‹ L'apprenti sorcierChapitre 198 sur 249 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

-— Qu'est-ce qui va se passer?

— D'abord on enterrera Gino. On fera une procession. Après, je ne sais pas. |

Frank Braun se rappela qu'il avait vu entrer Ulpo chez le prophète, la nuit dernière.

__ — Tu étais chez Pietro, cette nuit. Que s'est-il passé ? |

— Rien, monsieur. Nous avons prié. J'étais exténué, je me suis endormi. Au petit jour, je suis pañti.

— Tu ne sais rien d'autre?

— Kien, monsieur!

Frank Braun se disposait à continuer sa route.

— Eh! cria-t-il, et moi, vous m'avez oublié? Si je Partais aujourd'hui?

Le jeune Ulpo le regarda. Pris d’une terreur subite, il se releva, d’un bond, et courut à la maison du prophète, Sans mot dire.

Frank Braun le suivit des yeux.

— Je viens de commettre une belle bêtise, pensat-il.

Il partit, à pas lents, s'intéressa à une grande araignée qui avait tissé sa toile au-dessus du ruisseau. Une coccinelle s’empêtra dans le fin réseau. Il la délivra, tout en dédommageant l'araignée avec deux grosses mouches qu’elle suça aussitôt.

En arrivant devant l'auberge, il aperçut, postés Sous Sa fenêtre, Ulpo et cinq autres gars, qui parais- Saient à bout de force; mais il lut, dans leurs yeux, Îa ferme décision de s’Opposer à son départ.

— Me voilà bien loti! dit-il.

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