CAPTURE DE SERPENTS A CEYLAN
Le premier tableau représentait une boutique à Singapour. Une jeune vendeuse hindoue montrait, à un acheteur blanc, un choix d'objets en peau de serpent.
— Nous allons voir, Lotte, comment on fabrique toutes “ces jolies choses, murmura Frank Braun.
Une autre image était déjà projetée. Des Cingalais Chassaient le serpent dans la jungle. Chaque fois qu'ils avaient réussi à assommer un python, ils Jui passaient une corde au cou et de déposaient dans une grande corbeille, En ayant capturé sept, ils chargèrent dla corbeille sur un âne.
La dernière partie du film se passait dans la cour
d'une ferme hindoue. Les sept serpents étaient suspendus, par le cou, à une barre transversale, leurs queues traînant à terre. Ils vivaient encore. Deux hindous arrivérent. Le premier, armé d’un long couteau, s’approcha des serpents, leur fit une incision autour du cou, une autre, le long du corps jusqu’à la queue. Alors, d’un geste
rapide et violent, il arracha la peau de chaque bête,
tandis que son compagnon les maintenait à la queue. Blancs comme la neige, les sept corps écorchés resplendissaient dans la lumière. Leurs muscles puissants
luttaient contre la mort. On eût dit des colonnes de
marbres torses d’un palais moresque.
Les deux Cingalais s'étaient mis à nettoyer les peaux. Frank Braun n'avait d’yeux que pour les serpents