‹ L'application du système collectivisteChapitre 13 sur 82 · I. — Groupes professionnels supprimés · texte numérisé non relu

I. — Groupes professionnels supprimés

Nous extrayons des, tableaux qui précèdent les groupes professionnels destinés à disparaître complètement dans la société collectiviste. Nous joignons à chacun les employés et ouvriers qui s'y rattachent. Nos chiffres comprennent les personnes de tous âges et des deux sexes.

GROUPES PR0FP:SSI0XNELS i PATRONS

Agents de change, banquiers, etc-

Courtiers, commissionnaires,

exportateurs, nég''* en gros. .

Armée de terre . .

Armée de mer

Clergé catholique séculier

Clergé catholique régulier. . . .

(Hergé des autres cultes

Avocats et agréés

Officiers ministériels (notaires, avoués, huissiers)

Agents d'afTaires

Propriétaires vivant de leurs revenus

Rentiers, pensionnaires, retraités

Fonctionnaires et employés de l'Etat " . ..

Fonctionnaires et employés des départem. et des communes.

Totaux.

Employés

Ouvriers

Ce tableau comporte diverses observations :

i" Nous n'avons relevé que le nombre des propriétaires vivant de leurs revenus, rentiers et pensionnés ayant moins de 60 ans puisque, passé cet âge ils seraient, dans la société collectiviste, admis à la retraite. Nous fixons plus loin à 55 Tins rage de la retraite. Les éléments nous manquent pour déterminer combien de propriétaires et rentiers de 55 à 60 ans contiennent les chiffres ci-dessus. La distinction n'est pas laite à la statistique officielle. Cependant les chiffres de notre tableau comprennent les sujets de 20ii 60 ans, soit 8 périodes de 5 années d'existence, si nous déduisons le huitième des chiffres officiels, nius serons sûrs de dépasser sensiblement le nombre réel des sujets de 55 à 60 ans, à raison de la mortalité qui en i\ frappé beaucoup avant cet âge. Le huitième du

nombre total tles propriétaires et rentiers est de 56.155, qu'il convienl de déduire du total général de notre tableau.

Il convient d'en déduire aussi le nombre d'employés et ouvriers alTérents aux propriétaires et rentiers au-dessus de 55 ans, car les cliifFres portés à nos tableaux se rapportent aux propriétaires et rentiers de tous âges. En faisant le calcul proportionnel, on trouve que le nombre des déductions à opérer est de 49.000, qui s'ajoutent aux 56.155 indiqués au paragraphe précédent et portent à 105.155 le nombre total à déduire de 1.755.890, ce (pii ramène ce nombre à 1.650.735.

2" Dans ce chilTre réduit figurent des lemmes de tout âge. Or nous indiquons plus loin que dans la société collectiviste le travail des femmes sera prescpie complètement supprimé. On pourrait donc nous objecter que nous devrions déduire la plus grande partie des femmes comprises dans le total. Mais nous répondons que la société collectiviste ne supprimera le travail des femmes que lorsque celui des bommes suffira surabondamment à la production. Dès le début rien ne pourra être changé à cet égard à l'état de choses actuel ; les changements ne s'ooèreront que graduellement pour ne pas bouleverser la production. Pour comparer les deux sociétés et déterminer les déperditions de forces dans la société actuelle, nous devons donc adopter ses bases mêmes.

3" Pour la même raison nous ne défalquons pas du chiffre de 1.650.735 les sujets actifs au-dessus de 55 ans bien que notre intention soit d'admettre à la retraite toutes les personnes ayant atteint 55 ans.

4" Nous faisons ligurer dans les groupes professionnels supprimés l'armée et le clergé parce que, ainsi que nous le démontrerons plus loin, leur suppression est la conséquence naturelle de l'avènement du rèsne collectiviste ; mais nous ajoutons que cette consécpience ne sera pas immédiate.

5" Comme il est d'usage de dire (jue le collectivisme développera considérablement le fonctionnarisme, on sera surpris de voir que nous supprimons en bloc les fonctionnaires. L'explication est simple : la société collectiviste n'aura ni percepteurs d'impôts, ni receveurs d'enregistrement, ni conservateurs d'hypothèques, ni employés des droits réunis, ni

douaniers, etc. Presque tous les fonctionnaires actuels disparaîtront donc. A leur place on aura des chefs de service chargés de diriger la production et la répartition, et des employés pour les assister; mais tout ce personnel sera compris dans les services spéciaux: agriculture, industrie, transports, commerce, etc. Or actuellement les mêmes services, sans compter l'agriculture, occupent environ 2.000.000 de chefs et employés, non compris les ouvriers, et nous aurons sur plus d'un des réductions à opérer. Ces agents deviendront les fonctionnaires et employés des administrations publiques sous le régime collectiviste ; nous avons donc raison de supprimer les fonctionnaires actuels. 11 est vrai qu'un certain nombre de ces derniers seront maintenus avec des attributions analogues; mais comme nos évaluations de réductions sur les services spéciaux seront toujours bien au-dessous de la réalité, il y aura largement compensation.

Observons que les fonctionnaires supprimés ne comprennent ni les instituteurs ni les professeurs ni les magistrats, rangés par le dénombrement parmi les professions libérales et dont nous parlerons plus loin.

6o Les marchands en gros et leur personnel deviendront inutiles quand les marchandises seront envoyées directement du lieu de production au lieu de consommation. La même raison s'applique aux courtiers et commissionnaires. Quant aux exportateurs ils seront remplacés par le service du commerce extérieur qui, avec un personnel relativement minime, assurera à l'étranger l'écoulement de nos produits.

7" Les agents de change, banquiers et tout le haut et bas personnel des Bourses de valeurs et de commerce disparaîtront naturellement quand l'agriculture, le commerce et l'industrie seront devenus des services publics.

8'^ Quand on aura lu les chapitres de la Refonte des codes et de la Justice (deuxième partie) on s'expliquera la suppression des avocats, agréés, officiers ministériels et agents d'affaires.

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