Bientôt la minima atteint 12, puis baisse
8. Maxima et minima baissent ensemble et on peut trouver chez des sujets n’en pouvant plus, et cependant paraissant encore très frais, 8-6.
Dans les exercices plus violents, match de foot-ball par exemple, la maxima peut monter à 25 et plus; dans la
natation elle ne dépasse pas 22 à 23.
Notion de retour au calme.
Prenons comme exemple un joueur de rugby. Le joueur, qui a normalement 15-8, finit le match avec une maxima
à 26. Il se fait retour au calme en 3 à 4 heures et la
maxima revient à 15 ; mais elle continue à descendre, atteint
12 environ 12 heures après le match, puis revient à la normale qu'elle retrouve 24 heures environ après. Puis une nouvelle baisse se produit, dure 12 heures, atteint 13, et la minima met encore 24 heures à remonter.
Flle met donc 3 jours à revenir à la normale.
Un foot-baller normal, faisant un match le dimanche,
les répercussions de ce match sur sa T. À. ne seront terminées que le jeudi. S'il rejoue le jeudi, il est toujours en état de moindre résistance. On doit s'élever contre cette pratique.
Les réactions de la T. À. sont donc assez stables vis-à-
vis des efforts.
Pression moyenne.
La maxima présente, même à l’état de santé, des variations excessives et souvent inexplicables ; la minima est dans bien des cas difficiles à repérer de facon précise.
Tous les phénomènes étudiés plus haut se produisent de façon plus ou moins variable et précoce suivant que l’on a affaire à un sujet à cœur déficient, à un sujet fatigué ou à un sportif entraîné. Alors que la maxima et la minima ne traduisent qu'un très court moment de la révolution cardiaque, la pression moyenne (P. My) exprime, au contraire, l'effort continuel supporté par les vaisseaux. Ses indications, pour le commandant DE CHAISEMARTIN de Joinville sont très importantes dans le domaine de l’éducation physique et des sports. Son étude peut aussi nous être utile en O. P. La pression moyenne, loin d’être constante, subit des modifications parfois appréciables. Les variations persistent d'autant moins que le fonctionnement cardiaque
est meilleur.
Deux notions sont à considérer:
— l'étendue des variations,
D || ect
— Ja rapidité plus ou moins grande du retour à la position d'équilibre.
Dans le cas de sujets entraînés et sains, la P. My
revient, après 5 minutes, au chiffre trouvé avant l'effort.
S'il n’y a pas d'entraînement et surtout s’il y a déficience de l’appareil cardio-vasculaire, il y a variations exagérées en plus ou en moins de la P. My. En même temps l'on constate un agrandissement de l’aire cardiaque, en particulier sur le cœur droit ou une augmentation de volume de l'aorte.
Il est intéressant de remplacer les examens oscillométriques de VAQUEZ entre deux chiffres difficiles à saisir et variables: par ceux du kymomètre ou les oscillations partant du zéro et surtout par les tracés oscillographiques à l’aide de l’oscillographe de Boulitte.
Les variations excessives de la P. My peuvent être considérées comme un signal d'alarme.
Sous l'influence d'un exercice déterminé, la P. My peut descendre au-dessous de son chiffre inférieur pour le dépasser plus ou moins suivant les cas, avant de retrouver sa posi-
tion de stabilité.
Exemple: sujet de 25 ans.
Max. P. My
Au repos, mel CRAN 11 3/4 Aussitôt après un effort. . . 19 EE 5 minutes après un effort. . 16 3/4 12 1/4 10 minutes après un effort. . 16 11 1/4
15 minutes après un effort. . 14 1/2 11 3/4
La chute plus ou moins rapide de la P. My après l'effort révèle une déficience de l’appareil cardio-vasculaire. Dans ce cas l'examen radiologique a toujours montré une image défectueuse tant au point de vue du cœur que de l'aorte.
Pour les professeurs MICHAILESCU et ALEXIU, de Bucarest, le temps de retour à la normale de la P. My, après un effort intense et prolongé chez les sujets bien entraînés
et sains doit être tout au plus de 4 minutes.
Nous pouvons donc ranger les sujets, suivant l'étude de leur P. My, en trois groupes.
A. — Les sujets jeunes ou même de plus de 35 ans qui voient, après n'importe quel travail, leur P. My retrouver son état d'équilibre au bout de 5 minutes.
Ceux-là peuvent, sans danger, fournir des efforts violents et soutenus.
B. — Dans le 2° groupe nous rangeons les hommes qui,
au repos, accusent une P. My élevée.
Exemple :
Max. P. My AUD ÉEDOS NE ET del 23 16 Aussitôt après un effort. .. 30 15 1/4 5 minutes après un effort. . 23 IT 16 3/4 10 minutes après un effort. . 19 3/4 16 1/2
Nous y rangeons aussi ceux qui présentent des anoma-
lies dans la façon dont la P. My se comporte après l'effort.
RTC Do
Exemple:
Max. P. My JAUTCDOS SE TE AE AUS 17 13 Aussitôt après un effort. . . 21 14 1/4 5 minutes après un effort .. 17 12
Dans les cas semblables les examens cliniques et radioscopiques soigneux confirment souvent les déficiences.
Ces hommes ne doivent pas faire d’efforts violents.
C. — Le 3° groupe se trouve constitué par les sujets momentanément dans un état déficient. Aucun trouble organique, aucune tare, mais la P. My ne revient pas après l’effort au chiffre de base aussi rapidement que chez un sujet sain.
Ils bénéficient d’un entraînement hygiénique mais dosé quant à l'intensité et la durée. Ils ne doivent pas faire temporairement d'efforts violents et bénéficient beaucoup des
exercices de gymnastique, type suédoise.
L'effet de l'entraînement général est de diminuer l’étendue des variations de la P. My et de raccourcir le temps
de retour à la position d'équilibre.