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Si la surface est irrégulière, mais qu’elle puisse être inscrite dans un rectangle, le foyer se déterminera de la même façon. Il en sera de même pour la décoration d’un cercle ; il suffira de l'inscrire dans un carré et de diviser hauteur et largeur en cinq parties ; deux cinquièmes pris de chaque côté par la rencontre des deux lignes perpendiculaires donneront le point où prend naissance la décoration.

Si la surface à décorer était d’une’irrégularité telle qu'elle ne püût pas admettre l'enveloppe d’un rectangle, on trouverait le foyer à son centre de gravité.

Pour le déterminer, on prendra un calque du contour irrégulier qui doit recevoir la composition ; on reportera cette silhouette sur une feuille de bristol qui sera découpée suivant le tracé. La forme ainsi obtenue sera suspendue contre un mur, par un fil, à un point quelconque de son contour. À l’aide d’une règle, on tracera sur le bristol une ligne dans le prolongement de ce fil.

On choisira un deuxième point de contour se trouvant à peu près d’équerre avec la première direction, et, en suspendant le bristol par ce point, on répétera la même opération. L’intersection de cette seconde verticale avec la première nous donnera le centre de gravité.

Pour équilibrer ce point, on s’inspirera de la direction de la diagonale dont nous avons parlé à propos de la surface rectangulaire. On ne doit pas oublier de plus que l’œuvre décorative, en général, est destinée à être vue sur une surface verticale. Il faut donc que l’objet représenté soit accroché à l’encadrement, ou qu’il y prenne naissance.

Dans le premier cas, ce cadre représente une armature, soit en fer forgé ou bambou; c’est le treillage, en somme, qui entoure la fenêtre et après lequel viennent s’enrouler les plantes grimpantes.

Ce cadre peut encore être lui-même la tige principale

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de cette vigne vierge, de cette glycine, tige qui se recourbe dans les angles et après laquelle sont greffés les branchages qui encadrent les feuilles et les fleurs.

Mais on peut encore envisager la surface à décorer d’une autre manière; car, pour les tapis destinés à être posés sur le sol, pour la mosaïque, le dallage, ce serait un non-sens de suspendre des plantes qui, dans la nature, croissent en hauteur. Une composition de feuilles mortes posées à plat sera du plus heureux effet, et une décoration par des fleurs devra se renfermer dans le cadre, c'est-à-dire avec leur silhouette continuellement tangente intérieurement à ce cadre, et de plus être exempte de modelé.

Il faudra en outre, dans ce cas, bien étudier la surface qui reste comme fond; car, pour qu'une composition soit bien meublée, il ne faut pas avoir dans l’ensemble plus d’un quart de la surface occupée par le fond, qui sera rendu très apparent en sertissant les lignes qui le limitent.

Dans le choix du ton à employer il faudra ne pas viser à reproduire les couleurs de la nature, car nous demandons la stylisation autant pour la couleur que pour les lignes. Le moyen consiste à opposer toujours des complémentaires. Si une fleur est d’un rose un peu bleuté, c'est-à-dire d’un ton froid dans sa lumière, dans le demi-ton l’avoisinant on fera entrer un ton chaud, un gris roux par exemple; mais, quoi qu'il arrive, toutes les couleurs seront posées en teintes plates et toujours d’égale valeur, afin de ne pas produire d’effet de relief. Si l’ensemble de la décoration donne un aspect chaud, le fond sera une couleur froide, et inversement.

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