‹ L'Aptitude Professionnelle des CardiaquesChapitre 4 sur 20 · A MON MAITRE MONSIEUR LE PROFESSEUR A. CLERC · texte numérisé non relu

A MON MAITRE MONSIEUR LE PROFESSEUR A. CLERC

Professeur de Clinique à la Faculté Officier de la Légion d'Honneur

A MON REGRETTE MAITRE Le DocTEur G. LARDENNOIS

Agrégé de Pathologie chirurgicale Chevalier de la Légion d'Honneur

Qui guida mes premiers pas.

In memoriam.

SCTORLE

cause de méiopragie pour le cœur. Le fait de pouvoir autoriser certains exercices physiques, sous surveillance médicale, à un cardiaque, n’implique pas pour lui la possibilité d'exercer une profession fatigante. Si, dans le premier. cas, on peut supprimer tout effort dès la première alerte, il est très difficile et souvent impossible d'obtenir un changement

de profession.

Le choix du métier pour un cardiaque est donc quelque chose de primordial. La même importance est à attacher à la fixation de la date à laquelle le malade pourra commencer son apprentissage. [Lorsque chez un enfant, un adolescent ou un adulte une cardiopathie se constitue, au cours d’un rhumatisme articulaire aigu, un très long repos, d'une durée au moins égale à 6 mois, s'impose. C’est donc seulement du 9° au 12° mois, après la période aiguë du rhumatisme que l’on pourra envisager la possibilité de commencer l'apprentissage.

D'une façon générale, il faut encourager les parents à laisser leur enfant cardiaque fréquenter l’école car le tra-

vail intellectuel convient tout spécialement à la plupart des

cardiaques.

On pourra, en même temps, montrer aux parents l’importance du choix d'une profession convenable et orienter les aspirations du petit malade vers un métier peu fatigant.

Le rôle des parents est capital et le médecin doit indiquer :

clairement à ceux-ci leur devoir.

NOR LE er

EXAMEN CARDIO-VASCULAIRE

Lors d’une visite médicale systématique les sujets subissent un examen médical général. L'examen de l’appareil cardio-vasculaire est d’autant plus approfondi que l’on a l'attention attirée de ce côté.

On ne rencontre pas les lésions aiguës rhumatismales par exemple, qui nécessitent un long repos au lit et doivent être traitées. Il n’y a pas à prendre de décisions immédiates pour de tels sujets. Ce qui est fructueux c’est la recherche des séquelles; l'examen montre toujours un certain nombre de cardio-valvulites stabilisés. Il est donc important de faire :

— l'inspection du sujet qui peut donner des renseignements importants sur la teinte des téguments, le choc de la pointe plus ou moins violent et plus ou moins abaissé.

— la palpation qui révèlera la présence d’un frémisse-. ment d’un choc en dôme, qui prélèvera le siège du choc de la pointe. |

— J’auscultation qui révèlera un retrécissement ou une insuffisance orificielle ou des souffles anorganiques.

— l'étude des antécédents : rhumatisme articulaire aigu, scarlatine, diphtérie, typhoïde, etc., et révèlera la plupart du temps la cause de l'affection.

L'examen radioscopique est très utile, la prise de la

pression artérielle indispensable.

Dans certains cas les moyens d'mvestigation de l'aptitude du myocarde à l'effort, l’orthodiagraphie, l'étude de la pression moyenne, l’électrocardiographie seront très

utile.

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