HASSAN, GEOFFROY
HASSAN
Chrétien , ayant que le sort de mon fils ne soit totalement désespéré ; avant que ton meurtre ne soit entièrement avéré, fuis; tu vas peut-fure me priver de mon Abdala , tu oies un espoir à ma vieillesse , un appui à ma nation , mais tu as reposé ta télé au sein •!<• mes foyers, ta vie m'est sacrée ; fuis derrière ces tentes , tu trouveras un coursier qui te mènera à Ptolémaïs , où sont encore tes frères d'armes.
GFOFFROY.
Non , Hassan , je ne fuirai pas ! ta vertn m'étonne et me terrasse ; mais il m'est impossible de profiter d'une générosité qui te méritera,' peut-être, le blâme de tous les tiens.
H VSSA-N.
Pars, je suis le chef des Arabes hospitaliers.
GEOFFROY
Tu regretteras , peut-être un jour , de n'avoir pas vengé ton fils.
HASSAN
Je regretterais bien plus d avoir immolé mon hôte.
GEOFFROY
Non , je ne puis te quitter avec cette idée que le plus généreux des hommes me croit un lâche meurtrier.
HASSAN
Tu te trompes , je ne le crois pas ; mon fils est tombé noblement sous tes coups... peut-être même, j'aime eneore a le penser , il s'accumule sur ta tête des preuves d'un meurtre dont tu es innocent , mais les circonstances , le hasard , tout t'accuse: pars.
GEOFFROY, lui prenant la main* la baisant. Généreux vieillard, ah! si lu m'avais maudit, j'aurais cru entendre la malédiction de mou père ; va , je donnerais maintenant tout mon sang pour sauver les jours de ton fils.
HASSAN
Mon fils?
SCÈISE XVI.
Les Mêmes, MIRZA.
MIRZA , s' approchant d'Hassan.
Il est dans une crise qui va décider de sa vie ou de sa mort. Je ne sais , mais dans son transport , on l'entend mêler le mot de chrétien , au mot d'assassin.
HASSAN, avec un mouvement d'horreur.
Pars , étranger, pars , je suis encore ton hôte , mais dans un instant je ne serai plus que ton juge. Allons voir mon fils.
( Ils rentrent dans les tentes d' Abdala , Geoffroy monte à cheval , s'éloigne triste et rêveur ).