SCÈNE XIV
Les Mêmes, Un Arabe.
l'arabe.
Hassan , j'ai reconnu le coursier de ton fils parmi les autres; il est encore couvert de sang, et les gardiens pre'teudent que cet étranger le montait lorsqu'il arriva dans la tribu!
hassan , à Geoffroy.
Sera's-tu le meurtrier de mou fils ?
GEOFFRuY.
Je ne connais point ton fils ; j'ai combattu dans le désert contre des lâches qui attaquaient un petit nombre d'hommes à peines aunes; j'ignore qui est tombé sous mes coups ; mais cette épée est la mienne ; le coursier qui me guida vers ces lieux , s offrit, à moi sur le lieu du combat et appartient peutêtre à l'un de ceux que j'ai combattus; pardonne, vieillard, je sens que tu dois me haïr; mais cependant, plus je le regarde, plus je songe à tes vertus, et moins je comprends comment tu aurais pu donner la vie à un lâche.
OCTARD.
C'en est trop ! oses-tu calomnier encore celui que tu as as-
sassiné!
GEOFPROY.
Assassiné! Arabe, fais-moi périr dans les supplices, tu le peux , mais ne m'insulte pas.
OCTARD.
Egaré dans ta route par son coursier , tu vins, pour la punition de ion crime, te livrer toi-même au fer de nos lances. Fais du moins avant de mourir, un aveu noble et franc , et ne cherche pas à racheter ta vie par un vil mensonge. Geoffroy, avec ùnojurew concentrée.
Hassan , cet homme est-il des tiens?
HASSAN
Il est étranger à ma tribu.
(EOFFROY.
Eh ! bien , au jugement du dieu de f univers , dn dieu des Musulmans et des Chrétiens , laisse-moi le combattre corsp-àcorps , et le punir de son atroce calomnie.
O(.TAltJ).
Ton destin est rempli , le mien ne l'est point encore; qnc
viens-tu me proposer , de combattre contre toi : tu ne dois plus tomber sous la main d'uu guerrier , et ta vie désormais dépend de ton juge et non d un adversaire. ( il sort ).