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FRISES, BANDEAUX, MÉDAILLONS, ÉCUSSONS, ETC

Nous enseignons la construction, ou plutôt la représentation d’un meuble par des figures géométriques qui, comme nous le savons, se composent : de l'élévation, — du profil, — du plan, — des coupes qui sont nécessaires à la compréhension de ce qui est l’intérieur, tel que dis-

position des tiroirs, des étagères, emplacement des assemblages et leur construction.

La perspective d’un meuble est la conséquence de l’étude au préalable du géométral.

C’est sur cette observation que nous nous appuyons pour justifier notre manière d'envisager une fleur.

Quoi de plus admirable dans sa construction qu'un lis, un iris, un muflier ou gueule-de-loup, une ancolie, une orchidée ?

À première vue, la couleur nous captive ; mais si nous portons notre intérêt sur la Structure, nous sommes émerveillés, et nous voyons de suite un axe vertical à tracer qui partage la fleur en deux moitiés égales et symétriques. (V. pl. I.) Si la nature nous donne des dissemblances de détail, il n’en est pas moins vrai qu’elle nous dicte la régularité parfaite. Elle nous fait voir comme enveloppes soit un triangle équilatéral, un hexagone, un pentagone, un décagone, et pour l’analyser d’une façon complète nous sommes tenus d’en représenter une élévation, un plan correspondant avec lignes de projection. Un profil correspondra à l'élévation ainsi qu’une section ou coupe. Pour les fleurs dont le calice est conique ou pyramidal, la secton, au lieu d'être absolue, c’est-à-dire en laissant deux moitiés distinctes, se fera seulement suivant une génératrice. D’où un développement qui nous présentera encore des formules décoratives.

Dans le diélytra ou cœur de Jeannette, nous observerons que l’anatomie nous donne des expressions de formes que le compositeur ne peut inventer.

Il ressort de ces remarques que l'enfant ne devrait jamais aborder le dessin de la fleur à vue, posée dans un vase, et par conséquent presque toujours en perspective. Il ne peut en faire une bonne étude qu’à la condition d’avoir étudié la fleur, comme nous l'avons fait remarquer plus

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haut, en s’appuyant sur des notions de géométrie. Cette étude est, en effet, précieuse sous un autre point de vue, ar on est surpris, au rendu de cette élévation ou de ce plan, de voir combien l’aspect en est décoratif et combien ce schéma peut recevoir d'applications.

C’est tantôt un élément qui par sa répétition constitue une frise, tantôt un fleuron, un médaillon, un écusson. On découvre d’autres fois un ornement ‘pour un peigne, une boucle de ceinture, etc.; nous faisons figurer dans nos planches quelques indications d'après nature qui feront encore mieux comprendre le résultat qu’on peut obtenir. (Quand la fleur est de petite dimension, ne pas craindre de l'analyser à une échelle de deux et trois fois la grandeur naturelle. — V. pl. IT et IIL:)

Il est de plus à remarquer que ces éléments, par leur tenue, appellent un encadrement qui devient pour le joaillier la sertissure ; ces cadres, variant à l'infini suivant la nature de la fleur, nous limitent de plus la surface de fond l’entourant : là encore nous ne nous laisserons pas entrainer à rendre le coloris que nous donne la nature; il devra se synthétiser, c’est-à-dire se réduire à des applats franchement appliqués et doux aux yeux.

La teinte locale de la fleur étant du violet, le jaune vieil or sera la teinte du fond, et l’armature du cadre pourra être grenat, ce qui constituera une triade.

Nous prions le lecteur de se reporter aux combinaisons de deux et trois couleurs pour harmoniser ces études. Nous indiquons dans nos planches quelques associations, mais on peut sur une même esquisse essayer des associations variées.

Si de plus nous voulons faire intervenir le blanc dans notre aquarelle, ce sera à peu de frais, car il nous suffira de réserver un filet de papier autour de la silhouette de la fleur quand nous appliquerons la teinte de fond.

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