fixer le moment précis de cette disparition ou réapparition du pouls. Des appareils combinèrent la méthode graphique au principe de Riva-Rocci : tels l'appareil de Bingel (1906), le sphygmotonographe de Jacquet (1908), l’appareil de Slrüsberg (1909), le turgotonographe de Strauss, l'appareil de Münger, le sphygmomanométrographe de Lagrange.
D'autres appareils se proposaient de rendre le phénomène visible et de l’observer des yeux, tels l'appareil de Bing (1907), le sphygmo-signal du professeur Vaquez.
Cette méthode n'a pas échappé à la critique; elle est accusée de donner une surestimation de la valeur de la tension. Cette sureslimation tient :