L'ART
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antastique se trouvait quelque part. Il devait
IL examina chaque possibilité. L'élément psychique était inséparable de ‘élément physiologique. Si la théorie de la descendance était juste pour les propriétés du corps, elle devait S ‘appliquer également à celles de l'âme. Si au cours d’une évolution de plusieurs bil-
années, le protoplasma était devenu l'être humain, sang, les nerfs s'étaient COnS-
lions d’ si les os, les muscles, le :
titués et transformés, la forme de Ia conscience avait dû changer, elle aussi. Or, le principe de toute extase était précisément une transformation de la conscience chez l'extatique. Pouvait-on retrouver cette autre conscience à un degré quelconque de la longue
évolution ?
Des vers de Faust chantérent dans sa mémoire:
Deux âmes habitent hélas! dans ma poitrine.
L'une voudrait se séparer de l’autre.
L'une s'accroche passionnément
A ce monde par l'entremise d'organes tentaculaires;
L'autre s'élève avec force au-dessus de la terre Jusqu’aux régions qu'habitent les augustes aïeux!
C'était bien cela. Non point deux âmes qui se Séparent, mais une âme, seulement, qui se transiorme, une âme qui a le spleen de la boue ancestrale, des sombres cavernes où vivaient nos frustes aïeux. Gœæthe à beau les qualifier d’augustes, ils n'en obéissaient pas moins AUX sages instincts qui, plus tard, devaient les ramener chez les «Mères». L'âme humaine, en l'occurrence, était dla conscience de l'opposition existant entre le Moï et le Non-