‹ L'aquarelle pratiqueChapitre 25 sur 53 · CE PR · texte numérisé non relu

CE PR

prete sind

surfaces planes, que le motif à composer doit en conserver l’aspect, et que la perspective ainsi que le relief en sont bannis; il découle de cette observation que les tons colorés seront de même exempts de modelé et que les teintes seront plates elles-mêmes. Les traits extérieurs, c’est-à-dire ceux qui font partie de la silhouette de la composition, peuvent être précisés à la plume ou au pinceau avec l’encre de Chine ou la sépia; il en sera de même des | trouées ou des jours qui laissent voir le fond dans la Î masse de la composition. |

On doit donner une certaine importance au dessin, (a c'est-à-dire viser à le faire un peu plus grand que nature. Ce conseil est donné pour combattre la tendance qu'ont

les débutants à dessiner, à leur insu, les fleurs plus pe- 1 tites qu’elles ne sont en réalité. i] Il faudra, à la suite de l'étude de ce groupement de fleurs | naturelles, s’habituer à composer le crayon à la main, en i 1 consultant des études isolées de fleurs et de feuillages 1 exécutées d’après nature. ‘4 En présentant une feuille de papier calque sur ces cro- | | a

pi

SA Po Sue

OR NC VRUE EN Gt

wS

quis, on arrivera à épurer les formes pour les approprier à la décoration.

Quant à la disposition à donner aux masses, nous allons développer quelques arguments qui pourront guider l’aquarelliste décorateur.

Supposons une surface rectangulaire à décorer. (Voir p. 9.) Nous pouvons admettre que ce rectangle est une fenêtre, à travers laquelle nous apercevons dans la campagne une branche de fleurs ayant comme fond un paysage et son ciel. Dans ce cas, les fleurs, le paysage, le terrain, les nuages, devront constituer un ensemble s’équilibrant dans tous ses fragments. Une règle admise et qui découle des lois de l’optique nous enseigne le moyen de déterminer le foyer principal d’une composition. (V. pl. III.) En divisant la hauteur et la largeur du rectangle en cinq parties égales et en menant deux lignes perpendiculaires passant aux deux cinquièmes pour chacun des côtés, l'intersection nous donnera le foyer principal, c'est-à-dire le point autour duquel évoluera la masse la plus importante de la composition. La masse qui lui sera subordonnée sera encore à la rencontre des lignes perpendiculaires passant par les deux cinquièmes, mais prises à partir du bas, au lieu du haut. Ce deuxième point se trouve diagonalement opposé au premier, et la masse qui en occupera l'emplacement, tout en étant subordonnée à la première indiquée, l’équilibrera.

Dans l’exécution d’une composition on simplifie la recherche de ces points en prenant le tiers des dimensions au lieu des deux cinquièmes, ce qui est plus rapide; la différence linéaire est, en somme, négligeable.

Les indications que nous venons de donner ne sont pas assez observées dans la plupart des compositions, et, en général, on est tenté d'accepter le milieu d’une surface pour la décorer, ce qui est faux.

Page 1