Epreuves basées sur les variations associées du
pouls et de la tension artérielle.
Epreuve de Martinet.
Cette épreuve constitue:
a) une épreuve statique d’attitude, pouls et tension arté-
rielle, couché et debout.
= ff —
b) une épreuve de mouvement (dynamique). Celle-ci constitue en une série (20) de mouvements de flexion des genoux, à raison d'une flexion par seconde. On mesure de minute en minute tension artérielle et pouls, sauf la dernière
minute à la 5° minute où les chiffres sont notés couchés.
Normalement, en position debout, le pouls augmente de 4 à 8 pulsations par minute, et après exercice de 16 à 20. Le retour au calme se fait en moins de 3 minutes.
À l'examen de la tension artérielle, après l'exercice, l'augmentation est de 4 cm pour la maxima et de | cm pour la minima. Le retour au calme se fait aussi en moins de 3 minutes.
Chez les hyposystoliques, le pouls s'accélère beaucoup plus (16 à 24 debout, plus de 30 après exercice) et pour la tension artérielle on constate que, debout, la maxima reste fixe ou se met en légère baisse, la minima monte d'un centimètre ou plus. Après l'exercice, la maxima reste fixe ou en minime hausse, tandis que la minima monte.
Le retour au calme se fait en 5 à 10 minutes.
L'épreuve statique caractériserait le tonus vasomoteur et l'épreuve dynamique la puissance de réserve du myocarde.
Il n’y a pas de variations d’un jour à l’autre des courbes
ainsi obtenues.
Epreuve de Lian-Martinet.
René BÉNARD et COLIN ajoutent quelques modifications
à l'épreuve de Martinet; ils emploient le pas de gymnas-
tique de l'épreuve de Lian qui est réalisable dans toutes les conditions. C’est pour celà qu’ils appellent cette nouvelle épreuve: épreuve de Lian-Martinet.
Pour éviter la tachycardie orthostatique on compte lpouls sur le sujet couché, avant et après l'exercice. On complète dans les mêmes conditions par la mesure de la
T. A. avant l'exercice et après de minute en minute.
Cette épreuve évite beaucoup de causes d’erreurs et nous
nous proposons de l’employer souvent en ©. P. Exemple:
Au repos: T. A., 15-8.
Pas de gymnastique sur place pendant | minute. La pression artérielle maxima monte à 18.
La pression artérielle minima monte à 9.
Le pouls ne dépasse pas 100.
Le retour au calme se fait en 2 minutes.
Conclusion: individu bien portant et non fatigué.
On peut, à l’aide de cette épreuve, apprécier le degré
de fatigue ou d'insuffisance cardiaque.
Le premier indice est l'augmentation de la différentielle
par la diminution de la minima. Exemple: 18-6. Il peut y avoir montée exagérée de la maxima, du pouls.
Il peut y avoir baisse de la maxima très nette avec une légère baisse de la minima. Exemple: 13-7. Cela indique
une fatigue plus grande.
Enfin on peut ne plus trouver de minima, puis après
in QD
10 à 40 secondes de repos, elle revient peu à peu à son chiffre initial. C’est un signe de très grande faiblesse.
Si l’on tient compte des variations du rythme respiratoire et des troubles objectifs ou fonctionnels présentés par le sujet après l’effort, ces épreuves sont véritablement des
épreuves d'aptitude cardiaque à l’effort.