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Je suis la rose de Sçaron Et le muguet des vallées.
(Cantique des Cantiques.)
La voix rauque du douanier retentit devant l’auberge.
Frank Braun ouvrit la fenêtre. Il aperçut l’épais Aloys Drenker, tirant par la guide son cheval, sur lequel était jetée, en travers, la mendiante Sybilla Ma-
druzzo.
— Hé, cria-t-il, que s'est-il passé?
Drenker salua de da maïn et répliqua, l'air dégagé:
— Il ne s’est rien passé ! Sybilla est ma vieille amie. Chaque fois que je viens au village, je la prends là-haut, sur la route, et je la mets en selle, afin qu’elle rentre plus vite, car ses vieux os sont rouillés.
Le valet et Térésa aïdèrent, à descendre de cheval, la vieille qui, courbée sur son bâton, se hâta vers le village.
— La Sybilla est pressée maintenant qu’elle a trouvé le salut chez l’Américain, expliqua Térésa.
— Elle aussi? fit le douanier en suivant la mendiante des yeux. Pauvre femme! Puis, levant la tête vers la fenêtre où se tenait Frank Braun, il ajouta: