AVANT-PROPOS VU
ne pourrait pas encore contenir le genre de preuves que j 'y voulais mettre.
Un expédient s'offrait comme de lui-même; c'était de rétrécir, à la mesure de mes forces, l'étendue de l'aire sur laquelle je ferais porter mon essai de vérification. Après cela je devais tout naturellement choisir ce champ limité dans l'évolution du régime de la propriété foncière, chez nous, Français, en partant du plus lointain de nos origines, c'està-dire des coutumes de la Germanie d'un côté, de l'antiquité gréco-latine d'autre part.
Il me reste à expliquer un second parti-pris, moins compréhensible à première vue.
Je me dis que si j'étais dans le vrai, si mon hypothèse était juste, une étude critique des travaux des historiens partisans de l'hypothèse contraire, ou au moins de quelquesuns d'entre eux choisis pour leur valeur personnelle et pour l'autorité obtenue par leurs travaux, devait ou détruire absolument mon hypothèse, ou, sans la confirmer définitivement, me convaincre, et le lecteur avec moi, qu'il y avait lieu de poursuivre la vérification demandée, par des expériences semblables ou équivalentes à la mienne.
A première vue, les divers chapitres de mon livre semblent ne former qu'un ensemble assez lâche. Toutefois, si l'on regarde d'un peu près, on verra qu'ils sont comme les morceaux d'un miroir brisé où se laisse très bien apercevoir une seule et même évolution, laquelle va de notre double origine, à travers le moyen âge et l'ancien régime, aboutir à la Révolution française, qui semble clore ce cycle. Je dis *' semble ", seulement.
Quant à mon hypothèse personnelle, la critique que je