‹ L'apprenti sorcierChapitre 119 sur 249 · SE LA · texte numérisé non relu

SE LA

FAUASE

sans doute s’aventurer dans une contrée vierge. Quelques mystiques bateleurs l'avaient tenté, en aveugles, [ui y pénétrerait sciemment, connaissant, d’un bout à l’autre, Ce pays de brume. Il en exploiterait les immenses trésors. Ah! le monde était beau et le plus grand Charlatan en serait le roi.

— Vive le roi Charlatan! s’écria-t-il.

Sa voix retentit avec un éclat joyeux dans l'église déserte. Térésa s’effraya.

— Quoi? Qu’y a-til? demanda-t-elle.

Il se ressaisit:

— Te sens-tu mieux? Rentrons-nous? s’informa-t-il.

— Je suis de nouveau bien, répondit-elle, en se levant. |

Il aperçut, tout à coup, da veilleuse rouge, pendue à un pilier, au-dessous de d'image de saint François.

— C’est toi qui entretiens la lampe? questionna-t-il.

— Oui, répliqua-t-elle. Saint François est mon patron.

L'image — une lamentable chromo déchirée — représentait le saïnt, recevant la grâce de porter les stismates d’une Madone couronnée, tenant dans ses bras

lEnfant-Jésus. Afin que tous les stigmates soient

visibles, François d'Assise avait pris une posture com-

pliquée qui tenait de la station, de la chute et du

planement. On voyait les blessures des mains, des pieds

et le froc était troué pour qu’on aperçut celle du flanc. Frank Braun répéta pensivement:

Page 1